presse force one

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informations, investigations, analyses

vendredi 23 septembre 2011

Recolonisation de l’Afrique : Mbeki appelle à des protestations de masse sur tout le continent


L'ancien président sud-africain, Thabo Mbeki au forum mondial de l'économie.
Dans une interview au Sunday Times, Thabo Mbeki s’indigne du comportement des Occidentaux en Libye et en Côte d’Ivoire. Et estime que le centenaire de l’ANC doit être une occasion pour relancer le combat de libération du continent.

Ex-chef de l’Etat et figure centrale de l’ANC, Thabo Mbeki est en colère.

Et il est décidé à lancer sa nouvelle croisade : celui du nécessaire combat contre un Occident de plus en plus agressif contre l’Afrique. Alors qu’il était très en retrait de l’activité de son parti politique, il revient au devant de la scène à l’occasion des célébrations du centenaire du parti. «Nous ferons de notre mieux pour que l’anniversaire soit célébré comme il se doit. Un centenaire, ça arrive une seule fois par siècle et je suis sûr que c’est une occasion de réflexion pour le peuple», a-t-il dit lors d’une interview avec le Sunday Time.

«Je sais que les camarades de l’ANC préparent activement la célébration du centenaire l’année prochaine. Cela doit être un jour important pour réfléchir sur le passé mais, plus particulièrement, pour regarder le présent et le futur. Où en est le processus qui a abouti sur l’indépendance du continent africain et sur la fin de l’apartheid? Où en sommes-nous aujourd’hui et où en serons-nous demain?»

Evoquant les bombardements aériens de l’OTAN en Libye, mais aussi l’implication française dans le conflit ivoirien, Mbeki a appelé à des protestations de masse sur tout le continent, rapporte le Sunday Times. Il a aussi appelé les gouvernements à condamner ce type d’actes. Choqué, Thabo Mbeki n’a pas manqué de s’indigner.

« En tant qu’Africains, nous avons besoin de faire notre introspection et de nous dire ce que nous devons faire pour défendre nos intérêts. La question que nous devons nous poser est : pourquoi sommes-nous si silencieux ? Ce qui est arrivé en Libye peut très bien être un signe précurseur de ce qui peut arriver dans un autre pays. Je pense que nous devons tous examiner ce problème, parce que c’est un grand désastre», a-t-il dénoncé.

«Un grand désastre»


Thabo Mbeki compte donc faire du centenaire de l’ANC un moment-clé pour nos luttes communes. Ses propos interviennent à un moment de violence extrême sur l’Afrique et de prise de conscience de certains milieux, jusque-là plutôt conservateurs et complaisants avec les Occidentaux.

Ainsi, l’on a entendu Jean Ping, le secrétaire général de l’Union africaine charger Louis Moreno Ocampo, Procureur près la Cour pénale internationale, le qualifiant de «plaisantin» après ses manœuvres politico-judiciaires contre Muammar Kadhafi. Il l’a invité à dire le droit au lieu de faire de la politique et s’est demandé pourquoi il n’y avait que des Africains qui étaient poursuivis devant la «Cour pénale internationale».

jeudi 22 septembre 2011

Etats-Unis : Troy Davis a été exécuté


Troy Davis, 42 ans, a été exécuté. Après le rejet par la Cour Suprême de l'ultime recours déposé par ses avocats, il a reçu l'injection mortelle à 22h53 (4h53 en France) dans la prison de Jackson, en Géorgie. Sa mort a été déclarée à 23h08. Il aura clamé son innocence jusqu'au dernier moment.

S'adressant à la famille de Mark Macphail, le policier qu'il est accusé d'avoir tué, il a déclaré :«Je suis innocent». «A ceux qui s'apprêtent à m'ôter la vie, que Dieu vous bénisse», a-t-il ajouté, selon une journaliste qui a assisté à l'exécution.

Ses avocats avaient déposé in extremis, juste avant l’heure programmée de la mise à mort, un recours devant la Cour suprême des Etats-Unis. L’exécution avait été retardée... de quelques heures, le temps pour le Cour Suprême des Etats-Unis de rejeté l'ultime recours. Peu avant, un porte-parole de la Maison-Blanche indiquait que Barack Obama refusait d’intervenir contre l’exécution, faisant valoir que la procédure relevait de l’Etat de Géorgie.Mardi, le comité des grâces de Georgie avait rejeté son recours en grâce malgré une intense mobilisation internationale.

Condmané en 1991 pour le meutre d'un policier perpétré en 1989, Troy Davis avait passé vingt ans dans le couloir de la mort. Il était présenté par ses partisans comme le prototype du Noir condamné à tort et avait reçu le soutien de nombreuses personnalités comme l'ancien président Jimmy Carter, le pape Benoît XVI ou l'actrice Susan Sarandon. Des centaines de manifestations de soutien ont eu lieu dans le monde.

Mercredi, plus de deux cents personnes étaient réunies devant le pénitencier de Jackson, pour crier leur colère. «C'est un scandale, personne ne doit exécuter quelqu'un sans preuve matérielle et uniquement sur la base de témoignages visuels», s'indignait le révérend Al Sharpton, connu pour son combat pour les droits civiques. En France, l'ancien ministre de la Justice Robert Badinter, père de l'abolition de la peine de mort il y a 30 ans, évoquait «une tache sur la justice des Etats-Unis».

Les appels répétés ces derniers jours de l'Union européenne à la clémence, eux non plus, n'ont pas été entendus. Lundi encore, Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, exprimait «sa vive inquiétude dans l'affaire de Troy Davis». «De sérieux doutes ont toujours entouré les preuves sur lesquelles a été établie la condamnation de M. Davis, comme l'ont reconnu les juges en appel», écrivait-elle.

«Le combat pour la justice ne s'arrête pas avec moi»

Mardi soir, le condamné avait adressé un message à ses défenseurs : «Le combat pour la justice ne s'arrête pas avec moi», avait-il écrit dans un texte diffusé par Amnesty International USA. «Je n'arrêterai de me battre qu'à mon dernier souffle.» Le comité des grâces venait de rejeter le dernier recours déposé par les avocats du condamné.
Et selon les experts, d'éventuels recours auprès de juridictions locales ou de la Cour suprême n'avaient plus que d'infimes chances d'aboutir. Restait l'ultime action menée par l'organisation de défense des droits de l'homme, l'American civil liberties union (ACLU), qui avait appelé «à une grève générale des personnels pénitentiaires en Géorgie».

