presse force one

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informations, investigations, analyses

vendredi 15 juin 2012

IMMEUBLE DE LA MORT: LE FILS DU MINISTRE AKAME MFOUMOU EUGENE AKAME DIT SA PART DE VERITE


"Bonjour cher monsieur,
je viens de lire avec beaucoup d'intérêt votre publication sur mon mur.
En parcourant votre page de présentation, j'ai découvert que vous avez travaillé dans certains organes de médias au Cameroun... ce qui me laisse supposer que vous avez accès à beaucoup d'informations... Mais, je suis surpris par les contre vérités que vous énoncez.
Ainsi, je porte à votre connaissance les informations suivantes:
1. je n'ai jamais eu à gagner de marché de réfection de l'immeuble ministériel n°1.
2. le marché que mon entreprise a gagné (à la suite d'un appel d'offres régulier et ouvert en 1999) était relatif aux travaux de sécurisation de l'immeuble ministériel n°1; il s'agissait de le sécuriser physiquement en construisant une clôture, le sécuriser contre les intempéries en refaisant l'étanchéité et toutes les canalisations en fonte pour l'évacuation des eaux de pluies jusqu'au Mfoundi, sécuriser ses fondations en aménageant les VRD + viabilisation des sous sols, rdc et les 2 tours situées du côté de la SNI;
3. le marché que mon entreprise a gagné a été exécuté selon les règles de l'art, réceptionné selon les formes et payé;
4. le montant de ce marché était de l'ordre de 400 millions de FCFA et non 20 milliards.
5. une campagne orchestrée par des personnes que je ne veux pas citer
a répandu des nouvelles selon lesquelles mon entreprise avait gagné le marché de réfection de l'immeuble ministériel n°1 et encaissé de l'argent sans faire les travaux, pour nuire à mon père (qui était au gouvernement à ce moment là), me salissant au passage; c'est peut-être au travers de cette campagne que vous avez reçu ces informations erronées et diffamatoires;
6. je n'ai pas jugé opportun de répondre à la dite campagne pour ne pas rentrer dans un match de ping pong; et puis, j'ai estimé qu'ayant obtenu une commande de l'Etat, mon travail devait se limiter à honorer cette commande, et non, à alimenter les discussions de salon; l'intention de la campagne médiatique était de salir à tout prix; car effet, il est difficilement compréhensible que des gens sensées ayant accès aux informations décident délibérément de tourner le dos à la vérité pour répandre des nouvelles de ce type; la seule explication, c'est celle que j'évoque ci-dessus: salir à tout prix;
6. les informations sur les travaux réalisés sur l'immeuble ministériel n°1 sont disponibles au MINHDU (ex ministère de l'urbanisme et de l'habitat); en tant qu'homme de communication, vous devriez vérifier les informations que vous recevez avant de les relayer;
7. je suis disposé, si vous souhaitez en savoir plus, à vous rencontrer et vous présenter les documents auxquels je fais allusion.
En conséquence, cher monsieur, je puis affirmer que concernant le projet de l'immeuble ministériel n°1, je n'ai rien à me reprocher.
Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire que vous souhaiteriez obtenir; mais de grâces, la méchanceté gratuite ne sert à rien.
Je vous souhaite une excellente journée!!
Que DIEU vous bénisse!!

M. Akame."

jeudi 14 juin 2012

Issa Tchiroma - Le fusible du Président est grillé



Accablé par des accusations de corruption dans la gestion du contrat d’entretien des avions Camair, le ministre de la Communication se retrouve dans la position de l'arroseur arrosé. Et fait feu de tout bois pour réduire au silence les journalistes et les médias impertinents.

Issa Tchiroma: Le fusible du Président est grillé

Nommé pour servir de paratonnerre, le ministre de la Communication est foudroyé par l'affaire des rétro-commissions du contrat d'entretien des avions Camair et devient gênant pour Paul Biya.

On l'avait vu entrer dans le gouvernement, on est peut-être en train de le voir en sortir. En effet, les conditions de son arrivée ressemblent étrangement aux conditions qui peuvent provoquer son départ. C'est en 2007, quand le président de la République annonce une révision prochaine de la Constitution que M. Issa Tchiroma est introduit de nouveau en scène, après plus de dix ans de passage à vide. Paul Biya redoute une forte mobilisation populaire et des forces centrifuges intérieures à son camp et qui sont opposés à son projet de modifier la Constitution de janvier 1996. Parmi ceux-ci, un certain Marafa Hamidou Yaya, fils de Garoua comme Issa Tchiroma. Adepte de Machiavel, le chef de l'Etat ne refuse pas l'offre de rapprochement avec cet homme politique en errance, mais qui peut servir à contrecarrer l'ambitieux ancien SG/PR qui ne veut pas le voir postuler pour un autre mandat.

Mais Paul Biya sait qu'il n'y a pas que Marafa Hamidou Yaya qui n'est pas favorable à une modification de la Loi fondamentale pour lever la limitation des mandats présidentiels. Derrière lui se cachent quelques intérêts occidentaux, notamment la France de Sarkozy, ce dernier lui ayant clairement signifié dès leur première rencontre en octobre 2007 à l'Elysée son attente de le voir passer la main. Le Président fera d'une pierre deux coups: il fera entrer Issa Tchiroma, président du FSNC, pour contrarier Marafa Hamidou Yaya et lui confier le strapontin de la Communication pour lui offrir la tribune nécessaire pour contrecarrer les éventuelles attaques qui arriveront de l'extérieur. Fort de ses contacts avec le cabinet civil de la présidence, le futur Mincom monte au créneau: conférences de presse, interventions dans les médias audiovisuels, l'ingénieur mécanicien formé à Paris ne s'économise pas. Il défend la révision constitutionnelle, notamment la levée du verrou de la limitation des mandats présidentiels. Comble de cynisme de Paul Biya: c'est Marafa Hamidou Yaya qui ira défendre le texte devant les députés.

Le travail bien accompli de M. Issa Tchiroma n'est que le début d'une longue collaboration avec le régime, qui atteint son point culminant avec son entrée au gouvernement le 30 juin 2009. Une nomination que n'avait pas souhaitée Marafa Hamidou Yaya, et c'est tant mieux pour le Président. M. Issa Tchiroma sera son chien méchant face aux attaques intérieures et extérieures, une sorte de fusible qui protège un système sans en faire partie. Mais, ce que craint le plus le président, c'est une campagne de déstabilisation exogène, comme ce rapport du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) qui l'attaque sur ses supposés biens mal acquis. Il y aura aussi l'affaire des «vacances dispendieuses à la Baule» et d'autres gracieusetés comme une plainte du Code, etc. A chaque fois, M. Issa Tchiroma est au four et au moulin. Directement ou indirectement, il répond, contrattaque, au point de déborder les Rdpcistes.

Cet homme qui a développé une énorme capacité à encaisser des coups en a aussi bien donné. Il a parlé, souvent, beaucoup trop. Parfois à temps et a contre temps. Il s'est quelquefois exprimé où le silence était requis, avec pour seul objectif de faire son job, celui de mener une communication réactive et efficace avec la bonne foi de protéger le Président. Pourtant, il n'ignore pas la précarité de sa position et l'ingratitude de son rôle. Intelligent, M. Tchiroma sait que le Président le sacrifiera dès que l'occasion se présentera, des qu'il cessera d'être utile. Avec les révélations de Marafa et la proposition d'une enquête parlementaire introduite par le SDF sur l'accident du Boeing 737 Le Nyong, M. Issa Tchiroma demeure utile, mais est devenu gênant. Il devait être le fusible, il est grillé. Les documents rendus publics, en attendant de savoir jusqu'à quel point ils compromettent le Mincom, sont en effet confondants. Le refus de M. Issa Tchiroma de répondre à ces accusations au cours d'une conférence de presse qu'il a lui-même organisée en rajoute au flou. Dans sa volonté proclamée de nettoyer les écuries d'Augias, le chef de l'Etat a désormais un cailloux dans la chaussure. Il s'appelle Issa Tchiroma Bakary.

Parfait N. Siki




Un retour de bâton. Lundi 11 juin, la conférence des présidents de l'Assemblée nationale, au terme des travaux présidés par M. Cavaye Yéguié Djibril, le président de l'auguste institution, reçoit la résolution du Social Democratic Front (SDF) sur la «constitution d'une commission d'enquête parlementaire au sujet de la non indemnisation des soixante-onze (71) victimes du Boeing 737-200 (Le Nyong) qui s'est écrasé à Douala le 3 décembre 1995». Le texte a été envoyé à la Commission des pétitions et des résolutions pour examen au fond. Une grande première dans les annales parlementaires camerounaises.

Cette démarche inédite envoie un écho d'autant plus retentissant qu'elle vise le ministre de la Communication (Mincom), accusé dans la quatrième lettre de l'ex-ministre d'Etat Marafa d'être bénéficiaire des rétro-commissions et complice de la non-exécution des contrats d'entretien ayant conduit au crash du Boeing 737 et à la sortie de piste à Paris du Boeing 747. D'après le rapport d'enquête publié par l'hebdomadaire L'Oeil du Sahel dans son édition du 11 juin, M. Issa Tchiroma reconnait avoir obtenu des pots-de-vin.

Quelques jours plus tôt, le Mincom a convoqué quelques journalistes pour une conférence de presse consacrée à la déferlante suscitée par les lettres ouvertes de M. Marafa Hamidou Yaya. Au cours de son échange avec la presse, M. Issa Tchiroma se contente d'exiger des hommes de média qu'ils ne relayent plus ces lettres ouvertes, au besoin ils doivent les froisser et jeter dans la poubelle. Et invite l'ex ministre d'Etat de se préparer plutôt à affronter la Justice au lieu de déployer son énergie à distraire l'opinion.

