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mercredi 13 avril 2011
LA VERITE DES GUERRES EN AFRIQUE
nos politiques se battent quand ils le font pour des intérêts qui ne sont pas ceux des peuples africains
on vient de faire un martyr-héros. Et moi qui ne voyait en lui et en ADO que deux imposteurs...
GENOCIDE EN PERSPECTIVE EN COTE D’IVOIRE ?
mardi 12 avril 2011
LA FRANCE INSTALLE OUATTARA UN DANGEREUX PRECEDENT

Le rôle joué par l’armée française dans le processus de renversement de Laurent Gbagbo risque d’entraver la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire et d’alimenter le débat lors de la prochaine élection présidentielle en France.
Bien qu’à Paris, à l’état-major des armées, on veille à la fierté nationale ivoirienne, en assurant qu’à « aucun moment les forces françaises n’ont pénétré dans les jardins ou la résidence présidentielle », il est presque certain que ces dernières ont joué un rôle prépondérant dans l’arrestation de Laurent Gbagbo et de ses proches. Notamment les forces spéciales présentes au sein de Licorne. Autant que l’on sache, les soldats d’Alassane Ouattara ne sont pas en mesure de lancer des opérations sensibles qui réclament professionnalisme et doigté.
Des témoins avaient précédemment dit à Reuters avoir vu une colonne d'une trentaine de blindés français se diriger vers sa résidence.
«A aucun moment les forces françaises n’ont pénétré» dans le bâtiment, elles n’étaient là qu’ «en soutien de l’opération», a affirmé l’état-major français. C'est une opération «entre Ivoiriens», a insisté Gérard Longuet, le ministre de la Défense.
«Aucune ambigüité» sur la responsabilité française
Mais cette version ne convaint pas tout le monde. Pour Guy Labertit, ancien délégué du PS à l'Afrique et bon connaisseur du dossier, il n'y a «aucune ambigüité» sur le fait que «ce sont bien des chars français qui sont rentrés dans la résidence». «Le général qui a remis son arme en signe de reddition l'a remise à un Français de la force Licorne», a-t-il précisé sur BFM TV. Même son de cloche pour Roland Dumas, l'avocat de Laurent Gbagbo. Le PCF, lui, a de «doute» sur la version française. Le PS prend sobrement «acte» des déclarations des autorités françaises. Henri Guaino a mis en cause mardi matin la «propagande» des «réseaux» de Laurent Gbagbo en France, qui selon lui «sont très présents au Parti socialiste». Alain Juppé a dit, peu ou prou, la même chose sur France Info ce mardi matin.
Savoir qui a mis la main sur Gbagbo est évidemment essentiel. Pour le clan du président sortant, affirmer que ce dernier a été arrêté par la France vise à entacher légitimité d’ «ADO», qui serait un «président installé par la France». Toussaint Alain, lui, parle de «coup d'Etat» perpétré par Ouattara, «avec l'aide de la France». Bref, les accusations d'ingérence française et de retour de la Françafrique se multiplient.
Et si la France a arrêté Gbagbo, elle contreviendrait ainsi au mandat de l’ONU sous lequel agissaient les soldats de la force Licorne et qui visait à «protéger les civils » et à «prévenir l’usage d’armes lourdes». «Je ne sais pas si elle [la version française] est convaincante mais elle est exacte», a encore affirmé Henri Guaino ce mardi matin sur BFM TV. Reste que sans l’action des forces françaises, notamment avec les tirs sur le bunker de Gbagbo, les forces d’Alassane Ouattara n’auraient jamais pas pu arrêter ce dernier. Pour mettre un terme à la polémique, Gérard Longuet a promis ce mardi matin sur Europe 1 «que toutes les images seront inéluctablement disponibles, tout est filmé en permanence», a-t-il assuré, réaffirmant qu'«aucun soldat français n'est entré dans la résidence présidentielle» de Laurent Gbagbo.
L'HUMANITE

Les forces impérialistes qui ont décidé de mettre leur agent, Alassane Dramane Ouattara, au pouvoir en Côte d’Ivoire, viennent d’exécuter leur sale besogne : renverser Laurent Gbagbo! Portant toujours le masque et refusant d’assumer leurs crimes, les forces génocidaires françaises, devant l’incapacité de la rébellion du criminel Dramane Ouattara, ont finalement jeté bas leur masque, en arrêtant elles-mêmes Laurent Gbagbo, le Président de la République de Côte d’Ivoire. Lâche, peureuse et n’ayant pas le courage d’exécuter elle même le coup qu’elle a planifié, la France a lourdement armé les rebelles de Alassane Ouattara pour prendre le pouvoir à Abidjan…
Ainsi 17 ans, jours pour jour, après avoir armé les milices Interhamwé au Rwanda pour commettre le génocide d’un million de Tutsis et de Hutus modérés, le gouvernement français a armé les rebelles de Alassane Ouattara (voir le Canard Enchaîné), épaulés par les reliques de la rébellion libérienne de Sam Bockarie, alias Mosquito, pour commettre des atrocités les plus inimaginables sur les populations de l’Ouest et du Sud de la Côte d’Ivoire: femmes enceintes éventrées, enfants égorgés, jeunes aux bras coupés, viols généralisés sur la gente féminine, pillages systématiques des maisons et commerces, etc.