Sept des neuf témoins se sont rétractés

Les doutes sur sa culpabilité ont toujours existé. A l'époque des faits, neuf témoins l'avaient désigné comme étant l'auteur du coup de feu qui a tué un policier blanc. Seulement, l'arme du crime n'a jamais été retrouvée et aucune empreinte digitale ou ADN n'a été relevée. Depuis, sept des neufs témoins sont revenus sur leurs déclarations, expliquant comment la police les avait persuadés de désigner le jeune Noir.

En 2009, la Cour suprême avait même offert à Troy Davis la possibilité de bénéficier d'une nouvelle audience. Mais la famille de Mark MacPhail, le policier tué, ne voulait rien entendre. Pour elle, il est l'auteur du meurtre.

Depuis 1976, date à laquelle la peine de mort a été rétablie dans l'Etat de Géorgie, 51 exécutions ont été programmées. Et sept demandes de grâce ont été accordées.





Il était 5 h 8, ce jeudi matin, quand Troy Davis a rendu son dernier souffle. Cet Afro-Américain de 42 ans, devenu un symbole de la lutte contre la peine capitale, a été exécuté après avoir clamé son innocence jusqu'au bout, mais sans pouvoir remporter son ultime marathon judiciaire. En 2008, à la veille de son exécution - finalement repoussée -, Troy Davis avait fait parvenir une lettre à ses avocats. En voici de larges extraits (traduction Le Point.fr).

"Je veux vous remercier tous pour vos efforts et votre dévouement en faveur des droits de l'homme et de la bonté humaine ; lors de ces dernières années, j'ai éprouvé tant d'émotions, de joie, de tristesse... sans jamais perdre la foi. C'est grâce à vous tous que je suis en vie aujourd'hui (...) Ma soeur Martina me dit (...) qu'elle n'arrêtera jamais de se battre pour me sauver la vie et prouver au monde que je suis innocent de ce crime terrible.

Je suis ému, quand je découvre des mails du monde entier, venant d'endroits que je n'imaginais même pas connaître un jour, de personnes parlant des langues et exprimant des cultures et des religions que je ne pouvais seulement espérer découvrir un jour (...) Ce n'est pas une affaire qui concerne la peine de mort, ce n'est pas une affaire qui concerne Troy Davis, c'est une affaire qui touche à la justice et à l'esprit humain (...)

"Il y a tant d'autres Troy Davis"

Je ne peux pas répondre à toutes vos lettres, mais je les lis toutes. Je ne peux pas vous voir tous, mais j'imagine vos visages. Je ne peux pas vous entendre parler, mais vos lettres m'emmènent aux quatre coins du monde. Je ne peux pas vous toucher physiquement, mais je sens votre chaleur tous les jours que j'existe.

Donc merci, et souvenez-vous que je suis dans un endroit où l'exécution peut seulement détruire votre état physique, mais grâce à ma foi en Dieu, à ma famille et à vous tous, je suis spirituellement libre depuis longtemps, et peu importe ce qui arrivera dans les jours et les semaines à venir, ce mouvement pour abolir la peine de mort, pour rechercher la vraie justice, pour faire éclater un système qui ne réussit pas à protéger ses innocents, doit être accéléré.

Il y a tant d'autres Troy Davis. Ce combat pour abolir la peine de mort ne sera pas gagné ou perdu à travers moi, mais à travers notre force à avancer et à sauver chaque personne innocente emprisonnée à travers le monde. Nous devons démanteler ce système injuste, ville par ville, État par État, et pays par pays. J'ai hâte d'être avec vous, peu importe que ce soit physiquement ou spirituellement, et ce jour-là, j'annoncerai : 'Je suis Troy Davis, et je suis libre !' 'Ne cessez jamais le combat pour la justice, et nous gagnerons !'"

LE SCANDALE FRANÇAIS DU C2D




SCANDALE FRANÇAIS DU C2D


Selon le rapport de la jeunesse camerounaise sur sa perception de l’impact du premier c2d, avec entre autre la facturation d’un logiciels SIG gratuit (fGIS et OpenJUMP) à trente millions FCFA. (Confère PROGRAMME C2D ROUTIER, RAPPORT TRIMESTRIEL DE SUIVI DE LA MISE EN ŒUVRE DU 31 DECEMBRE 2010)

DES ENTREPRISES FRANCAISES ONT DETOURNEES LES FONDS C2D.
PROGRAMME C2D ROUTIER RAPPORT TRIMESTRIEL DE SUIVI CAMEROUN 31 DECEMBRE 2010

DES ROUTES NON-BITUMEES ET DES MARCHES CONSOMES
…Marchés pourtant déjà consommés. Il s’agit du lot N°6 dans le quartier Nkoldongo. Les travaux consistent au bitumage en revêtement bitumeux de la rue 4117 (marché Mvog-Ada, ep Mbida). L’ensemble de ce lot était confié à l’entreprise Razel Cameroun pour un montant de 1.465.623.761 FCFA. C’est aussi le cas du lot N° 10 au quartier Mvog-Ada. Ce lot était constitué des rues 1083 et 1397 (Shell Mvog Ada-rail-rue Rodolphe Abessolo) et la rue 1250 (cornier-fanta citron).Ici, il est attendu le bitumage des chaussées en béton bitumeux d’une longueur totale de 1,2 KM. Ces travaux étaient confiés à l’entreprise Buns pour un montant de 1.295.408.219 FCFA. Le cahier des charges des sept entreprises adjudicataires des marchés de ce premier volet C2D prévoyaient aussi des travaux d’aménagement des bornes fontaines publiques, de l’électrification des routes bitumées, de l’aménagement des terrains de jeu et des jardins publics. Mais aujourd’hui, le constat fait sur le terrain ne présente aucune borne fontaine construite là où elles étaient prévues. De Nkoldongo à Mballa 4 en passant par Messa-carrière, la situation est la même, constate le journal Repères qui ajoute que la construction de ces points d’eau est pourtant un début de solution à la rareté de l’eau potable à Yaoundé. De nombreux quartiers restent sans éclairages public, c’est le cas de Mimboman, Messa-carrière, Briqueterie…

mercredi 21 septembre 2011

Troy Davis: ultime recours avant son exécution



L'Américain de 42 ans doit être exécuté ce mercredi soir en Géorgie, aux Etats-Unis, après avoir épuisé tous les recours. LEXPRESS.fr fait le point sur son histoire, devenue un symbole de la lutte contre la peine de mort.

Le comité des grâces de Géorgie a tranché, ce mardi, à la veille de sa mise à mort: Troy Davis sera bien exécuté ce mercredi à 19h (heure locale) par injection létale, sa grâce lui a été refusée. Sa condamnation ne sera pas commuée en peine en prison à vie.