En revanche, il botte systématiquement en touche toutes les questions embarrassantes de ses intervieweurs sur sa responsabilité dans ce scandale né au moment où il était ministre des Transports. Pour ne pas perdre la face, le Mincom n'hésite pas à recourir à l'intimidation. M. Issa Tchiroma aurait pourtant pu se passer d'une telle gymnastique intellectuelle. Et ce n'est pas faute pour ses conseillers en communication et autres collaborateurs d'avoir essayé de le dissuader de parler.

«On a utilisé tous les arguments, 30 minutes avant le début de la conférence de presse, on en était toujours à essayer de convaincre le ministre de faire dans le meilleur des cas une simple déclaration. En vain. Même s'il ne cessait de marteler qu'il n'a peur de rien, mais quiconque le connait pouvait bien se rendre compte qu'il donnait en réalité l'impression d'une personne acculée et poussée dans ses derniers retranchements», souffle-t-on dans son entourage.

La preuve, après cette conférence de presse, certaines rédactions reçoivent pour consigne de mettre sous le boisseau toute actualité défavorable au Mincom. Mardi 12 juin, même le téléspectateur le moins avisé a bien perçu l'embarras de Jean Jacques Ze au cours de la revue de presse matinale sur Canal 2. Si le rédacteur en chef a bel et bien commenté les unes secondaires du quotidien Mutations, il ne dira mot sur la grande Une consacrée justement à «Une enquête ouverte contre Issa Tchiroma».

Bien avant, le Mincom avait carrément suspendu Guibai Gatama des plateaux de débats télévisés, en l'occurrence «Scènes de presse» diffusé dimanche soir sur la Crtv. M. Issa Tchiroma reproche au directeur de publication de L'œil du Sahel de s'être toujours fait le devoir de rappeler à l'opinion publique toutes les avanies que le président du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc) déversait sur le Renouveau et son initiateur du temps où il était une tête de proue des mémorandistes du Grand-Nord. Surtout que le patron de cet hebdomadaire régional ne se prive pas de révéler ses turpitudes dans la mare politique du Nord tout en repoussant les offres de conciliation de toute nature portées par des émissaires. «Sa détermination à tirer le maximum d'un régime au sein duquel il est convaincu d'avoir trop souffert le pousse à tout», croit savoir une source de la scène politique du Grand-Nord.

C'est que, dès son retour au gouvernement le 30 juin 2009, le ministre de la Communication (Mincom) n'a eu de cesse de décocher des flèches en direction de tous ceux qu'il soupçonnait de contrarier le Président ou son action. Le porte-parole non désigné s'illustre alors par une prise de parole a hue et a dia. Affaires Bibi Ngota, du bébé volé de Vanessa Tchatchou ou du Pid, opération Epervier, lettres ouvertes de M. Marafa….M. Issa Tchiroma ne se retient sur aucun sujet ou événement.

Au mépris de la présomption d'innocence ou de la retenue langagière qu'impose sa posture institutionnelle, des mots comme «prévaricateurs et prédateurs de la fortune publique», «bandits», «malfrats» enrichissent son vocabulaire. Au passage, il règle des comptes personnels. «Issa Tchiroma, qui accomplit sa mission avec tant de zèle, s'est tellement posé en annonciateur de la République exemplaire qu'il lui sera difficile, après ces révélations sur lui, de s'adresser encore aux Camerounais». L'arroseur arrosé.

Dominique Mbassi

MARAFA HAMIDOU YAYA, VICTIME DE L’ANTHROPOPHAGIE POLITIQUE DU SYSTÈME



Suite à une lecture croisée de l'ordonnance de disjonction du juge Pascal Magnaguemabé
et la troisième lettre de Marafa Hamidou Yaya, je souhaite partager avec vous ces quatre interrogations qui suggèrent qu'il y a eu une réelle volonté d'orienter l'instruction:

1. Le prix de l'avion Le prix de l'avion BB jet qui est délibéré...ment "diminué" par l'ensemble des témoins lors de la procédure d'instruction. Marafa H. Yaya parle lui de 72 millions de dollar et c'est la toute première fois que ce chiffre est avancé. En considérant un accord sur une avance/deposit de 31 millions de dollar, ce montant semble plus réaliste que les 45 millions de dollar avancés par Meva'a Meboutou et les autres lors de l'instruction. L'argument simple est que si le prix du BB Jet avait été effectivement de 45 millions de US $, l'avance représenterait plus de 2/3 du prix libéré à la commande. Ce qui n'a pas de sens dans une procédure de financement de cette taille! Dès lors, cela est un indice non négligeable sur la piste de potentiels "arrangements" lors de l'instruction.

2. Le montage financier : Une fois de plus, la procédure du "stand by letter of credit" est pour la première fois avancée par Marafa H. Yaya, et jamais par les autres témoins lors de l'instruction (en dehors de la deuxième procédure de leasing impliquant Inoni Ephraim). C'est d'ailleurs curieux que même l'ADG de la Camair ne l'ait pas mentionné! Qui faut-il donc croire? Il nous semble que seule la procédure du "stand by letter of credit" peut justifier le paiement en deux tranches du deposit de 31 millions, soit 2 millions de dollar par virement bancaire sur le compte de GIA INTERNATIONAL, et 29 millions $US en "stand by letter of credit" par la suite. Par ailleurs, si la procédure de départ avait été un acompte par virement de la totalité sur le compte de GIA, comment expliquer que cela ait alors été fait en deux opérations distinctes et non un seul? Là encore, Marafa H. Yaya donne de bons arguments pour mettre en cause les autres versions.

3. Qui a ordonné les dépenses? Pour un citoyen lambda et jusqu'à la parution de la lettre de l'ex MINATD, c'est bien le SG de la Présidence qui semble être l'ordonnateur naturel, de part sa double qualité de collaborateur du Chef de l'Etat et de PCA de la SNH. C'est d'ailleurs ce qui ressort de la lecture de l'ordonnance de disjonction. Toutefois, en se référant aux réponses des différents témoins, il apparaît (Cf ordonnance de disjonction) clairement l'implication du Directeur du Cabinet civil (Edgard Mebe Ngo'o) dans le financement de l'opération, et celle du DG de la Présidence sur les aspects administratifs (probablement lien avec les autres Ministères concernés). Ceci peut paraître très curieux au vu des rôles des deux Responsables de la Présidence, mais semble confirmé par les témoins. Toutefois, on relève clairement une implication directe de Mebara dans les ordonnacements par la suite, avec preuvre documentée versée à l'instruction. Malgré que l'instruction n'ait pas suffisamment insisté sur les aspects liés aux différents ordres de décaissement, on peut sous la réserve de la production de preuves écrites, suggérer l'intervention soit du DCC, soit de manière autonome du MINFIB (Meva'a Meboutou) soit des deux à la fois. Le procès devra particulièrement établir cette responsabilité, car elle est au coeur de leur responsabilité dans la complicité de détournement

4. Pourquoi un virement "express" de 29 millions à GIA? L'argument de l'urgence développé par Meva'a Meboutou car "la partie Camerounaise disposait de 72 heures pour payer sinon Boeing vendrait à un autre client" pour justifier le virement en urgence des $ 29 millions US (Cf témoignage Adolphe Moudiki dan sl'ordonnance de disjonction) ne semble pas fondé, vu que plus loin dans le document, on précise que l'avion a été fabriqué spécifiquement à la demande du Cameroun, via GIA INTERNATIONAL, d'ailleurs la lettre de Boeing lors du changement d'avion renforce cela. Ceci pour conclure que Marafa semble avoir bien raison sur le fait que le BB Jet a été fabriqué à la demande spécifique du Cameroun.

Pour finir, il convient de noter que par rapport aux informations dont on disposait dans l'ordonnance de disjonction, la dernière lettre de l'ex MINATD apporte de nouveaux éléments. Il semble aussi que ces éléments soient fondés, du moins sur le plan de la logique cartésienne. Tout cela suffit-il pour conclure que cette affaire est une cabale politique mal ficelée? L'avenir nous le confirmera. Pour l'instant on est certain qu'il y a eu tentative de détournement avec d'autres présumés détourneurs qui semblent ne pas être du tout inquiétés...

Enfin, pour terminer, ces questions nous ramènent forcément au rôle du Juge Magnaguemabé dans cette instruction avec ces petites questions à charge: Sous l'ordre de qui conduit-il cette instruction? Qu'est-il allé chercher dans le bureau de MHY? Un juge d'instruction a-t-il le droit pendant une instruction de se déporter vers le justiciable? N'avait-il pas les miyens de le faire convoquer? Quel est son rôle dans la dissimulation d'une certaine version? Dans l'affaire Atangana Mebara a-til uniquement joué son rôle ou bien l'a -t- il outrepasser?

Ces questions nous peremttront de comprendre mieux la décision de MHY de récuser ce juge dans un premier temps, puis de faire reprendre toute l'instruction qu'il SAIT REPOSER SUR DES BASES FAUSSES dès le départ. Et cela, le simple citoyen est loin de l'imaginer.

