presse force one

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informations, investigations, analyses

mercredi 27 juin 2012

« FAUTES DE GESTION AU CAMEROUN »


(Investir au Cameroun) - Les dirigeants sont de plus en plus enclins à accorder des marchés publics à leurs connaissances en se soustrayant aux règles des commissions de passation de marchés.

Le conseil de discipline budgétaire et financière a sanctionné des gestionnaires de la fortune publique reconnus coupable de faute de gestion le 11 juin 2012.
Il s’agit du Recteur de l’Université de Yaoundé II, Jean Tabi Manga, du Doyen de la faculté des Sciences économiques et de Gestion, et du Doyen de la faculté des Sciences juridiques et politiques. Des fautes de gestion intervenues entre la période de 2006 et 2009.

Faute de gestion n°1 attribué au Recteur de l’Université de Yaoundé II : «Violation de la règlementation des marchés publics, caractérisée par : le fractionnement de nombre de marchés, au travers de la fragmentation des commandes, ayant eu pour effet de les soustraire de la compétence des commissions de marchés publics correspondantes (…)».

Faute de gestion attribuée au Doyen de la faculté des Sciences économiques et de Gestion : «Fractionnement des marchés publics d’acquisition de fournitures ou de matériels, à l’effet de les soustraire à la compétence des commissions de marchés publics correspondantes».

Son collègue de la faculté des Sciences juridiques et politiques est sanctionné pour : «Fractionnement des marchés publics d’acquisition de fournitures ou de matériels, à l’effet de les soustraire à la compétence des commissions de marchés publics correspondantes».

Les trois gestionnaires sont reconnus débiteurs envers l’Université de Yaoundé II – Soa, à des montants différents. 162 millions de FCfa pour chaque doyen et 61 millions FCfa pour le recteur. Des sommes importantes, même s’il faut relever que ce ne sont pas les seules fautes de gestion qui leur sont imputées. Chacun parmi eux doit par ailleurs payer une amende de deux millions de FCfa.

Le phénomène de fractionnement des marchés publics est loin d’être l’apanage des gestionnaires d’universités. Partout dans l’administration camerounaise le phénomène est grandissant. «C’est la grande tentation des gestionnaires. C’est une faute récurrente», reconnaît le secrétaire permanent du Conseil de discipline budgétaire et financière, Marc Mendouga Alima. Pour lui, les gestionnaires ont tendance à éviter les commissions de passation de marché en fractionnant les marchés afin de les attribuer à leurs connaissances. «C’est une faute qui peut être punie au pénal si on établit que le gestionnaire qui a fractionné le marché a des intérêts auprès de l’adjudicataire du marché», explique Marc Mendouga Alima.

Deux niveaux
A l’Agence de régulation des marchés publics (Armp) on affirme que cette faute persiste dans l’administration publique. Même si, sans avancer les chiffres, on reconnaît que par rapport à 2006, le niveau des fractionnements a relativement baissé. Pour Aubert Magloire Afana Afana, chef de la division du suivi des marchés publics à l’Armp. «On peut observer ici que des gestionnaires, en une semaine, procèdent à deux bons de commande pour l’acquisition de papier à hauteur de huit millions de FCfa, il y a volonté de fractionnement, car on aurait pu l’acquérir à travers une seule lettre de commande.», explique-t-il.

Selon le décret du 24 septembre 2004 portant code des marchés publics, le fractionnement de marché en marchés de moindre envergure en lettres-commande ou en bons de commande, dans le but de le soustraire à la compétence d’un autre organe est considéré comme une violation à la réglementation des marchés publics.
Les procédures à suivre
Procédures Montant des marchés Dispositif contrôle
Bon de commande ≤ à 4,9 millions de FCfa Pas de commissions
Lettre de commande De 5 millions à 29,9 millions de francs Cfa Avec commission sans observateur indépendant
Marchés publics ≥ 30 millions de francs Cfa Avec commission de passation et observateur indépendant
BOD

lundi 25 juin 2012

JUSTICE ET POLITIQUE


EXTRAIT DU CODE DE LA PROCEDURE PENALE
Article 122 — (1)
a) Le suspect doit être immédiatement informé des faits qui lui sont reprochés et doit être traité matériellement et moralement avec humanité.
b) Au cours de son audition, un temps raisonnable lui est accordé pour se reposer effectivement.
c) Mention de ce repos doit être portée au procès-verbal.
(2) Le suspect ne sera point soumis à la contrainte physique ou mentale, à la torture, à la violence, à la menace ou à tout autre moyen de pression, à la tromperie, à des manoeuvres insidieuses, à des suggestions fallacieuses, à des interrogatoires prolongés, à l'hypnose, à l'administration des drogues ou à tout autre procédé de nature à compromettre ou à réduire sa liberté d'action ou de décision, à altérer sa mémoire ou son discernement.
(3) La personne gardée à vue peut, à tout moment, recevoir aux heures ouvrables la visite de son avocat et celle d'un membre de sa famille, ou de toute autre personne pouvant suivre son traitement durant la garde à vue.

(4) L'Etat assure l'alimentation des personnes gardées à vue. Toutefois, ces personnes sont autorisées à recevoir quotidiennement de leur famille ou de leurs amis les moyens nécessaires à leur alimentation et à leur entretien.
(5) Tout manquement, violation ou entrave à l'application des dispositions du présent article expose son auteur à des poursuites judiciaires sans préjudice, le cas échéant, des sanctions disciplinaires.
Article 122, aliena 3 et 4

Le massacre des Bamilékés par l'armée française

L’OUGANDA VA INTERDIRE DES ONG DE DÉFENSE DES HOMOSEXUELS



L’Ouganda s’apprête à interdire 38 organisations non gouvernementales accusées de « recruter » des enfants ougandais pour promouvoir l’homosexualité. C’est ce qu’a annoncé, mercredi 20 juin, le ministre de l’Ethique, Simon Lokodo. Il n’a pas donné la liste des ONG visées mais il a précisé qu’il s’agissait d’organisations ougandaises et internationales. Les ONG rejettent les accusations.

Simon Lokodo a accusé des associations de défense des homosexuels d’être soutenues financièrement par l’étranger, et de « recruter » des enfants ougandais dans les rangs homosexuels. « Les ONG sont des canaux à travers lesquels l’argent arrive pour recruter », a dit le ministre et ancien prêtre catholique. «Je dispose de la liste des réunions qu’elles ont tenues pour renforcer, accroître et recruter (les homosexuels) », a-t-il précisé….
En tout début de semaine, le lundi 18 juin, la police est intervenue pour mettre fin à une conférence sur les droits des homosexuels organisée dans un hôtel à Kampala, interpellant une quinzaine de militants venus d’Ouganda, du Rwanda, du Kenya et de Tanzanie.

Le séminaire avait pour objectif d’aider les communautés gays locales à réagir aux violations de leurs droits, avait alors expliqué l’association organisatrice, Projet des défenseurs des droits de l’homme en Afrique centrale et de l’Est.

L’Ouganda, qui punit déjà l’homosexualité par de sévères peines de prison, souhaite durcir sa législation. Depuis trois ans, un projet de loi controversé est à l’examen devant le Parlement. Il prévoit non seulement un durcissement des peines contre les relations homosexuelles mais aussi l’interdiction de la « promotion » de l’homosexualité, notamment par un soutien financier aux gays et aux lesbiennes.