Dernier rebondissement, ce mercredi, à quelques heures de cette exécution polémique... La défense de l'Américain a présenté un ultime recours pour obtenir un "sursis", devant la Cour supérieure du comté de Butts, au sud d'Atlanta. Selon ce document, Troy Davis "récuse la constitutionnalité de sa condamnation en se fondant sur de nouvelles preuves". Selon ces nouveaux éléments, le médecin légiste qui a autopsié le corps du policier décédé a apporté "un faux témoignage" à propos du rapport balistique.



Ce que la justice lui reproche

Troy Davis, 42 ans, a été condamné en 1991 à la peine de mort pour le meurtre d'un policier blanc de 27 ans, commis en août 1989. Mark MacPhail, alors en civil, avait tenté de s'interposer dans une rixe sur le parking d'un fast-food, à Savannah, en Géorgie. Il a reçu une balle au coeur et à la tête, la mort fut instantanée. Quelques jours plus tard, Troy Davis, un Noir au chômage de 20 ans a été arrêté après avoir été désigné par un témoin. Il se trouvait sur les lieux du crime mais a toujours affirmé qu'il n'était pas l'auteur des coups de feu.




Les doutes sur sa culpabilité

Outre le fait qu'il clame son innocence, de sérieux doutes pèsent sur sa culpabilité: l'arme du crime reste introuvable, aucune empreinte digitale ou ADN ne figure au dossier et sept des neuf témoins qui l'avaient désigné à l'époque se sont rétractés dès 2001. Certains ont même raconté comment la police les avait persuadés à l'époque de désigner le jeune Noir. Et l'un d'entre eux, illettré, a même raconté avoir signé sa déposition sans avoir pu la lire, selon Amnesty International. Des membres du jury de 1991 ont même fait part de leurs "doutes sur l'équité de la condamnation à mort" de Troy Davis.

Vingt ans de rebondissements

Troy Davis doit être exécuté ce mercredi 21 septembre 2011. Mais c'est déjà la quatrième date retenue par la justice américaine qui avait écarté les trois précédentes: le 17 juillet 2007, le 23 septembre 2008 et le 27 octobre 2008. La troisième date a été "annulée" trois jours avant, mais pour la deuxième, la Cour suprême des Etats-Unis n'avait suspendu l'injection létale que deux heures avant l'heure prévue.
En 2009, plusieurs éléments laissaient entrevoir un espoir. Sollicité par le condamné, la Cour suprême américaine avait demandé au tribunal de Savannah d'organiser une nouvelle audience pour prendre en compte les "preuves qui pourraient n'avoir pas été disponibles au moment du procès". Un an plus tard, le juge de Savannah estime finalement que les doutes ne suffisent pas: Troy Davis n'a pas réussi à prouver son innocence.
Après 20 ans passés dans le couloir de la mort, cette fois, Troy Davis ne devrait bénéficier d'aucun report, il a épuisé tous ses recours. Le directeur du Centre d'informations sur la peine de mort (DPIC), Richard Dieter, juge très peu probable que l'exécution puisse être empêchée, à moins d'un nouvel élément de procédure de dernière minute.

Un cas très médiatisé

Présenté par ses partisans comme le prototype du Noir condamné à tort, Troy Davis jouit de l'appui de personnalités comme l'ancien président Jimmy Carter, le pape Benoît XVI, le prix Nobel de la paix Desmond Tutu, la chanteuse Joan Baez ou l'actrice Susan Sarandon. Le rejet de sa demande de grâce a déclenché une avalanche de critiques, à la mesure du soutien international dont il bénéficie.
La mobilisation pour le soutenir, localement en Géorgie et sur le plan international, a récemment été dopée par les réseaux sociaux, raconte le New York Times. Le mouvement continue d'ailleurs: sur Twitter, de nombreux messages sont ponctués du hashtag #toomuchdoubt (le doute est trop important). A la fin d'une tribune de sa soeur publiée par le Huffington Post, plusieurs autres "lieux" de protestation sont recencés.

La peine de mort aux Etats-Unis

Sa "notoriété lui a peut-être nui en faisant de lui un cas d'école", s'interroge notre correspondant aux Etats-Unis, Philippe Coste. "En refusant de commuer sa peine, le comité des grâces envoie un message politique: la Géorgie prend ses décisions de façon indépendante, ne doit rien au gouvernement de Washington. On retrouve la même tendance 'sudiste' en Louisiane et au Mississippi, deux autres Etats répressifs."
Mais c'est surtout le Texas dont le gouverneur Rick Perry, candidat républicain à la présidence en 2012, qui "fait exploser toutes les statistiques nationales". Il détient un triste record: 234 exécutions pendant ses 10 années de mandat texan. "C'est plus que n'importe quel gouverneur de l'histoire moderne du pays", souligne le magazine Mother Jones.

De tristes cas qui, cependant, ne sauraient masquer la tendance de fond et le recul de la peine de mort aux Etats-Unis, estime Philippe Coste. "On n'est plus dans la folie répressive des années 1990. Le public doute. De plus en plus d'Américains se détournent de la peine de mort pour lui préférer une peine de prison à perpétuité, parfois sans possibilité de réduction de peine." Certains Etats comme l'Illinois optent même pour l'abolition de la peine de mort. "Mais il faudrait bien plus que des cas comme celui de Troy Davis pour que les Etats-Unis renoncent complètement à la peine de mort", souligne un contributeur du site Salon.com.
Sans arme du crime, sans trace d'ADN, sans témoins fiables, 22 ans en prison, je pense que Troy Davis devrait avoir droit à une révision de son procès. Mais il y a des élections et bien souvent la politique l'emporte sur la justice, la preuve.