A la justice de dire le droit, et non de faire les choix...

mercredi 13 juin 2012

FECAFOOT


Yaoundé, le 13 juin 2012
COMMUNIQUE DE PRESSE

Le quotidien « Cameroon-Tribune », dans sa parution n° 101112/6313 du 12 juin 2012, a publié une interview de Monsieur Jean Paul AKONO, Directeur Technique National Adjoint n° 1, intitulée : « Les sélections ne doivent pas être fantaisistes ».
Nous informons l’opinion publique que les propos tenus par Monsieur Jean Paul AKONO n’engagent pas la Direction Technique Nationale.
La Direction Technique Nationale s’engage à apporter toute sa contribution à la réalisation de la politique de développement du football initiée par la FECAFOOT et assure le staff technique et les joueurs de la sélection nationale « A » de son soutien sans faille au moment où elle est engagée dans la phase des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2013 et de la Coupe du Monde 2014.
Il importe de rappeler qu’en vertu de son organigramme adopté par le Comité Exécutif de la FECAFOOT, la Direction Technique Nationale de Football du Cameroun est une structure de la Fédération Camerounaise de Football ayant pour mission l’élaboration, la mise en œuvre et l’adaptation permanente de la politique technique nationale de football dans le but d’optimiser la compétitivité et la performance du football camerounais, de la base jusqu’à l’élite.
A ce titre, elle est chargée notamment : de la détection des jeunes footballeurs, de la préformation et de la formation des joueurs de football, de la formation des éducateurs et des entraîneurs de football, de la supervision des sélections nationales à l’exception de la sélection nationale de football fanion. Autrement dit, le rôle de la Direction Technique Nationale est de former des joueurs et les mettre à la disposition du staff technique de la sélection nationale fanion.
Depuis la mise en place effective de la Direction Technique Nationale, le Comité Exécutif de la FECAFOOT et son Président, Monsieur IYA MOHAMMED, ont mis à disposition des moyens financiers et matériels conséquents à l’effet de permettre à cette structure de remplir ses missions.

LE DIRECTEUR TECHNIQUE
NATIONAL

Jean ONGUENE MANGA

Junior BINYAM
Journaliste
BP: 20049 Yaoundé-Cameroun
Tel(cell):(237)96 63 06 60
"Une seule main ne peut nouer un paquet" Sagesse africaine
Autre E-mail:jbinyam@hotmail.com

QU’EST-CE QU’UNE COMMISSION D’ENQUETE PARLEMENTAIRE ? COMMENT FONCTIONNE T-ELLE ?


Dans le cadre de l’affaire des commissions perçues par Tchiroma et le crash de 1995, une commission d’enquête parlementaire a été décidée.
une commission d'enquête parlementaire est une commission formée au sein de l'Assemblée nationale ou du Sénat. C'est un des outils au service du contrôle parlementaire du gouvernement.
La création d'une commission d'enquête suit souvent un problème grave et ayant eu une forte résonance dans l’opinion publique .
Les commissions d'enquête parlementaires ont pour mission de « recueillir des éléments d'information soit sur des faits déterminés, soit sur la gestion des services publics ou des entreprises nationales, en vue de soumettre leurs conclusions à l'assemblée qui les ont créées » . Elles constituent en conséquence l'un des modes du contrôle du gouvernement par le Parlement.
Création
La création d'une commission d'enquête est initiée par le dépôt, par un ou plusieurs parlementaires, d'une proposition de résolution.
Si la proposition de résolution est recevable, et si la création de la commission d’enquête est approuvée par l'assemblée concernée, il est alors procédé à sa constitution.
Ses membres sont désignés de façon à assurer une représentation proportionnelle des groupes politiques au sein de la commission.
Une fois constituée, la commission élit son bureau (président, vice-présidents, secrétaires) et désigne un rapporteur.
DEROULEMENT DES TRAVAUX
Dans le cadre de leurs travaux, les commissions procèdent notamment à des auditions (publiques, sauf décision contraire, et, le cas échéant, télévisées), à des déplacements au Cameroun ou à l’étranger, à des enquêtes sur pièces et sur place.
Pour mener à bien leur mission, elles bénéficient de pouvoirs d’investigation étendus.
Elles disposent ainsi d’un droit de citation : « toute personne dont une commission d'enquête a jugé l'audition utile est tenue de déférer à la convocation qui lui est délivrée » ; « elle est entendue sous serment » ; « elle est, en outre, tenue de déposer » (sous réserve du secret professionnel). Ces obligations sont assorties de sanctions pénales.
Les commissions peuvent aussi faire appel à la Cour des comptes, notamment pour lui demander d’enquêter sur la gestion des services ou organismes qu'elle a pour mission de contrôler.
Enfin, leurs rapporteurs ont le pouvoir d'enquêter sur pièces et sur place. Dans ce cadre, « tous les renseignements de nature à faciliter leur mission doivent leur être fournis », et « ils sont habilités à se faire communiquer tous documents de service, à l'exception de ceux revêtant un caractère secret et concernant la défense nationale, les affaires étrangères, la sécurité intérieure ou extérieure de l'État, et sous réserve du respect du principe de la séparation de l'autorité judiciaire et des autres pouvoirs ».
Conclusion des travaux
Les commissions d'enquête ont un caractère temporaire. Leur mission prend fin par le dépôt de leur rapport ou à l'expiration d'un délai de …. à compter de la date de l'adoption de la résolution qui les a créées.
Les rapports sont publiés, sauf vote contraire de l’Assemblée nationale ou du Sénat constitués en comité secret.
Ils comportent généralement des suggestions destinées à remédier aux dysfonctionnements constatés.
wikipedia

lundi 11 juin 2012

JEUNE AFRIQUE A TROUVE LE SUCCESSEUR QUE PAUL BIYA PREPARE


Le ministre camerounais de l'Administration territoriale était déjà étiqueté ainsi quand il était Sg du Rdpc.
Dans son numéro 2683 en kiosque du 10 au au 16 juin 2012, Jeune Afrique s'intéresse au fidèle collaborateur de Paul Biya, René Emmanuel Sadi. Ce dernier pourrait-il prendre la relève de l'actuel chef de l'Etat?
Pendant près de trente ans, il a travaillé tour à tour dans l’ombre. D’abord celle de l’ancien président Ahmadou Ahidjo avant de se mettre au service de son successeur, Paul Biya. Conseiller diplomatique, rédacteur des discours, directeur adjoint du cabinet civil, secrétaire général adjoint… René Emmanuel Sadi a passé plus de deux décennies dans les coulisses de la présidence camerounaise.
En avril 2007, cet éternel second se retrouve au centre du jeu politique lorsque Paul Biya le bombarde secrétaire général du comité central du rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir). Tout Yaoundé se dit alors que le fidèle collaborateur de Biya - 79 ans dont 30 au pouvoir – pourrait bien être le successeur que le vieux capitaine prépare ? Mais au lieu de le conforter en dauphin, cette exposition aussi soudaine qu’imprévue va valoir à Sadi les foudres des clans qui se positionnent pour la succession. Il devient vite l’homme à abattre. En décembre 2011, il est nommé au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation en remplacement d’un autre prétendant au poste, Marafa Hamidou Yaya.

Ce dernier sera arrêté mi-avril et jeté en prison dans le cadre d’une affaire de détournement d’argent public, même si l’intéressé dénonce une manœuvre d’élimination politique.
Pour qui Biya prépare-t-il le chemin du pouvoir ? Sadi, dont le parcours à son nouveau poste ministériel n’est pas exempt de faux-pas, est-il toujours le fils préféré du chef ?
Jeune Afrique tente de répondre à ces questions dans son numéro 2683 (10 au 16 juin 2012).

dimanche 10 juin 2012

CAMEROUN. L’affaire de la corruption de Issa Tchiroma à la base de la tragédie de la Camair à Douala-Youpwè


Voici pourquoi l’actuel Ministre de la communication, Issa Tchiroma Bakary, n’a pas d’autre choix que d’être le fou du Roi. Et voici en quoi Paul Biya le tient.



Jean-Marc Soboth

Lorsque Issa Tchiroma Bakary est nommé Ministre des Transports par le chef de l’État, Paul Biya, le 27 novembre 1992, ce dernier entreprend de retirer le contrat de maintenance des aéronefs de la compagnie aérienne nationale Cameroon Airlines (Camair) à Air France au profit de la compagnie sud-africaine South-African Airways (SAA). À l’époque, le public camerounais exulte face à ce semblant de retour en Afrique.

En fait, la transaction n’a guère de motivation de patriotique.

On le saura plus tard avec un certain contenu problématique dudit contrat. Les aéronefs de la Camair connaissent en effet moult incidents techniques, rapidement. «La maintenance soi-disant sud-africaine est mal faite», répètent alors d’inaudibles techniciens de la Camair, qui se demandent finalement pourquoi on n’a pas plutôt choisi d’investir sur place puisqu’ils sont certifiés Boeing Corp. C’est à un point où les appareils camerounais, de retour d’Afrique du Sud en révision, doivent séjourner ensuite dans les ateliers de la Camair à Douala où les techniciens locaux «recommencent tout à chaque fois».

On compte des incidents mineurs que l’on passe sous silence. Mais le paroxysme se révèle être le crash tragique du B. 737 baptisé «Le Nyong» de retour de Cotonou surmédiatisé, qui entraîne la mort de pas moins de 71 personnes à Douala-Youpwè, début décembre 1995.

À l’époque, l’enquête conclut rapidement à une «erreur de pilotage» de l’ancien pilote de l’armée de l’air, le commandant Younoussa, recruté à la hâte à la Camair à la faveur, pense-t-on, de sa proximité d’avec le Ministre des Transports, M. Issa Tchiroma. Cela permet d’éviter le sujet qui fâche : la maintenance scandaleuse.

Une firme de droit libanais, Advanced Trust, appartenant à un certain Pr. Fouad Srouji, fournira, plus tard, au gouvernement camerounais les documents de preuves montrant que des fonctionnaires camerounais avaient été corrompus par les Sud-Africains pour le transfert de la maintenance des aéronefs à la compagnie sud-africaine. D’aucuns en auraient même acquis de l’immobilier dans le pays de Nelson Mandela. Issa Tchiroma ayant également présidé une privatisation catastrohique des aéroports du Cameroun, d’aucuns soupçonnent un autre marché de dupes...



Advanced Trust, for ever…

L’État du Cameroun à travers ses conseils dont le conseiller aux affaires juridiques Jean Fouman Akame, et l’avocat, Georges Engono Essame, obtiendront ainsi gain de cause et dommages-intérêts (plusieurs milliards de francs Cfa) devant les tribunaux sud-africains dans une action judiciaire y engagée au nom de l’État. Un protocole d’accord avec la firme franco-libanaise avait permis d’acheter les preuves du deal mafieux.