Un texte précédent prévoyait la peine de mort pour les récidivistes. Cette dernière disposition ainsi que la peine de réclusion criminelle à perpétuité avaient provoqué de vives réactions, notamment des bailleurs de fonds qui ont menacé de suspendre leur aide à l’Ouganda. Elles ne devraient pas être retenues dans le nouveau texte.
Source: RFI

dimanche 24 juin 2012

LA VERITE DU MINISTRE FAME NDONGO SUR L'ARRIMAGE DE LA CRTV AU SATELITE

1 genese du projet gouvernemental d'éradication des zones d'ombre et de silence l'etude technique menee en 1998 par la crtv sous la ferule du ministre de la communication rene ze nguele avait pour objective d'arrimer la crtv au satelite a partir du reseau hertzien cette offre technique comportant soixante sites a construire a ete jugee onereuse car elle proposait une rehabilitation pure et simple du reseau hertzien pour un cout de 22 milliards fcfa

2 decision du gouvernement une reunion interministerielle presidee en fevrier 2000 par le premier ministre te regroupant le minfi le minepat le mincom et le minerex adopte la proposition du mincom projet de 8'2 milliards de fcfa en deux phases 3.5 milliards et 4.7 milliard fcfa a realiser en 3 moi et 11 jour par le consortium franco - camerounais mds international ntin.

3 les raison fondees de l'offensive du ministre de la communication jacque fame ndongo contre la fracture numerique et la facture social.

la crtv creee par ordonnance presidentielle en 1987 peu l'arrivee du president paul biya au pouvoir connaissait une degradation continuelle de ses equipement et une obsolescence remarque du systeme de diffusion hertzienne au sol le taux de couverture nationale de la chaine a capitaux publics etait de 40. pour cent pour la radiodiffusion et de 30 . pour cent pour la television et ce a trois mois de a tenu a yaounde du sommet france afrique de janvier 2001
la rehabilitation du reseau hertzien terrestre de l'ordre de 22 milliards fcfa etait onereuse pour le gouvernement ce d'autant plus quil allait creee une fracture et une facture sociales entre les nantis et les demunis au detriment de la politique de lutte contre la pauvrete et les exclusions pronee pär le president de la republique la crtv n'est pas une chaine a peage la solution la mieux disante et la plus efficase a ete propose par le consortium franco camerounais pour un montant 8.2 milliards fcfa la finalite de son operation etait la suivante offrir a la crtv pendant et apres le sommet france afrique de janvier 2001 un systeme signaux hibride de transport des signaux par satellite puis un arrosage du champ de reception en mode analogique terrestre l'acces au sinal de la crtv au bout des travaux allait etre gratuit pour l'utilisateur evidement si on fait des redevances audiovisuelles prelevees systematiquement tous les mois par le ministre des finance sur les revenus de tous les salaries du secteur public.

samedi 23 juin 2012

POINT DE PRESSE AFFAIRE POLYCARPE ABAH ABAH


POINT DE PRESSE AFFAIRE POLYCARPE ABAH ABAH

PAR LE POOL DES AVOCATS DE LA DEFENSE DE POLYCARPE ABAH ABAH ANCIEN MINISTRE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Yaoundé, le 21 juin 2012

Cabinet d’Avocats Me Jean Calvin BILONG
Sis Yaoundé entrée Hippodrome
Introduction :

En date du 19 juin dernier, le Tribunal de première Instance de Yaoundé Ekounou a connu une effervescence particulière en raison du jugement du Ministre Polycarpe Abah Abah qui y a été traduit pour les faits « d’évasion aggravée ». Cette audience a été émaillée d’incidents dont l’issue n’a pas permis le rendu d’une justice équitable, au moment particulier où d’une part les instances ordinales les plus officielles sont interpellées sur l’indépendance de l’institution judiciaire, tandis que d’autres part, certaines personnes, plutôt que de s’en remettre à cette justice recourent à l’opinion publique, avec des déclarations et révélations qui pourraient nuire à la cohésion sociale. Cette situation témoigne de la faillite d’une institution que l’Avocat, réputé chien de garde de la démocratie, est obligé de révéler pour la dénoncer et en appeler aux autorités ordinales.

Le présent point de presse participe de cette volonté de dénonciation et de prise à témoin d’une opinion publique dont on espère qu’elle détermine les instances de décision.

Il entend éclairer sur ce que la plus part des observateurs ont appelé sans excès, « la mascarade du 19 juin 2012 devant le Tribunal de première instance de Yaoundé Ekounou ». Il s’agit donc de donner les faits qui ont généré ce procès d’un genre particulier, le déroulement de l’audience, et permettre ainsi d’apprécier la pertinence des déclarations sur l’indépendance de l’institution judiciaire au Cameroun.

Les faits :
En date du 11 mai 2012, le Ministre ABAH ABAH Polycarpe, bénéficiaire d’une autorisation de sortie de la Prison Centrale de Kondengui, a honoré sous bonne escorte, un rendez-vous médical fixé le même jour à 11 heures, à la Clinique dentaire Adventiste de Yaoundé. N’ayant pu quitter la Prison Centrale de Kondengui avec l’escorte qui lui a été affectée que vers 12 heures 32 minutes, il est arrivé à la Clinique vers 13 heures et a malheureusement trouvé que son médecin traitant était déjà parti. Il a obtenu un nouveau rendez-vous pour le 30 Mai 2012 avant d’exprimer le besoin de s’approvisionner en médicament et denrée alimentaires auprès de sa famille qui réside à ODZA. Il y a été conduit sous la même et bonne escorte.

Vers 13h 30mn, alors que l’escorte s’apprêtait à reconduire le Ministre ABAH Abah dans les locaux de la Prison Centrale de Kondengui, des individus cagoulés, lourdement armés, ont investi les lieux, violentant au passage le gardien, et se sont introduits par effraction dans la résidence familiale du Ministre Abah Abah Polycarpe. Y étant ils se sont roués sur les gardiens de prison qu’ils ont désarmés, en les mettant en joue et leur portant des coups avec leurs armes de guerre ;

Le Ministre Abah a été embarqué par ces individus non identifiés sous la menace d’une arme braquée sous sa tempe et conduit dans un lieu secret où il a été sujet à des traitements inhumains et dégradants, pendant près de 7 heures de temps.

Les responsables judiciaires informés de cette rocambolesque affaire n’en savaient rien jusqu’au moment où les médias ont commencé à en informer l’opinion…. C’est vers 21 heures que le Ministre ABAH ABAH a été conduit dans les locaux de la Direction de la Police Judiciaire, en violation des dispositions légales relatives à l’arrestation et même à la garde à vue.

Cette arrestation a donc été caractérisée par des atteintes à l’intégrité corporelle de Ministre Abah Abah et des gardiens de prison qui l’escortaient en violation de la loi, notamment du Code de Procédure Pénale.

Une telle opération n’a pas pu se dérouler sans que ses auteurs ne bénéficient d’une protection à un très haut niveau de l’Etat. Aucun agent n’a été inquiéter d’avoir procédé de cette manière, et aucune enquête n’a été ouverte malgré les dénonciations. Notre Client Polycarpe ABAH ABAH a en effet été torturé, battu, mis en joue par des individus non identifiés ;

La cabale
Le Ministre Abah Abah Polycarpe et ses Geôliers dont un intendant principal de prison et quatre éléments de la prison centrale de Yaoundé ont ainsi été gardés à vue sans mandat, sans notification même de garde à vue du 11 mai à 21 heures au 15 mai 2012. Avant de faire l’objet d’un procès verbal de flagrance de Monsieur le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Yaoundé Ekounou. L’espoir de voir rendre justice à ces personnes torturées au vu et au su de tous n’a pas été assouvi par la présentation du Ministre Abah Abah au tribunal. C’est dans un environnement de guerre, et sous toutes sortes de menaces que les détenus sont conduits à la prison, pour les gardiens de l’escorte tandis que quelques jours plus tard, le Ministre Abah Abah va faire l’objet d’un nouvel enlèvement nocturne des agents des services de la gendarmerie nationale pour être conduit en un lieu qu’il ignorait, sans qu’en soit informé sa famille, ses avocats ou une personnes susceptible de témoigner du lieu de sa détention. Cette manière de faire également est contraire à la loi. C’est bien plus tard qu’il réalisera qu’il a été déporté dans une cellule des services du Secrétariat d’Etat à la Défense en compagnie d’autres détenus dits de l’opération épervier.