La France, prétendu « pays des Droits de l’Homme », a soutenu une opération d’épuration ethnique de grande ampleur qui a frappé Duékoué, Bloléquin, Daloa, San Pédro, Gagnoa, Abidjan, etc… La France est-elle condamnée à rester un pays génocidaire contre les peuples africains ? Mongo Béti avait donc raison de dénoncer « cette malédiction du bain de sang » qui est consubstantielle aux relations franco-africaines…
Nous le savions depuis et nous n’avons cessé de le répéter depuis 2002: c’est la France qui veut renverser ou tuer Laurent Gbagbo pour permettre à un laquais de la coalition maffieuse Franco-américano-sioniste de prendre le pouvoir en Côte d’Ivoire. Et c’est la France qui a finalement renversé Laurent Gbagbo !
Renverser Gbagbo, c’est une chose, prendre le pouvoir et le gérer en sont deux autres!
La coalition Franco-Américano-Sioniste doit savoir que Laurent Gbagbo a des millions partisans partout dans le monde, déterminés et décidés, qui ne resteront pas les bras croisés devant le renversement et l’ assassinat programmé de Laurent Gbagbo. Les auteurs de cette forfaiture le payeront très cher. Ils ne perdent rien à attendre !
Laurent Gbagbo renversé, mort ou vivant, la France a déjà perdu la Côte d’Ivoire et ne restera pas en Côte d’Ivoire. Même après avoir placé l’un de ses agents au pouvoir, rien n’y fera. Et l’extraordinaire conscientisation des masses africaines née de cette crise ivoirienne présage de l’ouverture de nouveaux fronts anti-français et anti-impérialiste dans d’autres
pays du « pré-carré » et partout sur le continent. Rien ne sera plus comme avant et la France payera très cher le prix de cette forfaiture éhontée en Côte d’ivoire !
Des millions de Laurent Gbagbo sont déjà nés à travers le continent et sont debout pour la dignité de l’Afrique, face à cette coalition d’esclavagistes racistes comme Nicolas Sarkozy et ses laquais congénitaux comme Dramane Ouattara et sa clique. Renverser ou tuer Gbagbo est une chose, prendre, gérer et conserver le pouvoir en sont deux autres, pas gagnées d’avance!!! La France portera l’entière et totale responsabilité de la suite des évènements en Côte d’Ivoire.
La Côte d’Ivoire ouvre des perspectives intéressantes de lutte pour le peuple Africain et nous devons tous être prêts pour ces nouveaux défis. 50 ans de Françafrique, ca suffit !
Nous saluons la détermination et résistance héroïques du président Gbagbo, des jeunes patriotes et de l’opinion africaine, qui ont su tenir tête, des mois durant, à une coalition mondiale de criminels sans scrupules, de rapaces et de vautours internationaux, agissant alternativement comme France, “communauté internationale” et ONU, aux moyens de destruction massive et assoiffés du sang des africains!
L’Afrique salut la combativité d’un Homme de défis et de courage qui a consacré sa vie à la lutte pour la liberté et le bien-être de son Peuple! Malgré des tonnes de bombes larguées depuis 10 jours par l’armée génocidaire française, sur sa résidence, le Président Laurent Gbagbo n’a pas abdiqué et est resté debout !
Honneurs et Gloire éternelle à Laurent Gbagbo !
A Bas la France Génocidaire, A bas l’impérialisme International et ses valets locaux !
A Bas la coalition Franco- Américano-Sioniste portant le masque de l’ONU, qui veut faire mains basse sur la Côte d’Ivoire !
A lutta continua, Hasta la Victoria
Ce 11 avril 2011
Tene Sop
Secrétaire Général du
Conseil National pour la Résistance/Mouvement Umnyobiste
tenesop@googlemail.com
lundi 11 avril 2011
LA FRANCE CRIMINELLE...CA SUFFIT !!!
LA FRANCE CRIMINELLE, LA FRANCE VOLEUSE DE NOS RESSOURCES, LA FRANCE CORROMPUE
sarkozy disait que l´Afrique n´avait pas d´histoire. il avait raison, tout court parce que les africains ont tué tous leurs héros qui avaient fait l´histoire et continuent à le faire. L´intelligence a peut de chance de survivre en Afrique, par ce qu´elle est systématiquement éliminée par les africains ou avec leur complicité. Un exemple. Un qui les défendait est arrêté par les forces étrangères et ils applaudissent....c´est impensable...
Les populations africaines laisseront elles éternellement la France se repaitre de leurs sang ?