En sus du Ministre des Transports, Issa Tchiroma, le deal impliquait l’ancien directeur commercial de la Camair, Louis-Paul Motazé, et l’ancien Président du conseil d’administration, M. Joseph Belibi. Le trio porte techniquement la responsabilité de la tragédie du B. 737 «Le Nyong».

Sous la houlette du conseiller juridique du chef de l’État, Jean Foumane Akame, le parquet d’instance du Mfoundi a émis l’intention de poursuivre les indélicats. Le Procureur Mvondo Evezo’o a écrit au chef de l’État pour lui faire part de son désir de mettre en mouvement l’action publique contre les trois corrompus. D’autant que les représentants de l’État du Cameroun excipèrent avec succès, dans leur action, à côté de la tragédie de Youpwè, la perte d’un réacteur du B. 747 Combi «Mont Cameroun» sur le ciel parisien. L’appareil revenait d’une visite technique en Afrique du Sud. Rien ne s’est passé depuis. Le chef de l’État, saisi, n’a jamais réagi. Les seules réactions connue ont été la nomination en 2009 de Issa Tchiroma à la tête du Ministère de la Communication, comme porte-parole du gouvernement, ainsi que les nominations successives de son «neveu» Motazé.

Ceux qui connaissent bien le machiavélique chef d’État camerounais pensent que des tels prédateurs présentent aux yeux d’icelui les profils idéaux pour des entrées remarquées dans ses gouvernements.

J.M.S.

SÉCURITÉ PRÉSIDENTIELLE: LA PREMIÈRE DAME EMBARRASSE PAUL BIYA



Chantal Biya se serait énergiquement opposée à la promotion de Donatien Melingui Nouma, à la direction de la Sécurité présidentielle. Le colonel de l’armée de Terre, officier de sécurité, était pressenti à ce poste stratégique au sommet de l’Etat en remplacement du Général de Division Ivo Desancio Yenwo. Le général de division de Gend...armerie est annoncé sur le départ, pour faire valoir ses compétences à l’extérieur du pays.

Après les nominations et les diverses mutations intervenues au sein des Forces de défense intervenues le 11 mars 2011, il est actuellement question de l’amorce des mouvements au cœur des services stratégiques de sécurité, principalement à la direction de la Sécurité présidentielle (Dsp). L’imminence de ces mouvements semble fortement avérée au regard du remue ménage faussement discret qui a cours dans l’entourage sécuritaire immédiat de Paul Biya. Ivo Desancio Yenwo, élevé au grade de Général de Brigade du corps de la gendarmerie nationale depuis 2001, et promu général de division le 11 mars 2011, originaire de la région du Nord-ouest, devrait, selon une indiscrétion émanant de la forteresse d’Etoudi, céder cette direction qu’il occupe depuis 2004 à son second, le colonel de l’armée de Terre Donatien Melingui Nouma, commandant de la 1ère compagnie de protection et de sécurité à la Dsp, originaire de la région du Centre. Ivo Desancio Yenwo, après le général (aujourd’hui de corps d’Armée), René Claude Victor Meka et le Commissaire divisionnaire de Police Pierre Minlo’o Medjo, qui connaît bien la maison où il occupait alors le poste de directeur adjoint de la Sécurité présidentielle, sera appelé, loin de constituer une disgrâce, a appris Le Courrier, à faire valoir ses compétences ailleurs, probablement à l’extérieur du pays.

Cela participerait de ses états de services antérieurs dans le renseignement, compte tenu de son passage au Centre national des études et des recherches (Cener), actuelle Direction générale de la recherche extérieure (Dgre), autrement dit les services de contre- espionnage et des renseignements, où il en était l’adjoint au directeur. Seulement, il se pourrait bien que l’officier supérieur à qui devrait échoir ce strapontin stratégique, véritable ceinture de protection de Paul Biya, ne soit pas comme certains l’auraient pressenti, le colonel Donatien Melingui Nouma
Ecueils

Selon une source bien informée dans le sérail, Chantal Biya se serait opposée à la nomination, en tant que protecteur en chef de son époux, de cet officier de sécurité, historien militaire, qui «travaillerait bien» et qui ferait cependant profil haut auprès du Prince. Il est «l’ombre du Président», assure-t-on. De fait, les rapports adressés à Paul Biya par sa hiérarchie militaire, et ses états de services militeraient également en la faveur de ce «cinq galons» qui a progressivement grandi en estime auprès du chef de l’Etat. Admis avec son compatriote le colonel Gabriel Emmanuel Mbida, (commandant la Brigade du Quartier général) sur un total de 64 candidats, (de l’armée de Terre), au très sélectif Brevet d’Etudes militaires supérieures, promotion 2008 du Collège Interarmées de Défense, il est passé depuis la même année du grade de Lieutenant colonel à celui de Colonel. Bien plus, Donatien Melingui Nouma, officier supérieur, à qui d’innombrables frères d’armes reconnaissent outre des compétences professionnelles avérées, une grande probité, bénéficierait de la haute confiance du Président de la République, chef des Armées, en d’autres domaines.

LA JEUNESSE REPOND A BELINGA EBOUTOU

Monsieur le directeur du cabinet Civil
Vous avez récemment adressé une lettre aux camerounais intitulée « la politique du Cameroun émergent » ; Non pas que la jeunesse soit contre la récente mode épistolaire au Cameroun, mais nous nous demandons pourquoi vous ne rencontrez pas physiquement les jeunes par exemple pour discuter de ça en direct à la télévision ! (excusez l’audace ! qui sommes-nous pour discuter avec les Dieux que vous êtes ? écrivez-nous des lettres, c’est plus facile ! comme-ci vous étiez sur mars et nous sur terre !) Votre lettre très élitiste, au mieux, ne parviendra qu’à 2% des camerounais, alors qu’un échange de Tchiroma à la télévision avec les journalistes a vite fait le tour du pays ! Voilà pour la forme ! Voyons à présent pour le fond et le contexte !

Votre lettre semble déjà nous dire en filigrane « Oubliez Marafa, revenons à l’essentiel » !

- mais comment y revenir quand on a un peuple abusé, qui se rend compte que son président voulait s’offrir un avion alors qu’il peinait pour atteindre le point d’achèvement ?
- Comment revenir à l’essentiel quand le peuple a compris que des responsables par négligeance cause la mort de leur compatriote et ne sont pas sanctionnés ! ils sont promus à des fonctions gouvernementales !
- Comment revenir à l’essentiel, votre essentiel, alors que l’essentiel basique tel que l’eau et l’électricité ne sont pas garantis en trente ans de pouvoir !

- Comment revenir à l’essentiel quand on a un régime qui transforme une lutte importante contre la prévarication en combat de règlement de compte politique ! Comment revenir à cet essentiel que vous souhaitez ?
Vous rappelez en introduction que « …Pour vaincre l’immobilisme tant décrié et dont le Cameroun est victime, le Président de la République demande désormais à chaque haut responsable de l’Etat de mettre en pratique, une méthode de travail où l’efficacité et la rapidité doivent être de rigueur. » savez-vous Monsieur le Directeur du Cabinet Civil, que les Ministres de votre gouvernement arrivent au bureau à 11H quand ils sont ponctuels ?

Savez vous que pour ouvrir une entreprise au Cameroun vous mettez plus de trois mois alors qu’en théorie il faut onze jours comme le stipule le tableau ci-dessous ?

Ëtes-vous au courant, Monsieur le Directeur du Cabinet Civil, qua notre star Samuel Eto’o est allé investir des milliards chez le voisin gabonais (inauguré par le président gabonais son excellence Ali Bongo) parce qu’au Cameroun, à tous les échelons on lui exige de reverser des passe-droits ? Voilà la réalité du Cameroun « Émergent » que vous appelez de tous vos vœux.

A propos du Pôle agricole et environnemental
Vous parlez de « valoriser nos forêts, nos terres agricoles, nos parcs, nos montagnes, nos savanes et notre littoral maritime, à travers l’industrie du bois, l’agriculture, l’agro-industrie et l’écotourisme, respectueux de l’écosystème et de la biodiversité. » Savez-vous Monsieur le Directeur du Cabinet civil que nous avons des tracteurs qui prennent de la rouille dans les broussailles à Ebolowa ? Des centaines de tracteurs ! Pendant ce temps, les élites du RDPC remettent encore des houes, des machettes, et des brouettes aux agriculteurs, comme en 1960, l’époque de mon grand-père !

A propos du Pôle industriel de production et de la transformation
Vous parlez de « promouvoir la valorisation locale des matières premières, l'exportation de produits à forte valeur ajoutée, la diversification et l’intensification de la production de produits manufacturés, fabriqués pour les besoins de la consommation intérieure, sous régionale et internationale. »
Savez-vous Monsieur le Directeur du Cabinet civil que le Chef de l’état a complété la signature relative à la convention ACP-UE, et que par conséquent notre pays est devenu un immense comptoir où on déverse tout ? savez-vous que le bois, l’or, le pétrole etc…sont exportés sans aucune transformation locale, et par conséquent aucune valeur ajoutée au travail et à l’emploi ? Ces produits que votre régime exporte brut constituent pour ces pays des terreaux d’emplois pour les sociétés occidentaux où vous les expédiez !

A propos du Pôle des Services et des Nouvelles technologies
Vous écrivez que « L’objectif est de valoriser les ressources humaines nationales et celles de la diaspora, par le développement des emplois dans les services, pour attirer vers le Cameroun, de nouveaux investisseurs. Faire des nouvelles technologies de l'information et de la communication, un standard pour améliorer la sécurité et la rapidité des transactions nationales et internationales. Faire de l’économie verte et du tourisme, de nouveaux supports nationaux de développement des emplois et de l’activité économique. »

Savez-vous Monsieur le Directeur du Cabinet civil que l’essentiel de nos ressources humaines formées quitte systématiquement le pays à cause de l’attitude de votre régime à snober, à ne jamais reconnaitre les mérites de la jeunesse ? Je passe sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication ! Quand au Cameroun toute transaction s’effectue en cash, l’argent des lions, on le leur remet dans les sacs Mbandjock.