Un procès va donc être organisé au cours duquel il est reproché à notre client et à ses geôliers les infractions « d’évasion aggravé » et de complicité. D’importantes violation des dispositions légales ont donné lieu à des exceptions d’ordre publiques que le juge a, par un jugement avant dire droit, curieusement joint au fond, et en violation des dispositions légales pertinentes clairement excipées. En application de la loi, ce jugement avant dire droit a fait l’objet d’un appel qui, au terme de l’article 594 du code de procédure pénale, oblige le juge à sursoir à statuer jusqu’à l’issue de la décision de la cour d’appel. Bien que cet appel ait été présenté au juge, il s’est abstenu de surseoir. Manifestement partial et plein d’aversion contre notre client et les autres personnes prévenues, Polycarpe Abah Abah a, du banc des accusés où il se trouvait, rédigé une récusation en bonne et due forme qu’il a fait déposer au siège de la cour d’appel du centre en application des dispositions pertinentes des articles 598 ( ?) Du CPP, et cette demande de récusation a été présentée au juge. Celui-ci a refusé de la prendre et a au contraire continuer à juger des gens qui l’ont régulièrement récusé. Ce faisant il a viole les dispositions de l’article 598 Qui lui fait obligation de surseoir à statuer jusqu’à ce qu’il soit prononcé sur les mérite de la demande de récusation.

Dans ce contexte l’ensemble des Avocats de la défense, suivant ses clients s’est abstenu de poursuivre la mission de défense en signe de protestation. Cela n’a rien dit au juge qui a rendu la décision que tout le monde connait.

NOUS EXIGEONS :
Convaincus qu’un magistrat ne peut se permettre des attitudes telles qu’observées au Tribunal d’Ekounou le 19 juin dernier, sauf s’il se sait couvert par une impunité garantie, à l’instar des agents qui ont procédé à l’arrestation de notre client et de ses geôliers, les Avocats de la Défense :

1- dénoncent l’instrumentalisation de certains magistrats et des forces du maintien de l’ordre, par d’autres forces occultes tapis dans les services gouvernementaux très haut placés.
2- exigent que soit garanti à leur client comme à tout justiciable, une justice équitable et indépendante ainsi que la sécurité personnelle qui convient à toute personne détenue ou non.
3- Affirment que le respect dû aux cours et tribunaux n’a de signification que si les magistrats de tout grade et de toute instance, s’appliquent au respect et à l’application des lois et des règlements qui assurent par leur impersonnalité l’équité qui convient à l’institution judiciaire.
4- exigent la sanction de ceux des juges qui n’ont cures des lois, mais s’appliquent à un aplatventrisme prétendument carriériste.

Tel est la signification du présent point de presse pour lequel nous avons invité les médias nationaux et internationaux.

LA MORT DE LA SOCAM


SAM MBENDE FAIT INTERDIRE L'IMPOSTURE DE LA SOCAM QUI VOULAIT ORGANISER UNE ASSEMBLEE GENERALE DE DISOLUTION DE LA CMC; MESSI AMBROISE QUI AVAIT DEPOSE LA DEMANDE S'EST VU CHASSE PA LE SOUS PREFET POUR DEFAUT DE QUALITE

LUTTE CONTRE L'HOMOSEXUALITÉ


Hilton Hôtel de Yaoundé le 21 août 2006, le jeune Ndjomo Pokam est sodomisé et défenestré depuis le huitième étage du Hilton.
Le Rassemblement Jeunesse Camerounaise Rjc déclare désormais le 21 Aout journée de lutte contre l'homosexualité. Rappelons que la loi et la culture Camerounaise condamne l'homosexualité sévèrement.

Le Rassemblement de la jeunesse Camerounaise invite les parents à être vigilants!

Le coup d’État en Syrie et ceux en Italie


par Giancarlo Scotuzzi

La sophistication du dispositif d’asservissement occidental est telle qu’elle dépasse la capacité d’entendement de la plupart d’entre nous. Dans un premier temps, toute résistance à celui-ci ne pourra par définition être que l’ambition d’une infime minorité. Pour l’italien Giancarlo Scotuzzi, il est temps pour celle-ci de s’organiser et de tirer les conclusions politiques d’une lecture lucide du 11 septembre 2001, des guerres « humanitaires » et de la fin de la démocratie en Occident.


Les révélations du journaliste français Thierry Meyssan sur l’imminence d’une manipulation médiatique en Syrie, propulsive d’un coup d’État à l’avantage des États-Unis et de leurs alliés, sont vraisemblables. Elles proviennent d’une source saine et crédible. Meyssan a été le premier à dévoiler que derrière les attentats du 11 septembre 2001 se trouvaient des éléments du gouvernement des États-Unis ; parmi les premiers il a démasqué les révolutions colorées mises en scène, partout où c’était possible, par les États-Unis ; il a été le premier à documenter la manipulation médiatique qui a poussé les électeurs des pays made in USA (italiens compris) à saluer la néo-colonisation de la Libye comme une guerre de libération du tyran ; avant-dernière reconnaissance à Meyssan : il a annoncé dès l’origine comment la révolte anti-Assad est un stratagème virtuel qu’on fait avaler à la presse embedded de l’Occident, journaux et télés italiennes au premier rang des plus grands ivrognes.

A l’aune du bon sens, un brin de crédibilité personnelle : Meyssan, qui depuis des années gérait à Paris un portail international de contre information (Réseau Voltaire), a été contraint de s’enfuir, pour se réfugier au Liban, pour la bonne raison que les services secrets français [1] s’étaient employés, avec leurs collègues étasuniens, à le liquider [2].

La crédibilité qu’elle mérite étant attribuée à la nouvelle du coup médiatique annoncé en Syrie, je crois urgent, pour la gauche révolutionnaire italienne, de se poser deux questions.

La première : est-il possible que le peuple souverain —demain en Syrie, après-demain en Italie— soit jobard au point de prendre pour argent comptant tout ce que la télévision lui sert ? Est-il possible qu’il obéisse aux impulsions du petit écran (et du papier imprimé qui le singe), au point d’être disposé à abjurer, devant des images inédites, tout ce qu’il a sédimenté pendant des années d’autres visions télévisées et, surtout, espérons, de lectures et de déductions personnelles ?

Deuxième question : si la réponse à la première question est affirmative, c’est-à-dire si non seulement les humeurs, mais jusqu’aux convictions profondes et supposées maturées et graves (comme l’accord pour une guerre !) dépendent de quelques heures (cumulées en quelques minutes de ci de là, dans les interstices d’une quotidienneté focalisée ailleurs) d’exposition au petit écran, comment pouvons-nous espérer éviter, nous communistes révolutionnaires, qu’après-demain une manipulation médiatique ne nous attribue qui sait quelles infamies et ne convainque donc le peuple qu’il y a lieu de nous liquider aussi ?

La réponse à la première question (les Italiens sont-ils des jobards ?) se trouve dans ces sous-titres, synthèse extrême d’un Livre noir de la démocratie en Italie, qu’un jour ou l’autre il faudra bien que quelqu’un se décide à écrire.