LA FRANCE VOLEUSE, LA FRANCE MEURTRIERE, LA FRANCE DANGEREUSE

Le président de la Cote d'Ivoire, pays souverain d'Afrique Noire, vient d'être arrêté dans le palais présidentiel par une centaine d'agents de forces spéciales françaises, appuyés par des centaines de chars de l'Onuci et des dizaines d'hélicoptères de l'armée française. Les Français affirment l'avoir "remis au chef de la rébellion"
Maintenant, tout devient clair. La France va diriger la Cote d'Ivoire, mais, la bataille ne fait que commencer. Et Laurent Gbagbo vient d'enter dans l'histoire
La France peut dire aujourd'hui qu'elle se fiche de la jeunesse du moment où ses intérêts sont préservés par des systèmes corrompus qu'elle tient, mais ça ne va plus trop durer. Nous arrivons.
MICROFINANCE : , ADVANS, ET LA BLANCHIMENT D'ARGENT

Advans Cameroun est une institution de microfinance qui dit offrir des services de crédits et d’épargne aux micros, petites et moyennes entreprises urbaines, souvent exclues du secteur bancaire traditionnel.pourtant les dessous des cartes sont moins réjouissantes, et une forte odeur de mafia s'en dégage avec des soupçons de blanchiment d'argent.
MICROFINANCE : LES MUCADEC, ADVANS, LES DESSOUS DES CARTES

MICROFINANCE : LES MUCADEC, ADVANS, LES DESSOUS DES CARTES
QUE CACHE L'ACTIVITÉ DE CERTAINES MICRO FINANCES ?
Le développement de l’activité de micro finance a intégré des acteurs offrant des services des plus divers, notamment l’octroi des crédits aux pauvres avec des offres alléchantes à des « conditions » apparemment dans le sens de favoriser le développement et de permettre à la couche défavorisée d’avoir accès au crédit. Des partenaires financiers soutiennent ces initiatives qui à la base sont pertinentes.

Si les MUCADEC ont l'air plus sérieux, ADVANS ressemble plus à une mafia dangereuse destinée à escroquer les Camerounais. En effet, de plus en plus de Camerounais soupçonnent la structure de faire de la publicité mensongère pour se repaitre de la souffrance des Camerounais;
CAS PRATIQUE
samedi 9 avril 2011
vendredi 8 avril 2011
jeudi 7 avril 2011
Que se passe-t-il réellement à Abidjan ?

Gbagbo n’a pas seulement à affronter les forces pro-Ouatarra. Il semble également qu’il ait aujourd’hui, encore plus qu’hier, à faire face à un véritable pilonnage médiatique. En effet, à lire la presse proche de la « communauté internationale » depuis avant-hier jeudi, « le boulanger d’Abidjan » n’en avait plus que pour quelques heures de pouvoir. Guillaume Soro ne lui avait-il pas donné « deux heures » pour démissionner ? De l'ONU, à l'UA en passant par Sarkozy, tout le monde ne le sommait-il pas de " partir " ?
Et pour cause. La presse internationale expliquait que des colonnes de soldats venues du nord du pays encerclaient Abidjan puis étaient entrées dans la ville, que des combats avaient lieu pour la prise de la radiotélévision ivoirienne, que celle-ci était tombée entre les mains de « l’armée républicaine » (pour preuve elle n’émettait plus), qu'enfin l'assaut sur le palais présidentiel était imminent...
Curieusement, depuis hier samedi, la même presse signalait furtivement que la RTI avait recommencé à émettre, sans qu’on précise qui contrôlait cette station dorénavant. Vérification faite, la radiotélévision est aux mains.. des pro-Gbagbo. A-t-elle jamais changé de mains ? Dans l’affirmative il est curieux que les combats pour la reprise de la RTI par les éléments pro-Gbagbo n’aient fait l’objet d’aucun commentaire... Un vrai mystère, même si la possibilité d'un véhicule de retransmission mobile peut être évoquée.
Bref, pour cet épisode de cette guerre, comme pour la responsabilité des 800 morts de Duékoué (800 selon le CICR, 300 selon l’ONU), la désinformation semble tourner à plein régime (1). Il est d’ailleurs frappant qu’on n'ait quasiment aucune image de ce qui se passe en ce moment à Abidjan, au regard des moyens que sont capables de déployer des médias comme France24.
Par ailleurs l’une des déclarations du jour est celle d’Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères. Pour lui Laurent Gbagbo vit « ses derniers jours de chef d'État (…) La pression unanime qui s'exerce sur lui va désormais le contraindre au départ, c'est ce que nous souhaitons (…) Son entêtement est aujourd'hui criminel, il doit partir », a-t-il accusé (2).
Cela dit, il est vrai que chacun souhaite la fin des combats en Côte d’Ivoire. Il y a déjà eu trop de morts. Ni Ouattara ni Gbagbo ne pourra gouverner sur un monceau de cadavres. Demeure quand même un mystère : comment un homme qu'on dit " isolé ", " encerclé ", lâché par la " communauté internationale ", par l'UA, l'ONU, l'Afrique du Sud, la France, les USA, qui a perdu les élections, peut-il encore continuer à résister de la sorte ? Comment fait-il ? Les historiens auront un jour à répondre à cette troublante question.