La bonne question c'est : mais comment arrêter ce massacre d'un être humain 20 ans plus tard sur 3 témoignages résiduels quand les autres ont expliqué leur dédit ??? C'est effarant ! que fait OBAMA face à ce genre de merde comme face au "patriot act" !!! C'est clair qu'il ne sera pas réélu si il montre qu'il ne se bat plus et baisse les bras pour des raisons électorales. Tant que des états voyous et racistes aux Etas-Unis appliqueront la peine de mort, qu'il y aura Guantanamo et la torture, il faudra que les Etats-unis ferment leur gueule en matière de leçon de morale dans le monde.
Ah ! le rêve américain !

lundi 19 septembre 2011

Quand des francs-maçons soutiennent l'Elysée

RFI UNE HORREUR JOURNALISTIQUE

PROJET JEUNE DE SUIVI INDEPENDANT DES PROJETS C2D DEUXIEME GENERATION

PROJET JEUNE DE SUIVI INDEPENDANT DES PROJETS C2D DEUXIEME GENERATION


COMMUNIQUE
roman,new york,times,serif; font-size: 36pt;">
N° 0038/PPJC/CAB
Le Rassemblement de la jeunesse Camerounaise donne un point de presse ce jeudi Prochain à 11H à Yaoundé au Cameroun.
Il y sera question du projet Vigil 2 (Projet jeunesse de suivi des investissements C2D deuxième génération)
-Qui sont ceux qui gagnent les marchés ?
-Comment les exécutent-ils ?
-Comment les marchés sont passés ?
-Quel est la part d’emplois jeune ?
-Mise en place d’un journal et d’un site internet…etc, tels sont les points majeurs du projet.
Seule la presse et les personnalités dûment invitées seront
Admises dans la salle.
Le Président et Porte-parole
Sismondi Barlev BIDJOCKA
TEL 77 85 89 19

mardi 6 septembre 2011

BLACK PANTHER GROUPE DE DEFENSE Protéger le territoire des violations extérieures


BLACK PANTHER GROUPE DE DEFENSE
Protéger le territoire des violations extérieures

Programme panafricain de Jeunesse Pour
PROTÉGER LA SOUVERAINETÉ DE NOS ÉTATS
Le Rassemblement de la Jeunesse Camerounaise annonce son adhésion au programme « Blacks Panther Groupe de défense Panafricain » dont l’objectif est de protéger Par tous les moyens les états africains des ingérences occidentales en générales et françaises en particulier

Thabo Mbeki est formel : “L’Afrique doit se dresser contre l’Occident”
Dans une interview au Sunday Times, Thabo Mbeki s’indigne du comportement des Occidentaux en Libye et en Côte d’Ivoire. Et estime que le centenaire de l’ANC doit être une occasion pour relancer le combat de libération du continent. Thabo Mbeki, ancien président de l’Afrique du sud, Thabo Mbeki appelle les Africains à une union véritable pour défendre leurs intérêts face à l’Occident.

dimanche 4 septembre 2011

RDPC: RENE SADI VIENT DE DEPOSER LA CANDIDATURE DE PAUL BIYA





Réné Sadi secrétaire général du comité centrale du RDPC vient d'arriver à ELECAM en compagnie du directeur de cabinet civile Belinga Eboutou pour déposer la candidature de Paul Biya.

Chose dangereuse , ils sont reçus par le Directeur général adjoint alors que les autres n'ont pas eu droit à ce traitement , un geste qui est de nature à dé-crédibiliser d'entrée l'action d'ELECAM, l'opposition est furieuse.

samedi 3 septembre 2011

CONFERENCE SUR LE PARTAGE DE LA LIBYE


CONFÉRENCE SUR LE PARTAGE DE LA LIBYE

Le mouvement putschiste Libyen soutenu et armé officiellement par la France comme en côte d’ivoire a promis 35% du pétrole libyen à la France.

Cette semaine, le président français a organisé une « conférence des amis de la Libye » pour partager les retombés de la destruction de ce pays, comme à Berlin lors du partage de l’Afrique, continent dont le sang continue à nourrir l(occident avide de ressource.

C’est le début de la fin, commentent les spécialistes : ceux qui n’ont jamais eu faim grâce au néocolonialisme expérimentent la souffrance, et les émeutes en Europe en témoignent…

La France par le biais de Michel Aliot Marie,on se souvient, au début du printemps arabe lancé en Tunisie, avait chargé des avions et des cargos de matraques et autre matériel de répression pour aider le régime Ben Ali.

L’ordinateur portable de Patrick Carrière, l’attaché de sécurité à l’ambassade de France à Yaoundé a été retrouvé chez son chauffeur hier

L’ordinateur portable de Patrick Carrière, l’attaché de sécurité à l’ambassade de France à Yaoundé a été retrouvé chez son chauffeur hier. Ce dernier avait cambriolé le domicile de son patron jeudi dernier, emportant l’objet contenant des informations confidentielles.

L’incident a permis de mettre à jour la collision dangereuse entre les services de renseignements français et le régime de Yaoundé, ce d’autant que le français en tant que conseiller du DGSN (délégué général à la sureté nationale) est en possession des informations stratégiques de notre dispositif sécuritaire.

Des fuites importantes à la suite de cet incident révèlent la mise sous contrôle de notre système de sécurité et de défense sous le contrôle des étrangers qui peuvent quand ils veulent, tout faire basculer dans un sens comme dans l’autre.

« …attaché de sécurité à l’ambassade de France et conseiller technique à la Délégation générale à la sûreté nationale (Dgsn)
Un attaché de sécurité la l'ambassade de France, conseiller technique du patron de notre sécurité nationale, et qui conduit un véhicule immatriculé SN.
On comprend aussi d'où vient en partie la conception du dispositif de répression et la répression dont sont victimes les Camerounais tous les jours.
..Et dire qu'ils nous racontent que la France est à côté de tous les peuples pour la démocratie… » déclare un auditeur.




jeudi 1 septembre 2011

FLASH


L’ATTACHE A LA SÉCURITÉ DE L’AMBASSADE DE FRANCE A YAOUNDÉ SE FAIT VOLER UN ORDINATEUR PORTABLE AVEC DES DONNÉES CONFIDENTIELLES.

mercredi 31 août 2011

LES ARMES DE PAUL BIYA


LES ARMES DE PAUL BIYA

En cette veille d’élection, le chef de l’état a fait des achats d’armes : Six Véhicules anti-émeutes, des armes lourdes notamment trois Canons 6.50, Dingo, Leopard, BO-105 ou Type-204, des 2.000 Kalachnikov, 1.300 pistolets PA …etc

Normal me direz-vous, qu’un état fasse ces achats pour sa sécurité, soit.

Le doigt accusateur est porté ici une fois de plus sur les responsables de la défense qui ont procédé aux achats en Allemagne. Du matériel de seconde main surfacturé, alors que les français en avait proposé des neufs à moitié prix ; Leur crime, avoir refusé de surfacturé la note au bénéfice des envoyés de Yaoundé.