Berlusconi
Il est arrivé en politique, il s’est fait élire, il a gouverné et continue à co-gouverner (il est la plinthe principale du gouvernement Monti) en totale illégalité. Une loi de l’État, (au cas où le bon sens distillé par la Constitution ne suffisait pas) interdit aux titulaires de concessions publiques, et à plus forte raison de concessions télévisuelles, de se présenter aux élections. Berlusconi en possédait les trois plus grosses privées. Arrivé au gouvernement il les a gardées, en y ajoutant l’utilisation des chaines publiques. Mieux : il a étendu ses propres tentacules médiatiques à des centaines de petites et moyennes télévisions privées, en les subordonnant par des accords commerciaux de type colonial. Eh bien ? Le golpe (coup d’État) de Berlusconi n’aurait-il pas été un coup d’État médiatique ? Quel parti politique a-t-il fait preuve de résistance ? Personne. Pas même le gouvernement dit de gauche (auquel ont participé aussi Rifondazione et le Pdci, ceux-là même qui aujourd’hui prétendent en appeler aux révolutionnaires…) n’a jamais osé dénoncer un conflit d’intérêt (entre le Berlusconi empereur médiatique et le Berlusconi politique) qui est la négation de la démocratie italienne.

Europe
Les éléments constitutifs d’un État sont : le territoire, l’autorité législative, le bras armé. L’Italie les a cédés tous les trois à un super-État appelé Union Européenne, à l’Otan et aux États-Unis. La plus grande base militaire italienne (Aviano) est territoire des États-Unis. Il y a là des centaines d’armes atomiques que seuls les Étasuniens peuvent déclencher. À Vicence (à la caserne Ederle, made in USA) a pris ses quartiers le premier contingent de la Police européenne, qui obéit exclusivement à la Commission Européenne, dont nous allons parler à présent. Le parlement italien peut continuer à faire des lois, certes, pourvu qu’elles ne viennent pas s’opposer à celles émanant de la Commission Européenne. Non, ce n’est pas une erreur : les lois européennes ne sont pas promulguées par le soi-disant parlement européen, qui n’a aucun pouvoir législatif, mais rien qu’un droit de veto limité sur les lois, qui sont le fruit exclusif de la Commission Européenne. Laquelle n’est même pas une expression du Parlement Européen, mais bien celle des potentats économiques et des gouvernements européens. Les soi-disant « députés européens » (comme le furent et continuent à l’être certains des dirigeants de la soi-disant gauche italienne) sont des marionnettes aux mains de la Commission. Les ministres économiques italiens et la Banque d’Italie peuvent pontifier sur le petit écran autant qu’ils veulent et proclamer toutes les mesures et réformes qui leur passent par la tête : mais concrètement ils comptent autant que les prunes du proverbe, parce qu’une politique économique se fonde sur la gestion des moyens de paiement, sur le pouvoir de battre monnaie, alors qu’en Italie on n’émet pas un euro sans la permission de la Banque Européenne, bras financier de l’omnipotente Commission.

Tout ce transfert de pouvoirs de l’État italien à la Commission Européenne est formalisé par une nouvelle Constitution Européenne (pudiquement rebaptisée Traité Européen). C’est écrit noir sur blanc : le peuple italien n’est souverain de rien du tout, si ce n’est de choisir parmi des dizaines de chaînes télévisées toutes distributrices de la même bouillie intoxicante.

Résultat : quelqu’un, parmi les partis présents au parlement italien ou parmi ceux qui, malgré eux, ne sont pas arrivés à y entrer, s’est-il jamais opposé à ce coup d’État européen aux détriments de la démocratie italienne ? Quelqu’un a-t-il osé prétendre soumettre à référendum une Constitution Européenne qui phagocyte celle celle de l’Italie ?

Guerres
La Constitution de la République Italienne (celle en vigueur avant d’être violentée par la Constitution Européenne) est limpide : les forces armées doivent servir exclusivement pour défendre l’État. Concept sacré, répété depuis soixante-dix ans, chaque 25 avril, par le Chef de l’État jusqu’au moindre président d’ANPI [3] de quartier, comme si c’étaient les fantômes des nazis qui menaçaient la démocratie fondée sur la Constitution. Pendant ce temps les gouvernements pro-USA construisaient des porte-avions, qui ne servent pas à protéger un pays, mais à porter les avions et la guerre dans des pays lointains. Ils étaient tellement conscients, ces gouvernements, de violer la constitution qu’ils en baptisaient le premier porte-avions, le Garibaldi, « croiseur tutto ponte », sinon le signifiant aurait trahi l’inconfessable signifié. [4] Au lancement du second porte-avions, le Cavour, l’intoxication médiatique avait désormais suffisamment hypnotisé le peuple pour l’endormir totalement.

Désormais le troisième coup d’état médiatique italien, guerrier (après le télévisé et l’européen), était arrivé à bon port : des années de faux reportages, de fausses nouvelles, d’images manipulées, de connivences des soi-disant partis de gauche, avaient fait croire aux Italiens que la Yougoslavie était un nid d’ethnies barbares qui se massacraient entre elles et qui, si on ne les calmait pas, allaient contaminer même l’Italie de leurs barbaries. Ainsi le peuple italien, rassemblé devant les journaux de régime tout comme leurs grands-parents à Piazza Venezia exaltant les guerres du Duce, donna sa confiance aux gouvernements successifs, ceux d’une soi-disant gauche compris : l’Italie partit aussi en guerre sous la férule de Prodi et de D’Alema.

Et alors : a-t-on jamais vu, devant tant de barbarie médiatique et guerrière, s’élever le moindre vagissement de résistance à part celui, purement symbolique et inefficace, de rares intellectuels à faible audience et poids dérisoire sur le petit théâtre médiatique ?

Depuis les années 90’, la majorité des Italiens est dénervée d’autonomie critique. Elle croit tout ce qu’on lui montre et ce qu’on lui fait lire, pourvu que ce soit des images et des lectures divertissantes et simplistes.

Venons-en au présent et à la Syrie : la réponse à la première question (les Italiens vont-ils avaler la fable sur la révolution syrienne ?) est : oui.

Quant à la deuxième question (que faire, nous communistes révolutionnaires, pour affronter la vague barbare ?), la réponse nous renvoie à l’urgence de nous organiser. Pendant que nous sommes quelques milliers à lire des sites à la Losurdo et à la Meyssan, des millions de téléspectateurs tètent la fable des soldats d’Assad prenant des enfants comme boucliers humains. Demain ils s’enflammeront pour les pseudos héros révolutionnaires syriens fauchés par les rafales des troupes gouvernementales, et se presseront sur une Piazza Venezia virtuelle –où ils ont hier encensé Berlusconi et l’Europe über alles- pour applaudir l’énième guerre coloniale.

Et nous, continuerons-nous à nous contenter de défouler notre dédain en emails et débats entre intimes, version moderne de la bouteille à la mer ?

En somme, prenons le bulletin du front syrien pour ce qu’un communisme militant exige : décidons-nous à le fonder, ce Parti Communiste Italien, ou bien sous peu, quand Obama aura déchaîné la Cyberwar annoncée (qui lui permet de censurer et manipuler tout ce qu’Internet et ondes télévisées diffusent), nos défoulements, une fois griffonnés, nous devrons nous les passer de main en main, si ce n’est les avaler.

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vendredi 22 juin 2012

MARAFA HAMIDOU YAYA EST-IL ENCORE VIVANT ?

MARAFA HAMIDOU YAYA EST-IL ENCORE VIVANT ?