A propos du Pôle de la Gouvernance
Vous écrivez, « L’objectif est de promouvoir une justice indépendante et efficace. Rendre effective la décentralisation. Organiser des élections justes et transparentes » Là vous rigolez peut-être ! Une justice Indépendante ? C’est bien celle là qui a acquitté Atangana Mebara et qui est malgré tout maintenu en prison ? Des élections justes et transparentes ? Avec un code électoral qui ne prévoit pas une élection à deux tours et donc la porte ouverte à toutes les dérives ?


A propos du FMI qui nous encourage à persévérer dans nos palpables efforts.
Nous aussi nous avons appris en écoutant la radio le mois dernier, que selon le FMI, le Cameroun passe de 4 à 5% de taux de croissance ! Bonne nouvelle ! Mais seulement, voilà, ici à Etam Bafia, le pain n’a pas baissé, le riz coûte plus cher, le poisson…
Monsieur le Directeur du Cabinet civil, merci de nous avoir écris depuis votre planète, nous espérons que notre réponse vous parviendra aussi !
Portez vous bien !
Respectueusement
Pour la Rassemblement de la jeunesse Camerounaise
Le Porte-Parole
Sismondi Barlev BIDJOCKA
Sismondi2@yahoo.fr
Tél : 77 85 89 19

vendredi 8 juin 2012

BELINGA EBOUTOU REVIENT A L'ESSENTIEL


La Politique du Cameroun Emergent

Depuis l'élection Présidentielle du 09 octobre 2011, les défis de l’émergence, s’imposent à l’économie camerounaise.
Le pays tout entier est entré dans une ère de changements. Changements dans les conduites managériales, changements dans les comportements.
Chaque responsable à l’obligation de produire les résultats attendus de son secteur d’activité.
Pour vaincre l’immobilisme tant décrié et dont le Cameroun est victime, le Président de la République demande désormais à chaque haut responsable de l’Etat de mettre en pratique, une méthode de travail où l’efficacité et la rapidité doivent être de rigueur.
C’est parce que le Cameroun est déterminé à devenir un pays émergent à l'horizon 2035 qu’il nous faut diversifier notre économie qui, depuis trop longtemps, n’a essentiellement compté que sur ses revenus du secteur énergétique, minier et sur l’exportation des produits agricoles de rente. Le développement des grands chantiers structurants a pour objectif principal de redynamiser les quatre principaux Pôles de notre activité économique :
Le Pôle agricole et environnemental
L’objectif est de valoriser nos forêts, nos terres agricoles, nos parcs, nos montagnes, nos savanes et notre littoral maritime, à travers l’industrie du bois, l’agriculture, l’agro-industrie et l’écotourisme, respectueux de l’écosystème et de la biodiversité.
Le Pôle industriel de production et de la transformation
L’objectif est de promouvoir la valorisation locale des matières premières, l'exportation de produits à forte valeur ajoutée, la diversification et l’intensification de la production de produits manufacturés, fabriqués pour les besoins de la consommation intérieure, sous régionale et internationale.
Le Pôle des Services et des Nouvelles technologies
L’objectif est de valoriser les ressources humaines nationales et celles de la diaspora, par le développement des emplois dans les services, pour attirer vers le Cameroun, de nouveaux investisseurs. Faire des nouvelles technologies de l'information et de la communication, un standard pour améliorer la sécurité et la rapidité des transactions nationales et internationales. Faire de l’économie verte et du tourisme, de nouveaux supports nationaux de développement des emplois et de l’activité économique.

Le Pôle de la Gouvernance
L’objectif est de promouvoir une justice indépendante et efficace. Rendre effective la décentralisation. Organiser des élections justes et transparentes, avec le nouveau Code Electoral, perfectible. La refonte du fichier électoral, l’introduction de la biométrie etc. La qualité de la dépense doit impérativement être améliorée pour nous permettre d’accroître nos investissements privés et publics. Le Président de la République a réaffirmé sa détermination à poursuivre la lutte contre la corruption.
Le gouvernement a été mis en mission, pour l’atteinte les objectifs assignés à travers ses feuilles de route qui seront évaluées en août 2012.
Tous les Camerounais de l’intérieur et ceux vivant à l’étranger sont appelés à tourner le dos à l’attentisme, afin que chacune et chacun se mobilise, par son comportement et la qualité de son travail, à la réussite des grandes réalisations.
Un pays émergent, le Président de la République le répète inlassablement, c’est un pays où les institutions démocratiques ne peuvent être remises en cause, c’est un pays où l’économie sort de son cadre pour s’inscrire dans la globalisation, c’est un pays où la pauvreté régresse, c’est un pays où règnent la stabilité et la paix, c’est un pays prospère, en un mot, c’est un pays heureux.
Telle est l’ambition du Président Paul BIYA pour son pays, le Cameroun.
Les premiers résultats sont là. Les investisseurs affluent. L’USAID revient ainsi qu’une multitude d’autres partenaires.
Le FMI nous encourage à persévérer dans nos palpables efforts.
«Doing Business 2012 » édité par la Banque Mondiale vient d’améliorer notre classement.
Ces résultats encourageants, nous font obligation, de poursuivre dans la voie si bien commencée.
Ensemble, avec et autour du Président Paul BIYA, poursuivons, quotidiennement, notre action pour relever le défi des grandes réalisations.

Yaoundé, le 1er Juin 2012

Le Directeur du Cabinet Civil de la
Présidence de la République
Martin BELINGA EBOUTOU

mercredi 6 juin 2012

CAVAYE YEGUIE S'EN PREND A MARAFA HIER A L'OUVERTURE DE LA CESSION PARLEMANTAIRE

Au cours de son discours d’ouverture de la session de juin 2012 du parlement camerounais hier, 5 juin 2012, le président de l’Assemblée nationale (Pan) a invité sans le citer l’ex-ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd) à ne plus «distraire»: Ecoutons

lundi 4 juin 2012

LA DEUXIEME LETTRE DE LA JEUNESSE AU MINISTRE D’ETAT MARAFA HAMIDOU YAYA


YAOUNDE LE 04 JUIN 2012
LE RASSEMBLEMENT DE LA JEUNESSE A MONSIEUR LE MINISTRE D’ETAT MARAFA HAMIDOU YAYA
Monsieur le Ministre d’état.
Au lendemain de votre seconde lettre au chef de l’état, la jeunesse à travers Rassemblement de la jeunesse Camerounaise vous a demandé d’expliquer votre part de vérité dans la scabreuse affaire des 31 millions de dollars destinés à l’achat de l’avion présidentiel. Vous y avez répondu à votre troisième lettre adressée au peuple Camerounais.
La jeunesse enthousiaste face à ces vérités jusqu’ici verrouillées par un système qui ne rend jamais compte au peuple, pense que votre Méa Culpa, pour votre responsabilité dans ce régime est acceptée ! Oui, Monsieur le Ministre d’état, la jeunesse pense que vous êtes utile à la république. Même si vous avez jusque là aidé aux « VICTOIRES » du renouveau au terme des élections dont le système a le secret.
Nous les jeunes, nous sommes content de vos lettres, qui mettent en lumière des choses qu’on nous a caché depuis notre berceau, à toute une génération ! Nous avions fini par croire que DIEU en personne se trouvait au sommet de l’état, tellement on nous a snobés ! mais vous venez de démythifier ces angoisses, et nous savons maintenant à quel sauce nous avons été mangé durant ces trente dernières années. Merci Monsieur le Ministre d’état.
Toutefois, nous avons encore besoin d’éclairages sur deux éléments essentiels pour définitivement digérer votre méa culpa:
- Comment se définissaient les résultats des élections quand vous étiez MINATD ? (Vous nous en avez certes un peu parlez dans l’une de vos lettres précédentes, mais nous voulons savoir se qui se passait dans la cuisine)
- La SNH (société Nationale des Hydrocarbures). Monsieur le Ministre, vous y avez travaillé en tant que cadre et surtout en tant que président du conseil d’administration quand vous étiez SGPR ; La jeunesse apprend que l’argent du pétrole n’a été budgétisé qu’en 2006 : Jusque là où allait-il ? et comment était-il géré ?
Voilà Monsieur le Ministre d’état, pour des besoins d’éclairage et pour l’histoire, nous voulons savoir, nous avons le droit de savoir.
Tout en vous souhaitant bon courage pour l’épreuve que vous traversez, Nous vous prions d’accepter l’expression de notre profonde déférence.
Pour le Rassemblement de la jeunesse,
Le Porte-Parole de la jeunesse Camerounaise
Sismondi Barlev Bidjocka
Tél : 77 85 89 19

LES 5 ANNEXES À LA 4eme LETTRE DE MARAFA HAMIDOU YAYA

LES ANNEXES CITÉES DANS LA 4EME LETTRE OUVERTE DE MARAFA HAMIDOU YAYA.

Annexe 1
Yaoundé, le 26 août 1999
N°047/CF/CAB/SG/PR

Le Secrétaire Général

A Monsieur Le Directeur Général de TRANSNET LTD
Private Bag x 47, JOHANNESBURG - SOUTH AFRICA 2000


Monsieur Le Directeur Général,

Nous avons l'honneur de vous adresser la présente lettre au sujet des accords écrits conclus à Paris, France, en mai 1994, par lesquels la SAA s'engageait à assurer la maintenance des Boeing 737 et 747 appartenant à la compagnie publique CAMAIR.