Près 120 Milliards ont ainsi été dépensé au lieu des 60 du prix d'achat normal.

propulsé ces dix dernières années l'Allemagne est au troisième rang des pays exportateurs d'armes (11% du commerce mondial), derrière les Etats-Unis (30%) et la Russie (23%)

Cameroun: decret convocation corps electoral


mardi 30 août 2011

L'ELECTION PRESIDENTIELLE AU CAMEROUN AURA LIEU LE 09 OCTOBRE 2011


Le chef de l’Etat, Paul Biya, a signé ce jour le décret portant convocation du corps électoral. Au terme de ce décret, les citoyens Camerounais iront aux urnes le 9 octobre 2011 pour choisir leur président de la République, pour les 7 prochaines années. Ce décret est en phase avec la loi électorale, notamment celle du 6 mai 2011 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi du 17 septembre 1992 fixant les conditions d’élection et de suppléance à la présidence de la République. L’alinéa 2 de l’article 51 (nouveau) dispose en effet que « l’intervalle entre la publication du décret convoquant le corps électoral et la date fixée pour le scrutin est de 40 jours ».

L’alinéa 3 de l’article 1er (nouveau) dispose, quant à lui, que « l’élection a lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour, 20 jours au moins et 50 jours au plus avant l’expiration des pouvoirs du président de la République ». Ainsi, Paul Biya, dont le mandat s’achève le 3 novembre 2011 avait jusqu’au 4 septembre 2011 pour convoquer le corps électoral. Il l’a fait 5 jours avant la date-limite. A présent, les différents candidats à la magistrature suprême ont 5 jours pour déposer leurs déclarations de candidatures auprès d’Elections Cameroon.

samedi 27 août 2011

RFI UNE RADIO DANGEUREUSE


RFI UNE RADIO DANGEUREUSE
La Pravda du Quai d’Orsay
Le livre RFI une radio dangereuse, est une enquête sur l’orchestration de la manipulation, de l’opinion par ce média depuis plus d’un demi-siècle.

Depuis 2002, nous avons suivi, enregistré et analysé les contenus des journaux de RFI, en particulier dans les zones de crise. Nous avons choisit comme échantillon, le traitement de l’information sur la crise ivoirienne depuis le déclenchement de la rébellion à la présidentielle de 2010.

Pendant la campagne pour le premier tour de la présidentielle en côte d’ivoire par exemple, Ouattara, Bédié ont pris la parole sur RFI et France 24 cinquante sept fois, leur noms ont été mentionnés 476 fois, contre 15 interventions pro Gbagbo et 82 fois cité (selon notre décompte). Des phrases telles « le président reconnu par la communauté internationale » reviennent en boucle dans tous les titres pour parler d’Alassane Ouattara…

Dans l’ouvrage, nous transcrivons les titres nous citons les heures de diffusions et les dates. Il s’agit d’une analyse scientifique basée sur des faits. Cette analyse nous amène à la conclusion que RFI est plus un organe de propagande que d’information dans le sens journalistique du terme.
Pour démontrer cela, nous avons adopté une démarche d’analyse du discours et nous nous sommes constitués un corpus d’une cinquantaine d’articles, interviews et textes de journaux diffusés sur RFI ou publiés sur le site Internet, de RFI.

mardi 23 août 2011

SNH: DETOURNEMENT DE FONDS



Détournements de 10 milliards en usant de sociétés écrans

Il faut s’attendre à un désastre financier qui pourra s’élever à plus de 10 milliards Fcfa d’argent de la SNH, l’argent du Peuple camerounais, tout simplement porté disparu. L’Adg de la SNH, Adolphe Moudiki, et le Pca et Dg de IBC SA, Léopold Ekwa Ngalle, ont mis en place un système de sociétés écrans qui leur permet de décaisser l’argent des caisses de la SNH pour le faire disparaître au profit de bénéficiaires encore inconnus. Au 31/10/2009, alors que la SNH avait déjà pompé 4,8 milliards dans l’affaire, les besoins de fonds de roulement pour continuer l’exploitation s’élevaient à 5,7 milliards. Après avoir inauguré l’usine IBC en Octobre 2010 à Douala, il faut s’attendre à des trous de trésorerie catastrophiques au 31/12/2010. Il a suffit à Moudiki d’un papier, le « Protocole d’Actionnaires », pour entrer dans l’actionnariat et ordonner les détournements de fonds les plus artistiques.



BALTIMORE 01/05/2010 – Pour comprendre les détournements des fonds publics (ces fonds, il faut le rappeler, qui proviennent de l’exploitation du pétrole du Peuple souverain du Cameroun) opérés par l’Administrateur directeur général (Adg) de la Société Nationale des Hydrocarbures (SNH) Adolphe Moudiki, le lecteur a besoin de suivre attentivement cet exposé des faits.



Car, les méthodes utilisées pour sortir frauduleusement l’argent des caisses de la SNH, en violant systématiquement les règles établies en la matière, ainsi que la disparition des fonds à travers plusieurs sociétés créées pour la circonstance, demandent au lecteur de lire les lois et règles que nous citerons afin de comprendre les faits sur ces détournements.



Il ne faut en effet pas oublier que le cerveau de tous ces détournements est justement celui dont les témoignages ont permis d’écrouer Atangana Mebara, Yves Fotso, Mendouga et les autres en prison dans l’affaire Albatros, où ses propres actions nous paraissent déjà suspectes. Il s’agit de l’individu qui connaît les secrets des détournements ordonnés depuis des décennies par Paul Biya pour le compte personnel de ce dictateur qui veut se présenter aujourd’hui comme le monsieur propre, afin de voler un autre mandat présidentiel et poursuivre le pillage des ressources du peuple camerounais. Moudiki agit en fait dans ce cas comme un maître dans l’art du vol.



En dehors des transferts normaux au Trésor Public pour couvrir les dépenses budgétaires de l’Etat, pour sortir les fonds des caisses de la SNH, les deux grandes voies utilisées sont : la prise de participation dans une entreprise ou le prêt. La prise de participation veut dire que la SNH investit l’argent et devient l’un des propriétaires de l’entreprise. Pour ce cas, Adolphe Moudiki a utilisé les deux voies.



L’ampleur des détournements



Après prise de participation en septembre 2007 et des prêts subséquents décaissés pour environ 8 milliards Fcfa au profit d’une entreprise inconnue nommée International Business Corporation SA (IBC), l’entreprise bénéficiaire de ces fonds publics a déclaré des pertes de 193 millions Fcfa et des besoins de trésorerie de 5,66 milliards au 31/10/2009. Ceci alors que, conformément au plan établi en fin 2007, le bénéfice net (et non pas la perte) devait plutôt être de 505 millions Fcfa.



Pire encore, même cette perte déclarée de 193 millions a été minorées afin de paraître passable. Car une analyse approfondie des états financiers de IBC au 31/12/2009 laisse apparaître pour le moins des fraudes en écritures comptables ayant « oublié », entre autres, les sommes suivantes dans le but de gonfler le résultat final donnant la petite perte :



- Intérêts des prêts de la SNH, qui n’apparaissent pas parmi les dépenses. Ceux-ci n’ont jamais été payés par IBC SA et totalisent 811 millions (cumul de 550 million en 2007 et 261 millions en 2008).