(1) A propos des massacres de Duékoué " Le Figaro " (2/4) écrit néanmoins que " Le camp Ouattara doit se défendre d'accusations de massacre dans l'Ouest ivoirien ". Le quotidien français " Le Monde " (3/4) a également titré : " Massacres dans l'Ouest : les pro-Ouattara mis en cause "
(2) Laurent Gbagbo vit « ses derniers jours de chef d'État » ? On avait cru comprendre que pour la France le chef d'Etat ivoirien s'appelait Ouattara... Un peu troublé, Juppé ?
Bataille d'Abidjan : fin de parcours pour Gbagbo ?
1-4-2011- Un chef d’état-major qui abandonne la partie (le général Mangou s’est réfugié, avec sa famille à l’ambassade de l’Afrique du Sud à Abidjan) et des troupes « rebelles » aux ordres de Ouattara qui avancent inexorablement sur Abidjan ou qui l’auraient déjà atteint, le ciel n’a jamais paru aussi sombre pour Gbagbo. Et les mauvaises nouvelles s’accumulent sur la tête du « boulanger », lequel manque singulièrement de farine en ce moment pour continuer à rouler ses adversaires. Certes ce dernier n’est peut-être pas fini puisqu’il a encore fait étalage de sa force populaire la semaine dernière quand il a réuni des milliers de ses partisans à Abidjan. Mais les jeunes qui avaient répondu à l’appel de Blé Goudé, leur « général », ne sont pas des soldats. Or en face d’eux se dresse l’armée de Ouattara sans doute composée des militaires de l’armée du nord du pays mais aussi peut-être de mercenaires burkinabè, nigérians… (1) Une troupe équipée, organisée, disposant des faveurs de la « communauté internationale » et pouvant compter sur la complicité bienveillante des Forces des Nations unies stationnées sur place.
Mangou : il a fait défection...
Que va-t-il se passer ? Mis sous pression Gbagbo jettera-il lui aussi l’éponge à la suite de son chef d’état-major, histoire d’éviter un bain de sang ? Peu sûr pour qui connaît la fierté de l'homme, mais sait-on jamais. Pour sa part Ouattara tentera-t-il coûte que coûte de faire donner l'assaut au palais présidentiel et de prendre militairement la capitale économique de la Côte d’Ivoire quitte à marcher sur des centaines de cadavres ? On peut le penser, avec un jusqu'au-boutiste comme Guillaume Soro à la manoeuvre. Toutefois d’un côté comme de l’autre nul n’a somme toute intérêt au combat de rue dans la ville et l’option d’une négociation (avec un départ ordonné de Gbagbo pour éviter la débandade) de dernière minute n’est pas à écarter. En fait, tout dépendra du rapport des forces entre les deux camps, et de ce point de vue la défection du général Philippe Mangou semble être une indication. Pourtant la dynamique étant du côté de Ouattara on voit mal ce dernier reculer, si près d’un fauteuil derrière lequel il court depuis plus de 15 ans. En réalité la seule question qui semble se poser à présent est de savoir dans quelles conditions Ouattara s'installera au pouvoir. Sur une mare de sang dont celui de Gbagbo et de ses partisans ? Les prochaines heures ou les prochains jours permetront d'y répondre.
(1) Notre sentiment est partagé par Antoine Glaser de " La Lettre du Continent " lequel, après s'être déclaré surpris par " l'étonnant professionnalisme des ex-rebelles ", écrit : " Le Burkina Faso et le Nigeria ont probablement contribué à armer et à entraîner les ex-rebelles (...) Il est également vraisemblable que des conseillers militaires français et américains aient participé à la conception de cette opération, laquelle répond à l'évidence à un ordre de marche très précis ".
Côte d'Ivoire - «Laurent Gbagbo ne négocie pas sa reddition»

Après une nuit de frappes sur la résidence de Laurent Gbagbo dans le quartier de Cocody à Abidjan, imputées par le camp du Président sortant à l'armée française, Sidiki Bakaba, un acteur et réalisateur proche de Laurent Gbagbo, qui se trouve parmi son entourage, témoigne pour SlateAfrique.
SlateAfrique - Que se passe-t-il à Cocody?
Sidiki Bakaba - Il faut faire attention, il vont créer un sentiment antifrançais en Côte d'Ivoire! Ça a tapé toute la nuit, de 22 heures à 6 heures. Je suis dégoûté de la nuit dernière! Ce n'est pas la meilleure façon de le faire partir et il va se poser un problème de principe. Le bâtiment a été durement frappé, je ne sais pas par quel miracle les bombes ne sont pas tombées sur nous... Des voitures bousillées ont été collées à l'entrée de la résidence même, à l'entrée du salon du président. Un tank a été frappé. Tout est concentré sur la résidence. Une femme a reçu des éclats d'obus. Je ne sais pas quel est le jeu de Paris. Les hélicoptères tournent toute la nuit. Il y a eu trois morts dans nos rangs hier. Le jour, à chaque fois on fonce, et ce sont les combattants de Ouattara qui reculent. Moi, je filme.