En tout cas le silence observé depuis sa quatrième lettre est inquiétant.

mardi 19 juin 2012

LISTE DES VICTIMES DU CRASH CAMAIR DE 1995

Le Nyong 1995 Passenger Manifest
Mr. Alfonso Doyenn
Mr. Attacher G.
Mrs. Avagbo Chantal
Mrs. Bakoa
Mrs. Biyaga Germaine
Mr. Codjovi
Mr. Dagnon Kaful
Mr. Delchambre George
Ehigue Marie INF
Mr. Enam Germain
Mrs. Engambe Georgine
Mr. Etenema R.
Mrs. Etoun Chantal
Etounde (CHD)
Mrs. Ewande Claudine
Mr Fofana Wamare
Mr. Feutchung R.
Mr. Gambou Tchuitcha Michel
Mr. Garba Soumane
Mrs. Gnimassou M. Mrs. Guemdjo H.
Mrs. Hassana M. Djibril
Mr. Housseyi Dialo
Ika Addo
Miss Imikokeyike M.A
Ars. Kadjeu née Mouagam
Mrs. Kedi Mr. Koffi A.
Mr. Kuoh Alexandre
Mrs. Lapaire Chantal
Mrs. Lassissi Rachidatou
Mrs. Mandou Zenabou
Mr. Mamoudo Zacharia
Mr. Mandeen Robert Chales
Mr. Manga O.
Mrs. Matessa Menouma
Mrs. Mbombo Angèle
Mrs. Mendeng Nyam Lucie
Mrs. Moussiliou
Mrs. Moutsi Rose
Mr. Naye Maikido
Mr. Ndong Toung Antoine
Mr. Ngog Hob Engelbert
Mr. Ngouh Mfangam Adidja
Mrs. Nkapontegam
Mr. Nkoto Mbita
Niket Thomas
Mr. Nomo Ambroise
Mrs. Nsai Nsame Véronique
Mrs. Njike née Iawa Marie
Mrs. Ntieche Née Gharimgam
Mr. Okou A. Gaspard
Mrs. Oloa
Paho Jean Calvin
Baris Steven
Mr. Raimi Titus
Mr. Samyero
Mr. Schmidt Wolfgan
Syll Abdoulaye
Mrs. Tchaptchet Yonkeu Philomène
Mrs. Tchatchaou Rose
Mr. Tema Ngu Jacob
Mr. Tenkue Célestin
Mrs. Toukem Lydie
Mr. Vieyra Patrick
Mr. Yameje
Mrs. Youwa Zenabou
Hanatou (INF)
Mrs. Tougzang Mjoujip.

lundi 18 juin 2012

DISCOURS DE ATANGANA KOUNA A NYABIZAN DEVANT PAUL BIYA

CAVAYE YEGUIE S'EN PREND A MARAFA HIER A L'OUVERTURE DE LA SESSION PARLEMANTAIRE

Au cours de son discours d’ouverture de la session de juin 2012 du parlement camerounais hier, 5 juin 2012, le président de l’Assemblée nationale (Pan) a invité sans le citer l’ex-ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd) à ne plus «distraire»: Ecoutons

samedi 16 juin 2012

LETTRE OUVERTE À VALÉRIE TRIERWEILER : TEXTE DE BERNARD DEBRÉ



TRIBUNE LIBRE DU PR. BERNARD DEBRÉ

Madame,

... Lorsque vous êtes apparue aux côtés de François Hollande, après qu’il eut quitté Ségolène Royal, les citoyens français ont accepté votre présence, certains avec interrogation, d’autres avec un petit sourire, mais la plupart avec gentillesse. En France, l’amour est roi et les nouveaux couples qui se forment, surtout en politique, attirent plutôt la bienveillance.

Nicolas Sarkozy avait bénéficié de cette même « grâce » lorsque Cécilia était partie. Il s’en était expliqué, peut-être un peu trop, en conférence de presse et s’était marié avec Carla Bruni. Autre temps, autre mœurs, diriez-vous. Effectivement, qu’il s’agisse du général de Gaulle avec « tante Yvonne », de Giscard d’Estaing et d’Anne-Aymone, de François Mitterrand et de Danielle ou même de Jacques Chirac et de Bernadette, ces femmes versaient plutôt dans le caritatif discret que vers l’émergence people tapageuse.

Il est vrai cependant que la presse, pour François Mitterrand, a laissé tomber un manteau de discrétion sur sa double vie qu’il n’a révélée qu’à ses dernières heures. Déjà, il paraissait (mais qui a osé en parler ?) tout à fait anormal que sa deuxième « épouse » et sa fille soient prises en charge par l’État : appartement officiel sur le Quai Branly, voitures, chauffeurs, gardes du corps, cuisines et cuisiniers.

Bref ! Les frasques de François Mitterrand, gardées secrètes par des journalistes complices, ont coûté quelques 8 à 10 millions d’euros au budget de l’État

Carla Bruni n’a pas agi dans ce sens ni Bernadette Chirac. Mais vous voilà arrivée et avec vous, comme le dit la gauche, la modernité, ringardisant tout ce qui s’est passé avant.

Après tout, François Hollande a le droit d’avoir comme amie qui il veut et le temps qu’il le désire. Quant au titre de « première dame », il est usurpé. Ce statut n’existe pas et a été monté de toutes pièces par des journalistes avides de sensationnel. Vous n’avez, Madame, aucune existence légale d’autant plus que vous n’êtes ni mariée, ni pacsée. Que dirait-on d’un président de la République qui accumulerait les « premières dames » comme on accumule des amies ou des flirts ?

Vous avez néanmoins exigé d’avoir autour de vous une équipe composée d’hommes et de femmes qui vous suivent, qui vous aident, qui travaillent avec vous et qui sont payés par l’État. Au nom de quoi l’État doit-il s’occuper de votre secrétariat pléthorique ? Ce n’est pas, je pense, pour vous aider à écrire des articles dans votre journal « Paris Match ».

Voici un autre problème. Vous vous réclamez, à juste titre, du statut de journaliste et vous désirez continuer à écrire. Au début de la campagne présidentielle et même, si je ne me trompe, dès l’élection de François Hollande, vous avez clamé haut et fort que vous ne renonceriez pas à écrire dans l’hebdomadaire « Paris Match » et vous avez même annoncé que vous alliez interroger les grands de ce monde pour faire des papiers de politique étrangère ! Journaliste oui, mais journaliste politique non !

Il me semble que ce métier est incompatible avec la fonction que vous aimeriez avoir, même si elle n’est pas officielle. Vous avez donc décidé de faire du journalisme de bavardages pour bien montrer votre autonomie par rapport à votre ami François Hollande. Vous avez néanmoins accepté, demandé, peut-être même exigé de l’accompagner dans ses voyages officiels. A quel titre ? Simplement d’amie !

Il y avait et il y a toujours un obstacle : Ségolène Royal ! Vous ne la supportez pas, elle qui est pourtant mère des 4 enfants de François Hollande. Il semblerait qu’à la Bastille, lorsque François Hollande a « claqué une bise » sur les deux joues de Ségolène Royal, vous ayez exigé qu’il vous embrasse sur la bouche pour montrer la différence de statut ! Cet acte était sinon puéril du moins cruel.

Voici maintenant qu’en femme moderne, vous tweetez. Vous avez réussi, par vos bavardages, à ébranler la campagne électorale et à ridiculiser la France.

Ségolène Royal est candidate, certes parachutée, en Poitou-Charentes. Elle affronte Monsieur Falorni, implanté localement depuis de nombreuses années et ami de François Hollande. Il était naturel que les caciques du Parti socialiste viennent à son secours, elle qui avait été la femme candidate à l’élection présidentielle de 2007.

Il était peut-être moins évident que le président de la République se mêle de ces élections. En Président « normal », il avait annoncé qu’il n’y participerait pas. Les Français avaient d’ailleurs compris que le petit mot de soutien à Ségolène Royal était plus affectif que politique. Elle avait été sa compagne pendant si longtemps.

Mais vous ne la supportez pas, taraudée par la jalousie. Après le ridicule de « embrasse moi sur la bouche » que, semblait-il, vous aviez prononcé, voici maintenant la trahison ! En effet, de quoi vous mêlez-vous en soutenant Monsieur Falorni qui, au demeurant, reste très sympathique ? Est-ce en tant que journaliste politique que vous prenez position pour un candidat ?