- Augmentation de plus de 400 millions des frais immobilisés traduisant un maquillage des détournements. Les frais immobilisés se rencontrent d’habitude dans des entreprises comme les sociétés de recherche où les valeurs immobilisés sont l’intelligence, les patentes et autres immobilisations non physiques. IBC est supposée être une entreprise de constructions métalliques. Les frais immobilisés n’y ont donc aucun sens dans une telle entreprise.



- Forte dégradation de plus de 500 millions des comptes de trésorerie, ceci la même année où IBC recevait un emprunt de la SNH pour 1,35 milliards. Ce qui est un signe d’une cessation des paiements ou faillite dissimulée.



- Augmentation des dettes envers les tiers pour plus de 700 millions, alors même que la dégradation de la trésorerie ci-dessus aurait dû s’expliquer par le remboursement de ces dettes.



Tout ceci laisse penser que le niveau réel des malversations à la IBC et ses autres entreprises est d’un niveau difficile à estimer par nos soins. Nous estimons que les pertes réelles au 31/12/2009 avoisineraient 750 millions, soit quelques 100 millions en dessous du chiffre limite de 850 millions de pertes nécessaires pour déclencher une dissolution judiciaire de l’entreprise. Il s’agit donc ici d’une catastrophe financière en perspective.



De plus, la douane réclame environ 500 millions à la IBC depuis 2008. D’incessants rapports en admission temporaire, aussi fantaisistes que floues, sont accordées par la douane, alors que la SNH avait déjà financé ces dépenses d’importation de machines. Ceci au même moment où le ministère des finances cherche avec la torche des financements pour couvrir le budget de l’Etat !



La face publique de l’iceberg qu’est IBC SA



A la différence des autres détourneurs, qui créent des sociétés bidon dont les activités sont essentiellement floues et douteuses, Adolphe Moudiki transfère les fonds de la SNH dans l’entreprise IBC, dont les activités d’exploitation des aciers et des métaux (afin de donner l’apparence d’une exploitation lourde et sérieuse) peuvent être physiquement constatées à Douala.



Le 29 Octobre 2010, une cérémonie d’inauguration de IBC, spécialisée dans la fabrication et la distribution des produits en acier située dans la zone industrielle de Bassa, a effectivement eu lieu. Elle était présidée par le ministre de l’industrie, des mines et du développement technologique, Badel Ndanga Ndinga, représentant du premier ministre, accompagné par Adolphe Moudiki, son Pdg Léopold Ekwa Ngalle ainsi que d’autres personnalités .



Léopold Ekwa Ngallé, jusque là connu uniquement comme membre de la Chambre de Commerce et des Industries du Cameroun et Chairman du International Chamber of Commerce Cameroon, déclarait alors que IBC est opérationnelle depuis juillet 2010 et que les travaux de construction avaient duré trois ans.



Il vantait IBC comme un leader dans la distribution des aciers, avec 45% des parts d’un marché composé de près de 200 entreprises telles que ALUCAM, AES-SONEL, TRADEX, PECTEN, Total et SOSUCAM.



« La nouvelle usine d’IBC apporte une plus value au secteur métallurgique et minier du Cameroun. Ce type de projet tombe à point nommé étant donné que le Cameroun a un projet d’exportation de la bauxite », s’était pour sa part réjoui Ndanga Ndinga.



Les journalistes invités collectèrent leur gombo habituel et le rideau était tiré. Mais les investigations de la société civile camerounaise battaient déjà leur plein et les nôtres commençaient des semaines plus tard.



Car, c’est seulement quand cette apparence d’activité sérieuse est placée dans l’esprit du public, que Adolphe Moudiki et son complice Léopold Ekwa Ngalle brouillent les cartes avec l’intervention d’autres entreprises liées à IBC, notamment LEN Holdings, ITECH SA et IBC Guinée Equatoriale, dont les activités sont essentiellement floues et bidons. Et c’est vers ces entreprises bidon que les fonds de la SNH étaient certainement dirigés et avaient disparu.



C’est justement parce IBC donne l’apparence d’une entreprise effective, mais avec une comptabilité douteuse, que l’auditeur de la SNH, initialement envoyé pour une mission d’audit prévu pour 3 semaines, a mis près de 2 mois. Nous avons demandé son rapport d’audit à cet auditeur, le Cabinet Audit Conseil (CAC), en la personne de son président, Jerôme Minlend, sans réponse.



Un conseil d’administration de IBC tenue le 20/12/2010 n’a pas épuisé ses articulations, du fait de l’absence de ce rapport d’audit du CAC. Il faut noter que c’est toujours CAC qui est envoyé comme auditeur par Adolphe Moudiki sur toute suspicion pesant sur IBC. Moudiki est en effet un bon client sans lequel Jerôme Minlend n’aurait pas les moyens d’étaler une fortune personnelle et de s’offrir le luxe de financer le football.



Les derniers audits ont été certainement ordonnés par Essimi Menye. Ce dernier faisant alors suite à une lettre de dénonciation des fraudes datant du 12 septembre 2010 adressée au ministre des finances (l’une des tutelles de la SNH) par l’association caritative Cameroun Ethique & Valeurs et signée par Monsieur Moïse Eyong Messe.



D’après certaines indiscrétions, les discussions doivent reprendre ce Janvier 2011, sûrement dans le cadre d’un conseil extraordinaire ; la pilule que Léopold Ekwa Ngalle croyait faire avaler n’étant visiblement pas passée.



Présentation du réseau des détournements



La société IBC SA fut créée en 1993. Le 18 septembre 2007, IBC devient une société parapublique au sens de la loi N° 99/016 du 22/12/1999, parce que la SNH y prend une participation pour 1,3 milliards Fcfa (nous déduisons ce chiffre) qui porte son capital de 400 millions à 1,704 milliards Fcfa. La SNH avait apporté le même jour une somme totale de 3 milliards, d’après notre source qui demande l’anonymat : une partie sous forme d’investissement comme nouveau actionnaire (1,3 milliards ?) et l’autre sous forme de prêts (1,7 milliards ?).



D’après le document intitulé « Protocole d’Actionnaires », la nouvelle répartition du capital à partir de cette date devient :

SNH 51%,

LEN HOLDING (une entreprise de Léopold Ekwa Ngalle) 25.30%,

Léopold Ekwa Ngalle 13.22%,

Personnel de la SNH 10%,

Njanjo Ngalle Hélène (la sœur de Léopold Ekwa Ngalle) 0.38%, et

Kondo Ebelle Samuel 0.1%.