SlateAfrique - Que veut Laurent Gbagbo aujourd'hui?
S.B. - Qu'on nous laisse! Qu'on nous fiche la paix! Alassane ne peut pas rester une semaine au pouvoir en Côte d'Ivoire! Il y a trop de faussaires de son côté. Il faudra déployer l'armée française pour faire gouverner un homme dont on ne veut pas. Je ne comprends pas comment on peut obliger quelqu'un à partir, alors que les jeunes ne veulent pas qu'il parte.
SlateAfrique - Pourquoi dit-on qu'il négocie sa reddition s'il ne le fait pas?
S.B. - Cela rentre dans une logique de démoralisation de ceux qui le soutiennent, alors qu'ils sont galvanisés. Tant que ce n'est pas prouvé que ce n'est pas lui qui a gagné les élections, comment voulez-vous qu'on règle le conflit? Deux personnes autour de Laurent Gbagbo ont parlé de négociations, sans que le président le sache.
BAPES BAPES A T-IL FAIT ASSASSINE UN MAGISTRAT ?

BAPES BAPES A T-IL FAIT ASSASSINE UN MAGISTRAT ?
Jeannot Biakan à Ngon, avocat général près la Cour des comptes de la Cour suprême a été assassiné dans la nuit du 17 au 18 février 2011.
l' avocat général près la Cour des Comptes de la Cour suprême a été abattu par des bandits à son domicile.
Des sources contradictoires indiquent que le magistrat traitait un dossier épervier sur l'arrestation à venir du Ministre Bapes Bapes.
PAUL BIYA RETIRE A ELECAM LE DROIT D'ANNONCER LES TENDANCES LA SOCIETE CIVILE DENNONCE

Les hurlements de la société civile et la position des nations unis ont poussé Paul Biya à augmenter six si-ges au conseil électoral, de toute évidence pour y ajouter l'opposition et la société civile; ce faisant, il perd tout le contrôle de l'organe, d'où le projet de loi visant à retirer à ELECAM le droit d'annoncer les tendances du vote.
LA SOCIÉTÉ CIVILE DENNONCE
Communiqué n° 60
Session parlementaire extraordinaire sur les lois électorales : Un Comité Technique d’appui aux parlementaires disponible
La Plate-forme de la Société Civile pour la Démocratie, a reçu et lu avec beaucoup d’intérêt l’Arrêté du Bureau de l’Assemblée Nationale N°2011/41/002/AB/AN portant convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée Nationale particulièrement consacrée aux lois électorales et à la reforme d’ELECAM.
Considérant que cette décision constitue une suite favorable à la demande formulée par la société Civile à travers la Déclaration N°59 de la Plate-Forme de la société Civile pour la démocratie du 01 avril 2011 sollicitant la convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée Nationale en avril exclusivement consacrée au Code électoral Camerounais,
La Plate-Forme prend acte de l’attention du Président de l’Assemblée Nationale aux sollicitations de la Société Civile ;
A la lecture des deux projets de loi (Projet de loi N°884/PJL/AN et projet de loi n° 885/PJL/AN) soumis ce jour à l’auguste chambre,
La plate-forme
- Tient à marquer sa déception face à la résistance du Gouvernement camerounais à doter le Cameroun d’un véritable Code Electoral ;
- Remarque que le Gouvernement semble vouloir distraire les citoyens en accédant à une revendication non essentielle d’un parti d’opposition notamment en ce qui concerne la révision de la structure du Conseil Electoral d’ELECAM ;
- Rappelle que cette revendication sur la composition du Conseil Electoral est du point de vue technique et opérationnel une doléance subsidiaire au regard des questions essentielles qui plombent l’opérationnalité de la loi portant création et organisation d’Elections Cameroon ;
- Constate que les avancées proposées dans le projet n°885 sont très faibles au regard des nouvelles insuffisances et incongruités y contenues ;
- Remarque que certaines dispositions caractéristiques d’intention frauduleuses ont été insérées dans la nouvelle loi et sont de nature à fausser l’issue de l’élection présidentielle ;
- Observe qu’en l’état, les deux projets de loi suscités comportent des dispositions contradictoires qui augurent des lendemains conflictuels post-électoraux ;
- Constate de manière globale, au regard du déterminant historique de la construction du droit électoral camerounais, qu’une démarche empreinte de légèreté habite régulièrement les fonctionnaires en charge de préparer les projets de loi sur les élections au Cameroun et que le gouvernement reste toujours réfractaire au débat public préalable sur les lois électorales qui pourtant encadrent le processus de dévolution du pouvoir dans notre jeune démocratie.
La plate-Forme - précise que l’élargissement du Conseil Electoral de 12 à 18 membres, qui semble être la plus grande nouveauté de ces lois, ne constitue en rien une avancée dans le processus électoral camerounais dès lors que l’importance stratégique de ce Conseil Electoral dans le dispositif d’organisation des élections au Cameroun est très réduit au regard des énormes pouvoirs du Directeur général des Elections d’ELECAM.