Il s’agirait là d’une déviation intolérable de la neutralité politique d’un journaliste. Voyez-vous Monsieur Jean-Michel Apathie, Madame Ruth Elkrief, Monsieur Alain Duhamel prendre position pour qui que ce soit ? Ils devraient rendre immédiatement leur carte de presse, s’inscrire à un parti politique et ne plus parler. Certes, beaucoup de journalistes, beaucoup de journaux, sont à gauche et l’ont montré lors de ces dernières élections. Mais vous, Madame, journaliste à « Paris Match », vous n’auriez jamais dû prendre position. Ce n’est donc pas comme journaliste que vous avez envoyé ce tweet, vous êtes trop intelligente pour tomber dans un tel piège.

Est-ce pour affirmer votre indépendance vis-à-vis de votre compagnon ? Peut-être aussi pensiez-vous affirmer l’importance de la liberté de la femme ? Je ne le crois pas non plus car je ne suis pas sûr que la liberté consiste à faire des gaffes. Peut-être ce mot est-il trop faible ? Il s’agit d’une faute grave. En réalité, vous ne pouviez pas imaginer une seconde que Ségolène Royal, élue, puisse un jour arriver au fauteuil de présidente de l’Assemblée nationale. « Comment cette femme, qui était avec mon ami auparavant, qui a vécu si longtemps avec lui, peut-elle revenir en pleine lumière ? ».

Mais, pire encore, vous imaginiez, dans vos rêves les plus épouvantables, dans les cauchemars les plus terribles, les cérémonies officielles présidées par François Hollande obligatoirement accompagné par Ségolène Royal, en tant que quatrième personnage de l’État. Vous cauchemardiez à l’idée de voir ces grands dîners à l’Elysée, ces dîners officiels où votre place était équivoque, alors que Ségolène, rayonnante, aurait été proche de votre ami par la grâce du protocole. D’ailleurs, c’est pour cette raison déjà qu’à La Rochelle, vous aviez exigé, semble-t-il, que François Hollande parle de vous comme de « son unique amour ». Petite flèche empoisonnée dans le dos de Ségolène Royal.

La France, par ce tweet, a été ridiculisée dans le monde entier. Une si petite phrase ayant de telles conséquences ! Vous avez non seulement desservi la France où vous n’avez aucun rôle à jouer même si vous avez accompagné François Hollande dans ses voyages officiels à l’étranger (ce qui, déontologiquement, diplomatiquement, était déjà une extravagance), mais vous avez desservi le président de la République élu par une attitude grotesque de femme jalouse qui se mêle de politique pour entraver la carrière de son ami ou compagnon.

Vous avez ridiculisé et humilié les femmes des autres présidents français qui, elles, faisaient de l’humanitaire. Vous avez, semble-t-il, balayé d’un revers de la main ces actions remarquables qu’elles avaient menées et, par conséquent, vous avez méprisé tous ceux qui, en France ou ailleurs, ont consacré leur vie aux enfants, aux handicapés, à ceux qui étaient atteints du SIDA, etc.

Bref, ce petit tweet de rien du tout a été le révélateur, Madame, d’un malaise que les Français n’osaient pas admettre, qui mélange la faiblesse du président de la République et la méchanceté de sa compagne.

Acceptez, Madame, mes sentiments mêlés de tristesse, de rage et de surprise.

Pr. Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris

GRAVE PIRATAGE DE MON LIVRE: MARAFA HAMIDOU YAYA L'AUTOMNE DE LA COLERE


Chers Tous Bonjour
De retour ce matin de l’hôpital central, j’ai constaté que la version brouillon incomplète et non corrigée (et peut être modifié dans le but de saboter le succès de l'ouvrage)de mon livre MARAFA HAMIDOU YAYA L’AUTOMNE DE LA COLÈRE est vendue à la poste centrale à 2.000 FCFA et distribuée sur internet.
J’attire l’attention de tous sur ce piratage parti de l’infographe chargé de concevoir le gabarit du livre.
La cérémonie dédicace de mon livre aura lieu Jeudi Prochain à la librairie des peuples noirs à 15H ;
Cordialement

vendredi 15 juin 2012

BREAKING NEWS: LES NOUVELLES DE LA PREMIERE DAME


Breaking News

La première Dame Mme Chantal Biya se trouverait en ce moment même à Montpellier en soin, à l'Hôpital Saint Eloi. Elle y a été admise pour un mal pas grave du tout, il parait. En tout cas nous lui souhaitons un très bon rétablissement! elle est bien ce qui nous reste et qui donne encore à Etoudi un visage Humain!!!

IMMEUBLE DE LA MORT: LE FILS DU MINISTRE AKAME MFOUMOU EUGENE AKAME DIT SA PART DE VERITE


"Bonjour cher monsieur,
je viens de lire avec beaucoup d'intérêt votre publication sur mon mur.
En parcourant votre page de présentation, j'ai découvert que vous avez travaillé dans certains organes de médias au Cameroun... ce qui me laisse supposer que vous avez accès à beaucoup d'informations... Mais, je suis surpris par les contre vérités que vous énoncez.
Ainsi, je porte à votre connaissance les informations suivantes:
1. je n'ai jamais eu à gagner de marché de réfection de l'immeuble ministériel n°1.
2. le marché que mon entreprise a gagné (à la suite d'un appel d'offres régulier et ouvert en 1999) était relatif aux travaux de sécurisation de l'immeuble ministériel n°1; il s'agissait de le sécuriser physiquement en construisant une clôture, le sécuriser contre les intempéries en refaisant l'étanchéité et toutes les canalisations en fonte pour l'évacuation des eaux de pluies jusqu'au Mfoundi, sécuriser ses fondations en aménageant les VRD + viabilisation des sous sols, rdc et les 2 tours situées du côté de la SNI;
3. le marché que mon entreprise a gagné a été exécuté selon les règles de l'art, réceptionné selon les formes et payé;
4. le montant de ce marché était de l'ordre de 400 millions de FCFA et non 20 milliards.
5. une campagne orchestrée par des personnes que je ne veux pas citer
a répandu des nouvelles selon lesquelles mon entreprise avait gagné le marché de réfection de l'immeuble ministériel n°1 et encaissé de l'argent sans faire les travaux, pour nuire à mon père (qui était au gouvernement à ce moment là), me salissant au passage; c'est peut-être au travers de cette campagne que vous avez reçu ces informations erronées et diffamatoires;
6. je n'ai pas jugé opportun de répondre à la dite campagne pour ne pas rentrer dans un match de ping pong; et puis, j'ai estimé qu'ayant obtenu une commande de l'Etat, mon travail devait se limiter à honorer cette commande, et non, à alimenter les discussions de salon; l'intention de la campagne médiatique était de salir à tout prix; car effet, il est difficilement compréhensible que des gens sensées ayant accès aux informations décident délibérément de tourner le dos à la vérité pour répandre des nouvelles de ce type; la seule explication, c'est celle que j'évoque ci-dessus: salir à tout prix;
6. les informations sur les travaux réalisés sur l'immeuble ministériel n°1 sont disponibles au MINHDU (ex ministère de l'urbanisme et de l'habitat); en tant qu'homme de communication, vous devriez vérifier les informations que vous recevez avant de les relayer;
7. je suis disposé, si vous souhaitez en savoir plus, à vous rencontrer et vous présenter les documents auxquels je fais allusion.
En conséquence, cher monsieur, je puis affirmer que concernant le projet de l'immeuble ministériel n°1, je n'ai rien à me reprocher.
Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire que vous souhaiteriez obtenir; mais de grâces, la méchanceté gratuite ne sert à rien.
Je vous souhaite une excellente journée!!
Que DIEU vous bénisse!!