Selon des informations reçues de Advanced Technics Trust Ltd et confirmées ensuite par une mission d'enquête dépêchée â Johannesburg, dont les membres ont rencontré les dirigeants de TRAWSNET LTD le 06 juillet 1999, vous affirmez clairement dans votre réponse à une instance introduite contre vous par ATT à la High Court de Johannesburg que vous n'êtes pas tenu de payer la somme due à ATT parce que l'accord aux termes duquel vous deviez le faire est illégal en raison du fait que, et nous citons «il a été conclu pour pouvoir verser des pots-de-vin à des cadres de la Cameroon Airlines (CAMAIR) et à des hauts fonctionnaires camerounais afin de les influencer, en leur qualité de responsables de l'attribution des marches de la CAMAIR ou en tant que personnes dont la collaboration et/ou le consentement et/ou l'intervention dans l'attribution de tels marchés étaient requis, pour qu'ils concluent, collaborent à la conclusion, facilitent la conclusion ou approuvent la conclusion entre South African Airways et la CAMAIR d'un portant sur des services de maintenance à effectuer sur les avions de la CAMAIR».

Il ressort également que vous avez déclaré dans votre réplique que vous avez donc versé, à titre de pots-de-vin, la somme de 26.971.178,39 ZAR à ATT.
Pour notre part, nous ne sommes toujours pas au courant de la corruption dont vous parlez. Toutefois, nous sommes stupéfait que vous admettiez, très sincèrement avoir intentionnellement et consciemment versé, à des fins de corruption, plus de 26.971.178,39 ZAR à des employés de la CAMAIR et à des autorités camerounaises influentes pour inciter la CAMAIR à conclure un contrat avec vous.

Permettez-nous de vous informer qu'aux termes des articles 134 et 142 du Code pénal camerounais, la corruption est un délit.

Les déclarations contenues dans le dossier au Tribunal et celles publiées dans la presse et sur Internet ne constituent pas seulement une grossière diffamation à l'encontre de l'Etat camerounais et de la CAMAIR, mais aussi un sérieux préjudice quant aux contrats passés et en cours de validité entre SAA et la CAMAIR.

Par conséquent, nous vous demandons, dans un délai de 15 jours après réception de la présente lettre:

1- de nous communiquer les noms de tous les employés de la CAMAIR et des hautes autorités camerounaises qui se sont laissés corrompre;

2- de préciser les montants, les noms des bénéficiaires et le mode de paiement;

3- d'expliquer en vertu de quoi:

a) Les contrats conclus entre la CAMAIR et vous en mai 1994 à Paris ne devraient pas être considérés comme nuls et non avenus, compte tenu de vos aveux de corruption, dont la conséquence serait le remboursement des 65 millions dollars EU que la CAMAIR vous a versés.

b) le contrat en cours avec la CAMAIR ne devrait pas être résilié en raison de votre mauvaise foi et les sommes versées dans le cadre dudit contrat restituées.

c) l'Etat camerounais et la CAMAIR ne pourraient pas demander réparation en vous estant en Justice pour diffamation.

d) l'Etat camerounais et la CAMAIR ne pourraient pas, étant donné votre conduite, vous rendre responsable des deux accidents, premièrement celui du Boeing 737 à Douala le 05 décembre 1995 qui a coûté la vie à de nombreuses personnes et, deuxièmement la perte du réacteur du Combi 747 à Paris en 1997, du fait de votre défaillance ou de votre grossière négligence dans l'exécution des contrats conclus avec la CAMAIR.

Nous nous réservons le droit d'entreprendre toute action en attendant votre réponse.

Veuillez agréer, Monsieur Le Directeur Général, l'expression de notre haute considération. /-

Marafa Hamidou Yaya


Annexe 2

Arrête N°530/CAB/PR du 14 novembre 2000 portant création d'un Comité de Suivi de l'exécution des contrats de maintenance des avions entre CAMEROON AIRLINES et TRANSNET-SOUTH AFRICAN AIRWAYS.

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

VU la Constitution;
VU le décret n°971209 du 07 décembre 12997 portant organisation du Gouvernement;
VU le décret n°97/209 du 08 décembre 1997 modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°92/070 du 09 avril 1992 portant réorganisation de la Présidence de la République;


ARRETE

Article 1er- (1) II est créé un Comité de Suivi de l'exécution des contrats de maintenance des Aéronefs entre Cameroon Airlines et Transnet SOUTH African Airways ci-après dénommé «Le Comité».

(2) Le Comité de Suivi est rattaché au Secrétariat Général de la Présidence de la République et placé sous l'autorité de celui-ci. Il est doté d'une personnalité juridique et bénéficie d'une autonomie financière.

Article 2- Le Comité a pour mission:

• d'émettre des avis sur les contrats prévus à l'article 1er ci-dessus ;
• de suivre l'exécution desdits contrats
• d'ester en justice et défendre les intérêts de la CAMAIR et l'Etat du Cameroun dans les différends pouvant naître à l'occasion de l'exécution de ces contrats.


Article 3- (1) Le Comité est composé ainsi qu'il suit:

• M. Jean FOUMAN AKAME, Conseiller Technique au Secrétariat Général de la Présidence de la République, Président;

• M. EGBE ACHUO Hillmann, Chargé de Mission au Secrétariat Général de la Présidence de la République, Vice-président ;

• Mme Pauline Christine NGO MAN¬DENG, représentant du Ministère de la Justice, Rapporteur;

• M. Bernard ATEBA, Cadre CAMAIR, Membre.

(2) Le Comité peut faire appel à fout expert ou institution dont, en raison de ses compétences, la contribution est jugée utile.


Article 4- Le Comité se réunit, en tant que de besoin sur convocation de son Président

Article 5- Le Comité rend régulièrement compte de ses activités au Secrétaire Général de la Présidence de la République pour le compte du Chef de l'Etat.


Article 6- Le budget de fonctionnement est financé par des contributions spéciales des administrations et organismes publics.

Le Président du Comité de Suivi en est l'Ordonnateur.

Article 7- (1) Les fonctions de membres de Comité sont gratuites. Toutefois, à l'occasion des réunions, des séances de travail et des déplacements, il leur est alloué une indemnité dont le montant est arrêté par le Secrétaire Général de la Présidence de la République sur proposition du Président du Comité.

(2) Dans le cadre de l'exécution des missions assignées au Comité, ses membres peuvent bénéficier de certains avantages ou gratifications.

Article 8- Le présent arrêté sera enregistré, publié selon la procédure d'urgence, puis inséré au Journal officiel en, français et en anglais. /-

YAOUNDE, le 14 NOV. 2000

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

Et Par Délégation,

Le secrétaire Général de la présidence de la République

Marafa Hamidou Yaya


Annexe 3


LETTRE OUVERTE DE M. H.B. HOLOMISA, DEPUTE, PRESIDENT DU UNITED DEMOCRA
TIC MOVEMENT (AFRIQUE DU SUD) A LEURS EXCELLENCES MESSIEURS THABO
MBEKI, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SUD-AFRICAINE, ET PAUL BIYA, PRESIDENT
DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN

Objet: DEMANDE DE CONSTITUTION D'UNE COMMISSION D'ENQUETE JUDI¬CIAIRE SUR L'AFFAIRE DE CORRUP¬TION IMPLIQUANT LA SOCIETE TRANS-NETJ


Excellences,

Au cours d'une récente session parlementaire, j'ai soulevé le problème d'un pot-de-vin de 26,9 millions de rands versés par Transnet dans ses transactions au Cameroun. Veuillez trouver ci-joints une copie de mon discours et des documents qui étayent mes déclarations.

Si nous nous félicitons de ce que l'affaire soit aujourd'hui portée devant les tribunaux, l'argument selon lequel l'affaire est en instance, ce qui interdit tout commentaire de la part du gouvernement, ne saurait s'appliquer dans ce cas, étant donné l'importance de la couverture médiatique et les nouvelles révélations faites dans les médias camerounais.

Ces comptes rendus sont toujours publiés régulièrement et fournissent des détails précis sur le rôle et l'implication de plusieurs personnes et organismes dans le scandale. Nous pensons également que les intérêts sud-africains sont négativement affectés par ce scandale et que le gouvernement ne peut pas garder le silence et rester inactif. Nous sommes préoccupés par les versions contradictoires données par Transnet devant les tribunaux sur les circonstances du versement du pot-de-vin. En effet, Transnet aurait reconnu devant un tribunal sud-africain avoir versé ce pot-de-vin considérable, alors qu'elle nie toute action semblable devant une juridiction internationale. Il est particulièrement préoccupant que les médias camerounais aient publié des informations selon lesquelles une certaine Madame Marafa, épouse d'un haut responsable à la Présidence de la République du Cameroun, a effectué plusieurs voyages en Afrique du Sud et aurait reçu ce pot-de-vin de la société Transnet.

L'argent du contribuable sud-africain a été détourné pour verser ce pot-de-vin qui serait très élevé. Le contribuable paie aujourd'hui la facture de ces affaires. Troisième coup dur pour le contribuable: la saisie éventuelle des avoirs de Transnet au Cameroun, d'une valeur approximative de 1 milliard de rands.

Nous sommes préoccupés par les rumeurs selon lesquelles le gouvernement sud-africain est sur le point de faire des démarches auprès du gouvernement français afin que celui-ci exerce des pressions sur le gouvernement camerounais pour l'arrêt des enquêtes et procès en cours au Cameroun. Une telle démarche aurait-elle été suivie s'il n'y avait rien à cacher dans cette affaire, au lieu que la position de Transnet soit défendue devant les tribunaux?

En tant qu'Africains, nous avons tous le devoir d'être vigilants à l'égard des affaires de corruption. C'est le seul moyen de nous départir du cliché d'un continent arriéré et non civilisé. Les géniteurs et les potentiels bailleurs de fonds du NEPAD ont reconnu que la bonne gouvernance est indispensable pour le succès de cette initiative.