- Rappelle que les 12 membres du Conseil Electoral ne joueront, au regard de la loi actuelle, aucun rôle substantiel dans l’organisation des élections, étant entendu que cette fonction « organisation des élections » est toujours réservée au tout puissant Directeur Général des Elections sur qui le Conseil Electoral n’a aucune autorité réelle et qui d’ailleurs dispose d’un « veto » de fait sur les réunions du Conseil.
A ce propos, la Plate-Forme de la société Civile pour la Démocratie, s’engage à mettre à la disposition des parlementaires camerounais, qui souhaitent poser un acte patriotique véritable, dès le jeudi 07 avril à 15 heures une analyse technique détaillée des incongruités et des insuffisances des projets de loi à eux soumis.
De même, la Plate-Forme informe tous les députés qu’un Comité Technique Ad-hoc d’appui aux parlementaires sera mis en place ce même jeudi. Ce Comité ad-hoc indépendant, composé d’experts chevronnés, pourra être contacté de manière suivante :
Comité d’Appui technique aux parlementaires lois électorales
Fait à Yaoundé le 06 avril 2011.
Pour le Plate-Forme, Le porte Parole,
Citoyen Hilaire KAMGA
mercredi 6 avril 2011
«La diplomatie culturelle de la France doit être plus visible»

Bruno Gain. L'ambassadeur de France au Cameroun parle du rattachement des Centres culturels français de Yaoundé et de Douala à l'Institut français de Paris à partir du 1er janvier 2012. En même temps qu’il fait le bilan de la politique culturelle de la France au Cameroun.
Vous avez annoncé, le 15 mars 2011, au cours du vernissage de l'exposition « Frontières » à Yaoundé, que les Centres culturels français de Yaoundé et de Douala allaient devenir un Institut français. Concrètement, qu'est-ce qui va changer ?
Ce changement de statut est la conséquence de la réforme en profondeur de notre diplomatie culturelle voulue par le président Sarkozy. Il n’y aura plus désormais qu’un opérateur culturel. Le Centre culturel français (Ccf) de Yaoundé et celui de Douala seront fusionnés dans une seule entité : l’Institut français, enseigne unique qui fédèrera les deux établissements. Il y aura désormais une unité de direction. Le futur Institut français sera piloté par le conseiller de coopération et d’action culturelle de notre ambassade qui aura ainsi une vision transversale et globale de notre politique culturelle au Cameroun qu’il n’avait pas jusqu’à présent. Pour ce qui est de notre implantation à Douala, une chose est certaine, elle sera maintenue dans ses locaux actuels en tant qu’antenne de l’Institut, mais avec un dispositif rénové pour adapter ses activités et développer ses ressources propres. Nous procéderons très prochainement à la nomination de deux nouveaux directeurs chargés des antennes de Yaoundé et de Douala qui seront placés sous l’autorité du conseiller de coopération et d’action culturelle.
Qu'est-ce qui a motivé cette mutation ?
Le monde change. Il évolue et se transforme. Le rôle d’un pays ne se résume pas seulement à la force de son économie, à ses capacités militaires, à sa place dans les institutions de gouvernance internationale. Il se mesure à la « puissance douce », à ce « soft power » qui revêt davantage d’importance dans le monde d’aujourd’hui : un monde où idées, mots, savoirs, images et sons circulent à une vitesse accélérée. Les productions de l’esprit jouent désormais un rôle décisif dans cette évolution. Il nous a paru important, au Cameroun comme ailleurs, d’en tenir compte, d’abord en recentrant notre action sur ce champ immense de la culture et de la connaissance, mais également en étant davantage lisible, sous la seule bannière de ce nouvel Institut français qui sera rattaché à l’Institut français de Paris. Il s’agit de faire en sorte que notre diplomatie culturelle soit plus visible et davantage cohérente au sein d’un dispositif intégré.
Comment va s'opérer cette mutation?
Depuis le 1er janvier 2011, l’Institut français, opérateur du ministère des Affaires étrangères et européennes pour l’action extérieure de la France, s’est substitué à l’association Cultures France, avec un périmètre d’action élargi. Il devra à la fois promouvoir les artistes et les opérateurs culturels français à l’étranger, prendre une part active aux débats d’idées, en particulier sur les grands enjeux de société et les questions globales qui engagent notre avenir commun, mais aussi soutenir le développement culturel des pays comme le Cameroun. Nous le faisons du reste ici, à travers un « C2D Culture » qui va lancer une importante étude sur l’économie de la culture dans ce pays. Nous veillerons aussi à mettre en place des programmations visant à promouvoir la diversité culturelle en aidant les artistes camerounais et africains à mieux se faire connaître et à diffuser leurs œuvres.
Quel sera le statut du personnel, doit-on craindre une réduction des effectifs ?
On va fusionner l'ensemble des entités culturelles au Cameroun : le service de coopération de l'ambassade et les Centres culturels français de Yaoundé et de Douala. Les agents qui dépendaient de ces différentes entités vont désormais dépendre de l'Institut français du Cameroun. Il n'y aura pas de changement en terme numérique, ce sera plutôt un réaménagement.