M. Akame."

jeudi 14 juin 2012

Issa Tchiroma - Le fusible du Président est grillé



Accablé par des accusations de corruption dans la gestion du contrat d’entretien des avions Camair, le ministre de la Communication se retrouve dans la position de l'arroseur arrosé. Et fait feu de tout bois pour réduire au silence les journalistes et les médias impertinents.

Issa Tchiroma: Le fusible du Président est grillé

Nommé pour servir de paratonnerre, le ministre de la Communication est foudroyé par l'affaire des rétro-commissions du contrat d'entretien des avions Camair et devient gênant pour Paul Biya.

On l'avait vu entrer dans le gouvernement, on est peut-être en train de le voir en sortir. En effet, les conditions de son arrivée ressemblent étrangement aux conditions qui peuvent provoquer son départ. C'est en 2007, quand le président de la République annonce une révision prochaine de la Constitution que M. Issa Tchiroma est introduit de nouveau en scène, après plus de dix ans de passage à vide. Paul Biya redoute une forte mobilisation populaire et des forces centrifuges intérieures à son camp et qui sont opposés à son projet de modifier la Constitution de janvier 1996. Parmi ceux-ci, un certain Marafa Hamidou Yaya, fils de Garoua comme Issa Tchiroma. Adepte de Machiavel, le chef de l'Etat ne refuse pas l'offre de rapprochement avec cet homme politique en errance, mais qui peut servir à contrecarrer l'ambitieux ancien SG/PR qui ne veut pas le voir postuler pour un autre mandat.

Mais Paul Biya sait qu'il n'y a pas que Marafa Hamidou Yaya qui n'est pas favorable à une modification de la Loi fondamentale pour lever la limitation des mandats présidentiels. Derrière lui se cachent quelques intérêts occidentaux, notamment la France de Sarkozy, ce dernier lui ayant clairement signifié dès leur première rencontre en octobre 2007 à l'Elysée son attente de le voir passer la main. Le Président fera d'une pierre deux coups: il fera entrer Issa Tchiroma, président du FSNC, pour contrarier Marafa Hamidou Yaya et lui confier le strapontin de la Communication pour lui offrir la tribune nécessaire pour contrecarrer les éventuelles attaques qui arriveront de l'extérieur. Fort de ses contacts avec le cabinet civil de la présidence, le futur Mincom monte au créneau: conférences de presse, interventions dans les médias audiovisuels, l'ingénieur mécanicien formé à Paris ne s'économise pas. Il défend la révision constitutionnelle, notamment la levée du verrou de la limitation des mandats présidentiels. Comble de cynisme de Paul Biya: c'est Marafa Hamidou Yaya qui ira défendre le texte devant les députés.

Le travail bien accompli de M. Issa Tchiroma n'est que le début d'une longue collaboration avec le régime, qui atteint son point culminant avec son entrée au gouvernement le 30 juin 2009. Une nomination que n'avait pas souhaitée Marafa Hamidou Yaya, et c'est tant mieux pour le Président. M. Issa Tchiroma sera son chien méchant face aux attaques intérieures et extérieures, une sorte de fusible qui protège un système sans en faire partie. Mais, ce que craint le plus le président, c'est une campagne de déstabilisation exogène, comme ce rapport du Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) qui l'attaque sur ses supposés biens mal acquis. Il y aura aussi l'affaire des «vacances dispendieuses à la Baule» et d'autres gracieusetés comme une plainte du Code, etc. A chaque fois, M. Issa Tchiroma est au four et au moulin. Directement ou indirectement, il répond, contrattaque, au point de déborder les Rdpcistes.

Cet homme qui a développé une énorme capacité à encaisser des coups en a aussi bien donné. Il a parlé, souvent, beaucoup trop. Parfois à temps et a contre temps. Il s'est quelquefois exprimé où le silence était requis, avec pour seul objectif de faire son job, celui de mener une communication réactive et efficace avec la bonne foi de protéger le Président. Pourtant, il n'ignore pas la précarité de sa position et l'ingratitude de son rôle. Intelligent, M. Tchiroma sait que le Président le sacrifiera dès que l'occasion se présentera, des qu'il cessera d'être utile. Avec les révélations de Marafa et la proposition d'une enquête parlementaire introduite par le SDF sur l'accident du Boeing 737 Le Nyong, M. Issa Tchiroma demeure utile, mais est devenu gênant. Il devait être le fusible, il est grillé. Les documents rendus publics, en attendant de savoir jusqu'à quel point ils compromettent le Mincom, sont en effet confondants. Le refus de M. Issa Tchiroma de répondre à ces accusations au cours d'une conférence de presse qu'il a lui-même organisée en rajoute au flou. Dans sa volonté proclamée de nettoyer les écuries d'Augias, le chef de l'Etat a désormais un cailloux dans la chaussure. Il s'appelle Issa Tchiroma Bakary.

Parfait N. Siki




Un retour de bâton. Lundi 11 juin, la conférence des présidents de l'Assemblée nationale, au terme des travaux présidés par M. Cavaye Yéguié Djibril, le président de l'auguste institution, reçoit la résolution du Social Democratic Front (SDF) sur la «constitution d'une commission d'enquête parlementaire au sujet de la non indemnisation des soixante-onze (71) victimes du Boeing 737-200 (Le Nyong) qui s'est écrasé à Douala le 3 décembre 1995». Le texte a été envoyé à la Commission des pétitions et des résolutions pour examen au fond. Une grande première dans les annales parlementaires camerounaises.

Cette démarche inédite envoie un écho d'autant plus retentissant qu'elle vise le ministre de la Communication (Mincom), accusé dans la quatrième lettre de l'ex-ministre d'Etat Marafa d'être bénéficiaire des rétro-commissions et complice de la non-exécution des contrats d'entretien ayant conduit au crash du Boeing 737 et à la sortie de piste à Paris du Boeing 747. D'après le rapport d'enquête publié par l'hebdomadaire L'Oeil du Sahel dans son édition du 11 juin, M. Issa Tchiroma reconnait avoir obtenu des pots-de-vin.

Quelques jours plus tôt, le Mincom a convoqué quelques journalistes pour une conférence de presse consacrée à la déferlante suscitée par les lettres ouvertes de M. Marafa Hamidou Yaya. Au cours de son échange avec la presse, M. Issa Tchiroma se contente d'exiger des hommes de média qu'ils ne relayent plus ces lettres ouvertes, au besoin ils doivent les froisser et jeter dans la poubelle. Et invite l'ex ministre d'Etat de se préparer plutôt à affronter la Justice au lieu de déployer son énergie à distraire l'opinion.

En revanche, il botte systématiquement en touche toutes les questions embarrassantes de ses intervieweurs sur sa responsabilité dans ce scandale né au moment où il était ministre des Transports. Pour ne pas perdre la face, le Mincom n'hésite pas à recourir à l'intimidation. M. Issa Tchiroma aurait pourtant pu se passer d'une telle gymnastique intellectuelle. Et ce n'est pas faute pour ses conseillers en communication et autres collaborateurs d'avoir essayé de le dissuader de parler.

«On a utilisé tous les arguments, 30 minutes avant le début de la conférence de presse, on en était toujours à essayer de convaincre le ministre de faire dans le meilleur des cas une simple déclaration. En vain. Même s'il ne cessait de marteler qu'il n'a peur de rien, mais quiconque le connait pouvait bien se rendre compte qu'il donnait en réalité l'impression d'une personne acculée et poussée dans ses derniers retranchements», souffle-t-on dans son entourage.

La preuve, après cette conférence de presse, certaines rédactions reçoivent pour consigne de mettre sous le boisseau toute actualité défavorable au Mincom. Mardi 12 juin, même le téléspectateur le moins avisé a bien perçu l'embarras de Jean Jacques Ze au cours de la revue de presse matinale sur Canal 2. Si le rédacteur en chef a bel et bien commenté les unes secondaires du quotidien Mutations, il ne dira mot sur la grande Une consacrée justement à «Une enquête ouverte contre Issa Tchiroma».