Les Présidents de la République sud-africaine et de la République du Cameroun peuvent-ils assurer leurs populations qu'il n'y a rien à cacher? Inversement, au cas où cette assurance ne peut être donnée, il faudra s'attendre à ce que l'affaire soit soumise à une enquête exhaustive. On pourrait par exemple se demander si les Présidents sud-africain et camerounais se sont entretenus sur ce problème. Si tel est le cas, à quelle date et quelle décision a été prise? Si cet entretien n'a pas eu lieu, quelle en est la raison?

Etant donné ce qui précède, je demande au Président Thabo Mbeki de créer de toute urgence une Commission d'enquête judiciaire sur celle affaire.
Veuillez agréer, Excellences, l'expression de ma très haute considération.

(é) H.B. Holomisa Député Président du United Democratic Movement Afrique du Sud



Annexe 5

PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE REPUBLIQUE DU CAMEROUN
Paix-Travail-Patrie

Le Ministre d’Etat, Secrétaire Général

NOTE A LA TRES HAUTE ATTENTION DE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

M. HOLOMISA, Parlementaire et Président du Parti Politique dénommé « United Democratic Movement » en Afrique du Sud a cru devoir, à travers une Lettre Ouverte, appeler Votre Attention et celle du Président THABO MBEKI sur la nécessité de créer une Commission d'Enquête Judiciaire relative à des pratiques de corruption impliquant la Société Sud Africaine TRANSMET.

Dans cette Lettre Ouverte, M. HOLOMISA m'a mule nommément mis en cause ainsi que mon Epouse.

Autant je m'astreints à ne pas réagir aux outrances de notre Presse locale, autant il m'a semblé utile et nécessaire de ne pas laisser une personnalité étrangère me mettre ainsi injustement en cause.

C’est pourquoi j'ai répondu sans tarder à M. HOLOMISA.

Je Vous transmets respectueusement ci-joint copies de la Lettre Ouverte de M. NOLOMISA et de ma réponse (ainsi que leurs traductions en français) que je, compte également envoyer au Président THABO MBEKI.

Marafa Hamidou Yaya



Annexe 6


MINISTÈRE DE L'ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DÉCENTRALISATION

Yaoundé, le 18 juin 2005

NOTE POUR MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

A/S d'une action en justice Afrique du Sud.

J'ai le très grand honneur de porter à Votre Très Haute connaissance que j'ai engagé, à travers la firme d'avocats «LAPIN ATTORNEY» basée à Johannesburg, une action en justice contre M. BANTOU HOLOMISA, parlementaire et président du «United Democratic Movement» (LIDM) en Afrique du Sud.

En effet le 27 mars 2002, au cours d'un débat parlementaire, M. HOLOMISA avait soulevé la question d'un pot de vin de 26,9 millions de rands payés par la société Transnet dans le cadre de ses opérations au Cameroun.

De même dans une lettre ouverte en date du 27 mars 2002, M. HOLOMISA a cru devoir appeler Votre Attention ainsi que celle du Président THABO MBEKI sur la nécessité de créer une Commission d'enquête judiciaire relative à des pratiques de corruption impliquant la société sud-africaine Transnet.

Dans cette lettre ouverte, M. HOLOMISA m'avait nommément mis en cause ainsi que mon épouse.

J'avais immédiatement réagi par lettre en date du 12 avril 2002 adressée à. M. HOLOMISA dans laquelle je m'élevais avec force contre cette accusation gratuite et diffamatoire.

J'avais en outre dit à M. HOLOMISA que le fait que l'affaire soit pendante devant les tribunaux ne m'autorisait pas à en parler mais que je me réservais le droit de saisir les tribunaux sur cette affaire dès la fin des enquêtes et du procès sur l'affaire Transnet, afin que soient rétablis mon honneur et celui de mon épouse qu'il a tant contribué à tenir.

Aujourd'hui, à ma connaissance, l'affaire a été jugée, Transnet a été condamnée et le Cameroun a été indemnisé. Cependant, un doute pourrait continuer à planer sur mon implication dans cette affaire. C'est pourquoi je me suis résolu à engager une action judiciaire contre HOLOMISA afin qu'il rétracte ses accusations, présente par les mêmes voies des excuses à mon épouse et à moi-même espérant ainsi rétablir un tant soit peu notre honorabilité.

En effet, autant je m'astreints à ne pas réagir aux outrances de notre presse locale, autant il m'a semblé utile et nécessaire de ne pas laisser une personnalité étrangère mettre ainsi injustement en cause un haut responsable dans notre pays.

Je Vous prie de trouver ci-joints, copies de la lettre ouverte de M. HOLOMISA en date du 27 mars 2002 et de ma réponse en date du 12 avril 2002 ainsi que celles de leurs traductions respectives.


Marafa Hamidou Yaya

dimanche 3 juin 2012

bagarre entre militantes du RDPC à Garoua


Plus rien ne va au sein du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais. Bagarre entre les militantes lors du séminaire d'information et de sensibilisation des responsables du parti à la base le 2 juin 2012 à Garoua. Au coeur du problème: l'affaire Marafa. Image par Olivier Tseffo de STV (Garoua)

LA QUATRIEME LETTRE DE MARAFA HAMIDOU YAYA


LE 4ÈME MISSILE DE MARAFA HAMIDOU YAYA. Comment un GANG constitué de Issa Tchiroma, Louis Paul Motazé et Joseph Belibi, corrompu par des Sud-Africains, se sont rendus responsables du crash d'un B.737 ("Le Nyong") à Douala, qui a entraîné la mort de 71 personnes.
Paul Biya a commis une erreur en s’en prenant pour rien à Marafa Hamidou Yaya. Et en politique, les erreurs se paient chère. ..
Marafa parle ! parle le père ! c’est dans l’intérêt du peuple.

LETTRE INTEGRALE
Monsieur le Président de la République,

Je vous écris de la prison centrale de Kondengui où je suis incarcéré. Avant tout, je réitère solennellement mon innocence pour les faits qui semblent m'être reprochés et j'espère bien avoir l'opportunité de le prouver devant les tribunaux compétents.

Si je vous saisis aujourd'hui, c'est pour solliciter à nouveau que justice soit rendue dans une autre affaire d'avions (déjà!) où j'avais injustement été incriminé il y a plus d'une dizaine d'années. Décidément, l'histoire a l'art de bégayer ou plutôt de se répéter.

Rendez-moi enfin justice et indemnisez les victimes. Car seule une application saine de la justice permettra à notre Pays de bâtir une SOCIÉTÉ DE CONFIANCE.

D'emblée, permettez-moi de présenter mes très sincères excuses à nos compatriotes qui ont perdu des êtres chers dans le crash du Boeing 737 de la CAMAIR à Douala en 1995. Je ne réveille leur douleur que pour demander à nouveau que justice soit enfin rendue et que les ayants-droit des victimes de cet accident soient adéquatement indemnisés. C'est aussi cela le rôle de l'Etat.

En mai 1994, des accords écrits avaient été conduits à Paris, en France, par lesquels la South African-Airways (SAA) s'engageait à assurer la maintenance des Boeing 737 et 747 appartenant à la défunte CAMAIR.

Du fait de la défaillance et de la grossière négligence dans l'exécution de ces contrats, le Boeing 737-200 immatriculé TJ-CBE et baptisé Le Nyong, s'est écrasé à Douala le 03 décembre 1995, coûtant la vie à soixante et onze (71) personnes. De même, en 1997, le Boeing 747-200 Combi, Le Mont Cameroun, a perdu un réacteur en plein vol, aux environs de Paris, en France. Un de nos compagnons de détention à Kondengui était un des passagers de ce vol. Il en est encore traumatisé.

Les deux (02) pilotes du Boeing 737 étaient des amis. Le commandant de bord, Monsieur Younoussa AMAN SALI et moi nous nous connaissions depuis l'enfance. Nous avons partagé le même banc en classe Terminale "D" au lycée de Garoua. Puis nous avons partagé la même chambre à la Cité Universitaire de l'Université de Yaoundé. Après son décès, j'ai été dans son village à Bé, non loin de Garoua, et en compagnie de son frère le lamido, nous avons prié sur sa tombe qui se trouve à l'intérieur de la concession du lamidat.

J'ai connu le pilote, Monsieur Lombo, lorsque je travaillais à la SNH et que je voyageais beaucoup. Nous nous sommes rencontrés sur son lieu de travail, c'est-à-dire dans les avions. C'était également un camarade d'enfance de mon épouse à Douala. Cela a contribué à nous rapprocher encore plus. Après son décès, mon épouse et moi sommes allés réconforter sa mère et ensemble, nous avons prié sur sa tombe qui se trouve dans la cour de leur maison à Douala.

En 1999, alors que j'étais Secrétaire Général de la Présidence de la République, le Ministre d'Etat délégué à la Présidence, chargé de la Défense, Monsieur AMADOU ALI vous a fait parvenir une note résultant d'un entretien qu'il a eu avec son ami MILA ASSOUTE, d'où il ressort que la négligence de SAA était due au fait que cette entreprise corrompait des autorités du Gouvernement camerounais et de la CAMAIR.

Cette corruption mise à nu, rendait juridiquement nuls les contrats conclus entre SAA et CAMAIR. De ce fait, les paiements de soixante-cinq (65) millions de dollars US (soit au taux de 1$US = 500 frs CFA, Trente-deux milliards cinq cent millions (32.500.000.000) francs CFA) perçus par SAA dans le cadre de ces contrats devraient être restitués à CAMAIR. En outre, des dommages et intérêts devraient être exigés.

A l'époque le Ministre d'Etat, qui m'a toujours jalousé pour des raisons qui lui sont propres et avec qui j'ai entretenu des relations heurtées pendant notre cohabitation au Gouvernement, ainsi que les autres intervenants camerounais dans ce dossier, m'ont présenté comme le principal bénéficiaire des fruits de cette corruption.