Le 30 décembre 2010, l'Assemblée nationale française a adopté un texte relatif à l'action extérieure de la France qui crée l'Institut français, un établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) qui reprend les activités de Cultures France.
Qu'implique ce statut ?
Le statut d’établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) donnera à l’Institut français une large autonomie de gestion, une plus grande liberté de manœuvre lui permettant de générer davantage d’autofinancement et d’associer plus facilement des partenaires privés à ses activités. Il s’agit de pouvoir mobiliser des fonds de toute nature. Il ne faut pas oublier que la culture, c’est aussi une industrie à part entière, un secteur économique. On a trop souvent tendance à perdre de vue l’impact financier que peuvent avoir des productions intellectuelles, que ce soit dans le domaine du cinéma, de la littérature, de l’architecture ou des arts plastiques. Ce sont des activités économiques créatrices de richesses et d’emplois.
En quoi l'Institut français sera-t-il différent de Cultures France ?
En créant l’Institut français, le gouvernement français a en effet souhaité confier à une même agence la promotion de l’action culturelle extérieure de la France dans tous ses domaines. L’institut reprend les missions jusque-là assurées par Cultures France : la promotion et l’accompagnement à l’étranger de la culture française et de la création contemporaine, le développement des échanges avec les autres cultures, le soutien à la création, au développement et à la diffusion des expressions artistiques du Sud, la diffusion du patrimoine cinématographique et audiovisuel, le soutien à la circulation des écrits et des auteurs francophones. A cela s’ajoutent trois nouvelles missions : la promotion des idées, des savoirs et de la culture scientifique et technologique française, la promotion et le soutien à l’enseignement de la langue française, le conseil et la formation professionnelle des personnels du réseau culturel français à l’étranger. Ainsi, l’Institut français aura-t-il pour vocation, non seulement de reprendre les anciennes activités traditionnelles de Cultures France, mais d’ancrer davantage encore sa présence et son action dans le domaine du débat d’idées et de la diffusion de la culture scientifique, avec une vision élargie de la culture, dans une optique de réciprocité qui est conforme à notre souci constant d’encourager la circulation des savoirs.
L'Institut français est placé sous la tutelle du ministère français des Affaires étrangères, alors que CulturesFrance dépendait à la fois du ministère de la Culture et du Quay d'Orsay. Est-ce à dire que l'action culturelle de la France sera plus politisée ?
L'Institut français est effectivement l’opérateur du seul ministère des Affaires étrangères et européennes pour ses actions à caractère culturel. Il a pour mission d’apporter aux orientations diplomatiques de la France le soutien et les moyens de l’action culturelle. Ce qui ne veut pas dire que le ministère de la Culture ne sera pas consulté. Évidemment, il sera associé à nos décisions. Le développement de partenariats avec cette administration, comme avec d’autres institutions, sera au cœur de notre action. l’Institut français collaborera aussi avec les organisations européennes et internationales. Il sera également à l’écoute des établissements culturels publics français et des organisations professionnelles concernées par l’exportation des industries culturelles et créatives françaises ainsi qu’avec d’autres partenaires publics et privés. Mais au-delà des aspects purement institutionnels de votre question, on ne peut pas dire que notre action culturelle « sera plus politisée » ; bien au contraire, je renverserai votre formule en observant que c’est l’action extérieure de la France, qui, à l’avenir va s’imprégner bien davantage du culturel!
D'où viendront les financements de l'Institut français?
Le budget est stabilisé jusqu'en 2013 à travers un contrat d’objectifs et de moyens. Des crédits budgétaires additionnels de 100 millions d'euros [environ 65,6 milliards Fcfa] sur cinq ans (2009-2013) accompagnent la création de la nouvelle agence. Ces nouveaux crédits permettront également de doter d'équipements numériques les instituts à l'étranger et d'accompagner leur professionnalisation.
Quelle sera la place de l'Afrique dans ce nouveau dispositif ?
Le monde africain se distingue par sa riche créativité artistique mais fait encore face à un manque de moyens matériels. On assiste, par exemple, depuis 15 ans, à une quasi disparition des lieux de diffusion du cinéma en Afrique. C’est pourquoi l’Institut français s’implique dans la diffusion et la conservation du patrimoine cinématographique africain et essaie de constituer une cinémathèque « Afrique ». Il développe aussi un projet de diffusion du cinéma français sur le continent. Ici, au Cameroun, nous sommes ainsi partenaires du festival « Ecrans Noirs » depuis sa création, et nous soutenons l’action de cinéastes de talent comme Bassek Ba Kobhio ou Joséphine Ndagnou qui s’efforcent courageusement de promouvoir le 7ème art et de faire en sorte que le Cameroun retrouve enfin des salles de cinéma. L’Institut français dispose également de programmes concernant le livre, avec une présence au salon de Paris en mars dernier.