Bien avant, le Mincom avait carrément suspendu Guibai Gatama des plateaux de débats télévisés, en l'occurrence «Scènes de presse» diffusé dimanche soir sur la Crtv. M. Issa Tchiroma reproche au directeur de publication de L'œil du Sahel de s'être toujours fait le devoir de rappeler à l'opinion publique toutes les avanies que le président du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc) déversait sur le Renouveau et son initiateur du temps où il était une tête de proue des mémorandistes du Grand-Nord. Surtout que le patron de cet hebdomadaire régional ne se prive pas de révéler ses turpitudes dans la mare politique du Nord tout en repoussant les offres de conciliation de toute nature portées par des émissaires. «Sa détermination à tirer le maximum d'un régime au sein duquel il est convaincu d'avoir trop souffert le pousse à tout», croit savoir une source de la scène politique du Grand-Nord.

C'est que, dès son retour au gouvernement le 30 juin 2009, le ministre de la Communication (Mincom) n'a eu de cesse de décocher des flèches en direction de tous ceux qu'il soupçonnait de contrarier le Président ou son action. Le porte-parole non désigné s'illustre alors par une prise de parole a hue et a dia. Affaires Bibi Ngota, du bébé volé de Vanessa Tchatchou ou du Pid, opération Epervier, lettres ouvertes de M. Marafa….M. Issa Tchiroma ne se retient sur aucun sujet ou événement.

Au mépris de la présomption d'innocence ou de la retenue langagière qu'impose sa posture institutionnelle, des mots comme «prévaricateurs et prédateurs de la fortune publique», «bandits», «malfrats» enrichissent son vocabulaire. Au passage, il règle des comptes personnels. «Issa Tchiroma, qui accomplit sa mission avec tant de zèle, s'est tellement posé en annonciateur de la République exemplaire qu'il lui sera difficile, après ces révélations sur lui, de s'adresser encore aux Camerounais». L'arroseur arrosé.

Dominique Mbassi

MARAFA HAMIDOU YAYA, VICTIME DE L’ANTHROPOPHAGIE POLITIQUE DU SYSTÈME



Suite à une lecture croisée de l'ordonnance de disjonction du juge Pascal Magnaguemabé
et la troisième lettre de Marafa Hamidou Yaya, je souhaite partager avec vous ces quatre interrogations qui suggèrent qu'il y a eu une réelle volonté d'orienter l'instruction:

1. Le prix de l'avion Le prix de l'avion BB jet qui est délibéré...ment "diminué" par l'ensemble des témoins lors de la procédure d'instruction. Marafa H. Yaya parle lui de 72 millions de dollar et c'est la toute première fois que ce chiffre est avancé. En considérant un accord sur une avance/deposit de 31 millions de dollar, ce montant semble plus réaliste que les 45 millions de dollar avancés par Meva'a Meboutou et les autres lors de l'instruction. L'argument simple est que si le prix du BB Jet avait été effectivement de 45 millions de US $, l'avance représenterait plus de 2/3 du prix libéré à la commande. Ce qui n'a pas de sens dans une procédure de financement de cette taille! Dès lors, cela est un indice non négligeable sur la piste de potentiels "arrangements" lors de l'instruction.

2. Le montage financier : Une fois de plus, la procédure du "stand by letter of credit" est pour la première fois avancée par Marafa H. Yaya, et jamais par les autres témoins lors de l'instruction (en dehors de la deuxième procédure de leasing impliquant Inoni Ephraim). C'est d'ailleurs curieux que même l'ADG de la Camair ne l'ait pas mentionné! Qui faut-il donc croire? Il nous semble que seule la procédure du "stand by letter of credit" peut justifier le paiement en deux tranches du deposit de 31 millions, soit 2 millions de dollar par virement bancaire sur le compte de GIA INTERNATIONAL, et 29 millions $US en "stand by letter of credit" par la suite. Par ailleurs, si la procédure de départ avait été un acompte par virement de la totalité sur le compte de GIA, comment expliquer que cela ait alors été fait en deux opérations distinctes et non un seul? Là encore, Marafa H. Yaya donne de bons arguments pour mettre en cause les autres versions.

3. Qui a ordonné les dépenses? Pour un citoyen lambda et jusqu'à la parution de la lettre de l'ex MINATD, c'est bien le SG de la Présidence qui semble être l'ordonnateur naturel, de part sa double qualité de collaborateur du Chef de l'Etat et de PCA de la SNH. C'est d'ailleurs ce qui ressort de la lecture de l'ordonnance de disjonction. Toutefois, en se référant aux réponses des différents témoins, il apparaît (Cf ordonnance de disjonction) clairement l'implication du Directeur du Cabinet civil (Edgard Mebe Ngo'o) dans le financement de l'opération, et celle du DG de la Présidence sur les aspects administratifs (probablement lien avec les autres Ministères concernés). Ceci peut paraître très curieux au vu des rôles des deux Responsables de la Présidence, mais semble confirmé par les témoins. Toutefois, on relève clairement une implication directe de Mebara dans les ordonnacements par la suite, avec preuvre documentée versée à l'instruction. Malgré que l'instruction n'ait pas suffisamment insisté sur les aspects liés aux différents ordres de décaissement, on peut sous la réserve de la production de preuves écrites, suggérer l'intervention soit du DCC, soit de manière autonome du MINFIB (Meva'a Meboutou) soit des deux à la fois. Le procès devra particulièrement établir cette responsabilité, car elle est au coeur de leur responsabilité dans la complicité de détournement

4. Pourquoi un virement "express" de 29 millions à GIA? L'argument de l'urgence développé par Meva'a Meboutou car "la partie Camerounaise disposait de 72 heures pour payer sinon Boeing vendrait à un autre client" pour justifier le virement en urgence des $ 29 millions US (Cf témoignage Adolphe Moudiki dan sl'ordonnance de disjonction) ne semble pas fondé, vu que plus loin dans le document, on précise que l'avion a été fabriqué spécifiquement à la demande du Cameroun, via GIA INTERNATIONAL, d'ailleurs la lettre de Boeing lors du changement d'avion renforce cela. Ceci pour conclure que Marafa semble avoir bien raison sur le fait que le BB Jet a été fabriqué à la demande spécifique du Cameroun.

Pour finir, il convient de noter que par rapport aux informations dont on disposait dans l'ordonnance de disjonction, la dernière lettre de l'ex MINATD apporte de nouveaux éléments. Il semble aussi que ces éléments soient fondés, du moins sur le plan de la logique cartésienne. Tout cela suffit-il pour conclure que cette affaire est une cabale politique mal ficelée? L'avenir nous le confirmera. Pour l'instant on est certain qu'il y a eu tentative de détournement avec d'autres présumés détourneurs qui semblent ne pas être du tout inquiétés...

Enfin, pour terminer, ces questions nous ramènent forcément au rôle du Juge Magnaguemabé dans cette instruction avec ces petites questions à charge: Sous l'ordre de qui conduit-il cette instruction? Qu'est-il allé chercher dans le bureau de MHY? Un juge d'instruction a-t-il le droit pendant une instruction de se déporter vers le justiciable? N'avait-il pas les miyens de le faire convoquer? Quel est son rôle dans la dissimulation d'une certaine version? Dans l'affaire Atangana Mebara a-til uniquement joué son rôle ou bien l'a -t- il outrepasser?

Ces questions nous peremttront de comprendre mieux la décision de MHY de récuser ce juge dans un premier temps, puis de faire reprendre toute l'instruction qu'il SAIT REPOSER SUR DES BASES FAUSSES dès le départ. Et cela, le simple citoyen est loin de l'imaginer.

A la justice de dire le droit, et non de faire les choix...