Dès lors, tout a été mis en œuvre pour que ma "culpabilité" soit connue de tout le monde. Les mêmes journaux qui ont préparé l'opinion en vue de mon incarcération avaient été mis à contribution, dans le cadre d'une campagne haineuse et particulièrement violente à l'époque.

Imaginez-vous, Monsieur le Président de la République. J'étais votre principal collaborateur. Vous me receviez en audience tous les jours. J'étais supposé être au centre de ce tragique scandale, et je devais vous regarder dans les yeux tous les jours!

Imaginez-vous, Monsieur le Président de la République. Par ma supposée prévarication, je devenais responsable des décès de deux (02) amis proches et d'une soixante dizaine de nos compatriotes!

La conscience tourmentée, j'ai cherché à me rapprocher de ceux qui ont survécu à cet accident. C'est ainsi que j'ai reçu à ma table l'hôtesse de l'air Mademoiselle WELISSANE. De même, chaque trimestre, je recevais à mon bureau, Monsieur NDONG TOUNG, adjoint au directeur des affaires générales à la Présidence de la République également rescapé de ce crash. Je lui établissais des ordres de mission pour aller effectuer ses contrôles médicaux en France et y rencontrer son psychiatre.

Au-delà du regard de ces deux compatriotes, j'essayais de sonder leur âme pour savoir ce qu'ils pouvaient penser du monstre que j'étais supposé être. Ce fut une torture permanente pour moi.

Je me suis alors juré de ne rien ménager afin que la vérité soit connue au sujet de cette affaire et que justice soit rendue. La providence m'y aidera.

Sur vos instructions, j'ai saisi par correspondance en date du 26 août 1999, le Directeur Général de TRANS-NET Ltd de cette affaire (cf. Annexe 1). Par la suite, j'ai signé un arrêté en date du 14 novembre 2000 portant création d'un comité de suivi de l'exécution des contrats de maintenance des avions entre CAMAIR et TRANS-NET-SAA (cf. Annexe 2).

Ce comité avait pour mission entre autres, «d’ester en justice et défendre les intérêts de CAMAIR et de l'Etat du Cameroun dans les différends pouvant naître à l'occasion de l'exécution de ces contrats».

Dans le cadre du travail de ce comité, le mécanisme de cette corruption a été mis à nu, les différents acteurs et bénéficiaires ont été identifiés et certains l'ont reconnu formellement, au vu du rapport de mission en date du 07 décembre 2000 que le comité vous a adressé.


A AUCUN MOMENT MON NOM N'A ÉTÉ ASSOCIÉ A CETTE SCABREUSE AFFAIRE.

Je vous avais alors proposé que le gain financier que notre pays devait tirer de l'action engagée en justice puisse être utilisé de la manière suivante:

a) Indemniser les ayants-droit des victimes de l'accident du Boeing 737 à hauteur de cent millions (100.000.000) de francs CFA par personne.

b) Renflouer la CAMAIR avec la différence afin de consolider les fonds propres de cette compagnie.


Dès lors, j'étais devenu le témoin gênant. En effet, ceux qui avaient intérêt à ce que je sois présenté comme le bénéficiaire des fruits de cette corruption avaient été formellement démasqués et ont été pris de panique. Non seulement la presse ne parlera plus de cette affaire, mais une stratégie insensée et diabolique sera mise en œuvre pour me discréditer définitivement.

C'est ainsi que les concernés ont pris langue avec Monsieur BANTU HOLOMISA, à l'époque membre du parlement sud-africain, président du parti politique "United Democratic Movement" et en mal de notoriété. Celui-ci a écrit une lettre ouverte en date du 27 mars 2002 adressée à Son Excellence THABO MBEKI, alors Président de la République d'Afrique du Sud et à vous-même (cf. Annexe 3); lettre qu'il a lue en séance plénière du parlement sud-africain, demandant la constitution d'une commission d'enquête judiciaire sur l'affaire de corruption impliquant la société TRANSNET.

Dans cette lettre, Monsieur BANTU HOLOMISA reprend, selon lui, les allégations faites dans la presse camerounaise selon lesquelles mon épouse (Nommément citée) aurait fait plusieurs voyages en Afrique du Sud pour recueillir les pots de vin de la société TRANSNET.

Effectivement, à l'époque, mon épouse avait fait plusieurs voyages en Afrique du Sud pour des raisons de santé. Elle y a subi plusieurs hospitalisations et opérations chirurgicales dans des formations sanitaires et par des praticiens également connus. Elle continue d'ailleurs à s'y rendre et à s'y faire suivre; son dernier voyage remonte au mois de mars 2012.


MON EPOUSE NE CONNAÎT NI TRANSNET NI SES DIRIGEANTS ET N'EST EN RIEN CONCERNEE PAR LES ÉLUCUBRATIONS DU DÉPUTÉ SUD AFRICAIN BANTU HOLOMISA.

Après la stupéfaction, j'ai par correspondance en date du 12 avril 2002 à lui adressée (cf. Annexe 4) et transmise par DHL (Lettre de transport aérien n° 358.2947.141), informé Monsieur BANTU HOLOMISA que j'ai pris connaissance de sa lettre ouverte avec beaucoup d'intérêt que je la considérais comme une diffamation et qu'à l'issue des procédures judiciaires en cours, je me réservais le droit de le poursuivre en justice. J'ai également porté à sa connaissance que copies de ma correspondance seraient envoyées au Président THABO MBEKI et à Vous-même. La vôtre vous a été transmise le même jour par mes soins (cf. Annexe 5). Celle du Président THABO MBEKI l'a été par DHL (Lettre de transport aérien n° 358.2947.701).

Après plusieurs années, j'ai été informé que l'affaire a été jugée, que TRANSNET a été condamné et que le Cameroun a été indemnisé. A ma grande surprise, AUCUN DES BÉNÉFICIAIRES CONNUS DES FRUITS DE CETTE CORRUPTION N'A ETE INQUIÉTÉ, NI SUR LE PLAN ADMINISTRATIF. ENCORE MOINS SUR LE PLAN PÉNAL.

Même Monsieur AMADOU ALI qui était pourtant à l'origine du déclenchement de cette affaire ne s'y est plus intéressé, en qualité de Ministre de la Justice pendant plus de dix (10) ans, alors qu'une soixante dizaine de nos compatriotes ont perdu leur vie!

Afin de restaurer un tant soit peu mon honneur et celui de mon épouse durablement salis et dont personne ne semblait se soucier, j'ai saisi Monsieur TEM Emmanuel, Avocat camerounais du Cabinet "LAPIN ATTORNEY" basé à Johannesburg, pour engager une action en justice pour diffamation contre Monsieur BANTU HOLOMISA. Je vous en ai rendu compte par note en date du 18 juin 2005 (cf. Annexe 6)

Après avoir étudié le dossier que je lui ai confié et effectué quelques démarches préliminaires, Monsieur TEM m'a assuré de la justesse de ma démarche et de sa conviction d'une issue qui me serait favorable d'un procès éventuel (cf. Annexe 7.). Il m'a cependant mis en garde contre le retentissement médiatique qu'entrainerait ce procès en Afrique du Sud, ce qui ne manquerait pas de porter un préjudice certain aux relations entre ce gays et le nôtre.

J'ai sollicité une audience au cours de laquelle je vous ai fait part de cette mise en garde de mes avocats. Vous m'avez demandé de mettre fin à cette procédure afin de préserver les intérêts de notre pays. A mon corps défendant, j'ai dû suspendre cette procédure, me privant ainsi de l'opportunité de restaurer mon honneur et celui de mon épouse.

Je vous ai réitéré, à l'occasion de cette audience, la nécessité d'indemniser les ayants-droit de l'accident du Boeing 737 à hauteur de cent millions (100.000.000) de francs CFA par personne, comme je vous l'avais déjà proposé. Ce qui serait justice.

Quelle ne fut ma consternation lorsque quelques années plus tard, les bénéficiaires de cette corruption ont été promus dont certains à des fonctions gouvernementales! Je vous avais alors fait part de Mon refus de collaborer avec Monsieur ISSA TCHIROMA en particulier, par respect pour la mémoire de mes deux (02) amis et des autres victimes du crash du Boeing 737 de la CAMAIR en 1995.


Monsieur le Président de la République,

Rendons justice à ces victimes. Car seule la justice nous permettra collectivement de BATIR UNE SOCIETE DE CONFIANCE.

Les tergiversations pourraient excéder et exaspérer nos compatriotes, comme elles ont excédé et exaspéré Cromwell à son époque pour moins que cela.

En effet, en 1653, après avoir appris que le parlement essayait de continuer à siéger malgré un accord de dissolution et après avoir échoué à s'entendre sur un règlement intérieur applicable, Cromwell perdit patience. Le 20 avril, il prit part à une session et écouta une ou deux interventions. Puis il se leva et harangua les membres du parlement. Ce discours n'a malheureusement pas été préservé mais il a été souvent paraphrasé. Ainsi a t-il dit: “...you have sat too long here for any good you have been doing. Depart I say, and let us have done with you. In me name of God, go!"


Marafa Hamidou Yaya

samedi 2 juin 2012

LIVRE: '’MARAFA HAMIDOU YAYA L’AUTOMNE DE LA COLÈRE’’


LIVRE: '’MARAFA HAMIDOU YAYA L’AUTOMNE DE LA COLÈRE’’

Extrait du livre MARAFA HAMIDOU YAYA L’AUTOMNE DE LA COLÈRE à paraitre lundi: ...quand on imagine l’avenir en écrivant « Le président de la république Marafa Hamidou Yaya a reçu ce jour le rassemblement de la jeunesse Camerounaise », ça... sonne vrai, réel, possible, et peut être souhaitable !tant l’homme force l’admiration des camerounais par son sens de la rigueur, son charisme et sa vision d’un Cameroun intègre prospère et démocratique; sa version des faits pour ce qui lui est reproché, relative à l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel dans sa troisième lettre, met en lumière la vérité, les acteurs et leur rôle......