En construisant ces opérations avec de grandes manifestations ou institutions en France et à l’international, l’Institut français participe au repérage et à la promotion des scènes artistiques, offrant la possibilité de développer des relations constructives entre les milieux professionnels français et internationaux : Rencontres africaines de la photographie à Bamako ; Danse l’Afrique danse ; L’Afrique est à la mode ; etc. Enfin, l’Institut français apporte son soutien à des projets indépendants. Ils peuvent être portés directement par des artistes et des compagnies, des partenaires étrangers ou le réseau culturel français à l’étranger, à travers un dispositif d’appel à projets dans les secteurs du spectacle vivant, des arts visuels ou encore de l’architecture. Ce nouveau dispositif est constitué de deux sessions annuelles afin de répondre avec une plus grande souplesse aux initiatives formulées en cours d’année.
Au Cameroun, quelles seront les missions de l'Institut français ?
Ces lieux de rencontres et d’échanges à Yaoundé comme à Douala sont destinés à la diffusion de la culture française, à la promotion des artistes camerounais et au rayonnement de la Francophonie comme de la diversité culturelle. Il s’agira notamment d’assurer une action culturelle de proximité en faisant de l’Institut français du Cameroun et des Alliances franco-camerounaises les instruments efficaces de la coopération culturelle autour de projets répondant aux besoins des publics locaux. A l’offre locale de spectacles et d’artistes d’excellence doit répondre une offre de prestige française, dont le développement constitue une priorité.
Parlant des Alliances franco-camerounais qui, à l'origine, sont des associations privées dépendant du droit local, quel sera leur nouveau statut ?
Le statut des alliances ne change pas, elles restent des associations privées de droit local. Une fois que le Cameroun ne comptera plus qu’un institut, celui-ci passera une convention avec les alliances. Nous avons besoin des alliances. Pour beaucoup d’entre elles, leurs acteurs sont animés d’une passion formidable et ces deux réseaux sont complémentaires.
L'Alliance de Ngaoundéré a fermé depuis quelques années...
Les alliances sont à part, parce que, bien évidemment, elles sont gérées par des associations camerounaises au Cameroun, elles ne sont pas dans le même périmètre que l'Institut français. On continuera à avoir des alliances partout où des Camerounais vont souhaiter porter ces alliances ;leur dynamisme varie en fonction de la volonté et de l'enthousiasme ou non des ressortissants qui les portent. A Ngaoundéré justement, il y a avait une alliance qui a fermé, mais on sent bien qu'il y a un frémissement et qu'elle souhaiterait renaître de ses cendres, à Garoua, Dschang, Bamenda, ça marche bien, à Buéa, ça marche moins bien. C'est à ceux qui gèrent ces alliances de leur insuffler davantage de dynamisme. Pour les alliances, on procède par subvention, et ces subventions continueront. C'est hors périmètre de l'Institut français avec en même temps une attention toute particulière apportée aux liens qui existent.
La phase expérimentale de l'implantation de l'Institut français devra se dérouler sur trois ans. 13 pays ont été choisis à cet effet, dont le Sénégal et le Ghana en Afrique. A quel niveau se situe le passage des Ccf du Cameroun à Institut français ?
En 2011, les instituts de treize pays ont été rattachés directement à l’Institut français. En s’appuyant sur cette expérience et les enseignements qui en ont été tirés, le processus se poursuit, jusqu’à l’intégration de la totalité des instituts français dans le monde. Pour le Cameroun, c’est au 1er janvier 2012 que nous verrons naître l’Institut français du Cameroun.
A ce jour, quel est le bilan de l'action culturelle de la France au Cameroun?
Notre action culturelle a pour vocation de contribuer à l’élaboration d’une politique culturelle publique ayant des effets économiques positifs (développement des entreprises culturelles et des industries créatives). Elle vise aussi à l’aménagement culturel des territoires par un partenariat basé sur le conseil et l’expertise avec le ministère de la Culture et les collectivités territoriales. Dans le cadre du C2D, des fonds ont été alloués afin d’effectuer une étude sur l’économie de la culture. Il s’agira par la suite d’en tirer les conséquences appropriées en termes de coopération.
Dans le domaine des arts plastiques, nous poursuivons avec détermination une politique d’échange avec des expositions d‘art contemporain de très haut niveau montées avec le concours d’institutions aussi prestigieuses que le Centre national des arts appliqués et le Fonds national d’art contemporain.
Promouvoir la langue française dans le contexte du bilinguisme officiel du Cameroun reste un objectif. Nous continuerons à nous appuyer sur les ressources des établissements d’enseignement à programme français et les Alliances franco-camerounaises, des opérateurs publics et privés d’enseignement et des associations francophones. Je le concède, beaucoup reste à faire. Le peu d’opérateurs culturels et surtout le manque d’infrastructures nous mettent trop souvent dans une situation de substitution. Nous souhaitons en tout état de cause accompagner les autorités camerounaises compétentes en ce domaine sans aucunement empiéter sur leur mission d’appui au développement et à la diffusion de la culture nationale.
Propos recueillis
par Stéphanie Dongmo (le jour)
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