Vérifions les calculs sur la base de ce que 1,704 milliards égal 100%. SNH et son personnel, 1,3 milliards soit 76.29%. Léopold Ekwa Ngalle, son affaire LEN et sa famille, 400 millions soit 23.47%.



Comment se fait-il que la répartition du capital soit plutôt,

61.00% pour la SNH et son personnel, contre

39.00% pour Léopold Ekwa Ngalle, son affaire LEN et sa famille ?

En clair, si la différence (39.00%-23.47%) est bien de 15,53%, il est clair qu’en entrant dans l’actionnariat de IBC, la SNH, à travers le « Protocole d’Actionnaires », a d’office acheté et fait don de 260 millions Fcfa d’actions à Léopold Ekwa Ngalle, à son affaire LEN et à sa famille.



Si la participation de la SNH et employés se situait comme il le faut à 76.29%, Adolphe Moudiki craignait que IBC ne soit regardée comme une société publique, dont les dirigeants doivent, entre autres, être nommés par le gouvernement. L’Adg de la SNH a donc trouvé que l’astuce pour s’en sortir et éviter l’œil de l’Etat est de faire don, non seulement de 170 millions aux employés de la SNH (une façon d’acheter leur silence ?), mais aussi de 260 millions à son « frère » Ekwa Ngalle, sa société écran et sa famille.



Les sociétés écran connues de IBC sont : ETECH SA où IBC détient 51% des parts sociales au moment de l’entrée de la SNH au capital de IBC (ils semblerait que IBC ne détient plus la majorité des parts aujourd’hui) ; LEN Holding sur l’actionnariat duquel nous manquons d’informations ; IBC Guinée Equatoriale qui est une filiale commune de IBC SA, ETECH SA, et LEN Holding (qui y détenait la majorité au moment de l’entrée de la SNH dans l’actionnariat de IBC).



Nous avons consulté le dernier rapport en date du 22/09/2009 de la Chambre des Comptes du Cameroun, qui applique la loi 99/016 en tenant la liste des entreprises publiques à jour. Aucune de ces trois sociétés, IBC SA, ETECH SA et LEN Holding, n’apparaît dans ce RAPPORT DE LA CHAMBRE DES COMPTES SUR L’APPLICATION DE LA LOI N°99/016 DU 22 DECEMBRE 1999 PORTANT STATUT GENERAL DES ETABLISSEMENTS PUBLICS ET DES ENTREPRISES DU SECTEUR PUBLIC ET PARAPUBLIC ET DES ACTES UNIFORMES OHADA.


Une autre curiosité de taille, c’est qu’après la prise d’une majorité de parts (61% officiellement) par la SNH et ses employés, on s’attendait que le Pca et le Dg ou Dga soient l’actionnaire majoritaire, soit la SNH, conformément à l’article 21 alinéa 1 de la loi 99/66. Le « Protocole d’Actionnaires » a plutôt reconduit Léopold Ekwa Ngalle dans les fonctions de Pca et Dg, en violation de cette loi.



Au moment où la SNH prend donc la participation de 51% dans IBC SA, Ekwa Ngalle confiait aux auditeurs, qui l’avaient noté, que ETECH SA était une filiale de IBC à 51%. Il est curieux de constater que, après cette prise de participation de la SNH en septembre 2007, Ekwa Ngalle brandit un acte notarié authentifiant un acte sous seing privé datant du 16/07/2007 dans lequel IBC faisait à LEN Holding cession de ses parts dans IBC SA. Cet acte notarié a, soit été caché le jour de la prise de participation de la SNH, soit a été établi après ce jour et antidaté.



Après tout ce flou établi par Ekwa Ngalle en changeant constamment la répartition des parts dans ces sociétés, nous notons que IBC SA, ETECH SA et LEN Holding (majoritaire) sont les propriétaires de IBC Guinée Equatoriale. Et c’est à travers cette dernière que l’argent versé par la SNH à IBC SA finit par disparaître. IBC Guinée Equatoriale semble avoir été retenue par Ekwa Ngalle comme son premier poste de blanchiment de l’argent de la SNH, au profit de bénéficiaires finaux inconnus, mais qu’on ne peut soupçonner être qu’Adolphe Moudiki et Léopold Ekwa Ngalle.



Violations systématiques de la loi sur les sociétés publiques

Le conseil d’administration de IBC SA a 7 membres :

- SNH (4) : Menim Me Nko’o Marcel, Mwatchock a Yakan, Ndum Broh Augustine et Nzali Fente

- LEN Holding (2): Behle Olivier et Njanjo Ngalle Hélène

- Ekwa Ngalle Léopold (1)



Ceci est en violation de l’article 36 alinéa 1 de la loi 99/016 qui indique qu’un représentant du personnel doit siéger au conseil d’administration d’une société parapublique en ces termes « Le conseil d’administration est composé de trois (3) membres au moins et de douze (12) au plus. Il comprend obligatoirement un représentant du personnel élu”



Tous les organes de IBC SA d’avant la prise de participation de la SNH ont été reconduits. Pour les organes de contrôle, Léopold Ekwa Ngalle a été reconduit comme Pca et Okalla Ahanda Jean Pierre (un ami de Ekwa Ngalle) a été reconduit comme commissaire aux comptes. Pour les organes d’exécution, Ekwa Ngalle Léopold a été reconduit comme Dg, Njanjo Ngalle Hélène (la sœur germaine de Ekwa Ngalle) comme Daf, Okalla Ahanda Jean Pierre comme commissaire aux comptes de IBC SA et de ETECH SA.



Le nommé Okalla Ahanda Jean Pierre participe autant à l’arrêté des comptes annuels que comme commissaire au compte de IBC SA et ETECH SA, en violation de l’article 13(1) de la loi 99/016 portant sur les fonctions du commissaire aux comptes et du comptable qu’il est interdit de cumuler. En effet, l’article stipule que



« Les fonctions de commissaire aux comptes sont incompatibles : …avec toute autre fonction ou emploi rémunéré, même ponctuel, au sein de l’entreprise concernée. »



De plus, l’article 8(1) de la loi 99/016 dit clairement que « Le suivi de la gestion et des performances des établissements publics administratifs et des entreprises du secteur public et parapublic est assuré par le Ministère chargé des finances. »



Or dans ce cas, le ministre des finances semble avoir pris connaissance du cas de IBC SA seulement en septembre 2010 par la lettre de Cameroun Ethique & Valeurs. De plus, IBC SA est totalement inconnue à la Chambre des Comptes de la Cour Suprême.



IBC SA devenu un tonneau sans fond pour les fonds de la SNH



La participation de la SNH dans IBC SA avait pour but officiel la construction d’une usine de fabrication et de transformation des aciers ainsi que l’achat des bobines d’acier pour la commercialisation.



Pour ce faire, la SNH a accordé à IBC SA un prêt de 3,5 milliards remboursable en 8 ans, avec un différé de 2 ans ; y compris 500 millions pour l’achat des matières premières.



Ensuite la SNH a encore accordé une rallonge de prêts de 1,35 milliards, toujours pour l’achat des matières premières. Mais en réalité cette rallonge servait plutôt à couvrir les graves fautes de gestion de l’équipe dirigeante de IBC.



Le bilan au 31/10/2009 montre en effet un montant total d’emprunts à long terme de 4,85 milliards. Mais aussi des dettes à court terme de 2,283 milliards, y compris celles auprès des fournisseurs pour 1,323 milliards. Ceci donne une montagne de dettes d’environ 7 milliards au total.



Mais malgré tous ces financements de la SNH, IBC SA devait au 31/10/2009 d’« Autres dettes » pour 880 millions, dont environ 500 millions à la douane camerounaise. Aux banques, IBC SA devait 580 millions.



La conséquence normale de ces lourdes dettes par rapport aux biens monnayables de l’entreprise est un fond de roulement (l’argent qu’il faut pour que l’entreprise continue de tourner) de 160 millions seulement. Or d’après ses propres livres comptables, pour que IBC SA puisse continuer de fonctionner, il lui fallait boucher un trou de trésorerie (besoins en fonds de roulement) au 31/10/2009 de 5,66 milliards Fcfa !!!



Si l’usine a pu être inaugurée en Octobre 2010, il faut donc croire qu’Adolphe Moudiki a pompé des fonds nouveaux de la SNH dans ce tonneau sans fond qu’est devenu IBC SA, afin pour combler cet énorme trou de 5,66 milliards.



Nous n’avons pas pu obtenir les bilans et les comptes de cette entreprise au 31/12/2010. Ils ne sont certainement pas encore établis. Mais nous devons nous attendre à un désastre financier qui pourra s’élever à plus de 10 milliards Fcfa d’argent de la SNH, l’argent du Peuple camerounais, tout simplement portés disparu.



Comme il est tellement difficile actuellement à Léopold Ekwa Ngalle de pouvoir dire où il a dirigé une grande partie des fonds qu’il a reçus de la SNH, il est de plus en plus pensable qu’en tant que Pca et Dg d’ETECH SA et de IBC Guinée Equatoriale, il spolie tranquillement IBC SA des fonds reçus et les transfère au profit de ces multiples sociétés écrans, en attendant la fin de son mandat à la tête de IBC SA, fixée en septembre 2012 par le fameux « Pacte d’Actionnaires », pour déclarer une série de faillites de ses entreprises.

Par Ndzana Seme

vendredi 19 août 2011

Camtel: un trou de 800 millions Fcfa par mois


Camtel: un trou de 800 millions Fcfa par mois


Tout semble normal dans les locaux de Cameroon Telecommunications (Camtel) situés à côté de l’agence régionale de Aes Sonel au lieu dit Poste centrale à Yaoundé. Rien d’extraordinaire dans l’attitude des employés, vendredi 21 novembre dernier. Pourtant, les principaux responsables de la Plate forme Ctphone dont les bureaux sont installés dans ces locaux au cœur de la capitale politique du Cameroun viennent d’écoper de sanctions infligées par le directeur général de Camtel, David Nkotto Emane, à la suite d’une série d’audits commandés sur les performances réelles de cette branche d’activités de l’entreprise.

C’est au niveau de cette Plate forme que s’effectuent les opérations de transfert de crédits. Dans le même registre des mesures conservatoires prises par la direction générale de Camtel, le chef d’agence Ctphone a été relevé de ses fonctions, indiquent nos sources.

Les différents rapports d’audit sont tout simplement accablants pour les responsables mis à l’index et font état de pertes de l’ordre de 800 millions de Fcfa par mois. D’après nos sources, qui ont eu accès à ces rapports, les recettes mensuelles de la Plate forme Ctphone tournent autour de 400 millions de Fcfa, loin des attentes les plus basses estimées à 1,2 milliard de Fcfa par mois. Nos sources expliquent ces mauvais résultats par plusieurs raisons, dont d’importants transferts de crédits qui ne se traduisent pas par des encaissements. Mais globalement, les auditeurs ont souligné un mauvais suivi de certaines lignes de téléphone attribuées à la clientèle. L’on fait ainsi état de plusieurs annulations de crédits d’appels non justifiées. Ici, les chiffres sont d’environ un million Fcfa de perte par mois pour Camtel.

Un cadre de Camtel contacté mercredi 18 novembre dernier par Le Jour confirme que le Dg a effectivement commandé des audits « afin que toutes les informations sur cette affaire lui parviennent », confie-t-il. Il ajoute que « des mesures appropriées ont été prises».

Dans les couloirs de l’immeuble siège de Camtel, l’on s’interroge toutefois sur la véritable chaîne de responsabilité qui a permis une telle contre performance. En effet, la responsabilité de cette perte sèche dans la gestion du Ctphone, l’un des produits phares de l’entreprise, incombe-t-elle seulement aux responsables directement chargés du Ctphone ? Nos sources indiquent que certains des responsables de la Plate forme suspendus de leur fonction et qui courent le risque d’un licenciement et des poursuites pénales ont menacé de faire un grand déballage le moment venu.

Le Ctphone est un outil de communication de 3ème génération, fondé sur la technologie Code division multiple access (Cdma). Il se présente sous la forme des anciens combinés de téléphones fixes ordinaires et des cellulaires. Ces derniers, sans puces, sont transportables. Seulement, ils permettent d’émettre ou de recevoir un appel téléphonique dans la limite de la périphérie couverte par le réseau Camtel. Les terminaux fonctionnent avec des lignes et des cartes prépayées, au choix de l’abonné. Il a été conçu pour faciliter la densification du réseau filaire de Camtel, et permet la connexion sans fil des abonnés. Les utilisateurs sont les particuliers, les petites entreprises et les nomades.

Pour mémoire, ce scandale a été révélé peu avant le conseil d’administration de Camtel qui a eu lieu il y a une semaine jour pour jour. Les membres du conseil avait alors adopté un nouvel organigramme sanctionné par la disparition de plusieurs postes de directeurs et sous-directeurs. Les nouveaux responsables nommés ont été installés en fin de semaine dernière.
Claude Tadjon