presse force one

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informations, investigations, analyses

mardi 8 mai 2012

CHANTAL ROGER TUILE ACCUSE MESSAPRESSE

Chantal Roger Tuilé, Directeur de publication de la tribune de l'Est accuse Messapresse d'avoir gardé illégalement de l'argent appartenant au journal au titre des frais de ventes.
Joint au téléphone, le directeur de Messapresse a affirmé qu'il souhaite un arrangement à l'amiable.

J V DJENDA EDITO SPORT DU 03 FEV 2001 RTS LE BON VIEUX TEMPS

lundi 7 mai 2012

DU RACISME FRANÇAIS


Présentation de l'éditeur


Depuis le Code noir (1685), rares sont les intellectuels ou dirigeants français qui ont remis en question le socle raciste sur lequel repose notre regard sur " les noirs ", africains ou antillais. Les récentes saillies négrophobes d'Hélène Carrère d'Encausse, Alain Finkielkraut ou Nicolas Sarkozy ne sont pas de malheureux dérapages mais la continuité désolante de préjugés nourris depuis quatre siècles. Qui, en France, sait que Saint-Simon, Bossuet, Montesquieu ou Voltaire ont commis, sur ces questions, des pages monstrueuses ? Que Renan, Jules Ferry, Teilhard de Chardin, Albert Schweitzer ou encore le général De Gaulle leur ont emboîté le pas ? Le pays des Lumières et des Droits de l'homme n'aime pas se voir en ce miroir-là. Odile Tobner révèle que la négrophobie fait pourtant partie de notre héritage. Il est temps de décoloniser les esprits. Enfin.

CHARLES ATEBA EYENE PARLE DU MODERAC ET DE L'ALTERNANCE

PEUT-ON DIRE QU'UN HOMME A VIOLE SA FEMME ?

dimanche 6 mai 2012

Le second tour en direct : François Hollande élu président de la République


Les faits : le candidat socialiste François Hollande est élu président de la République face au candidat UMP Nicolas Sarkozy, selon les instituts de sondage CSA (51,8% - 48,2%), TNS Sofres (52% - 48%) et Ipsos (51,9% - 48,1%).

20h59 : Jean-Luc Mélenchon, soutien de François Hollande : "Sarkozy, c'est fini, enfin! Ainsi est réglé le compte du fossoyeur des acquis sociaux et des services publics de notre République. Sa défaite est celle de son projet d'extrême-droitisation. C'est une très bonne nouvelle pour la France et pour l'Europe", a écrit l'ancien candidat du Front de gauche dans un communiqué."

20h47 : Marine Le Pen (Front national) : "Nicolas Sarkozy a participé à la victoire de François Hollande. (...) Les dirigeants UMP portent la responsabilité de l'échec de leur camp. Ni l'un ni l'autre (Hollande et Sarkozy) n'a la lucidité pour mettre en place un gouvernement pour lutter contre la crise."

20h42 : Ségolène Royal, soutien de François Hollande : "C'est une victoire claire et nette, surtout quand on se souvient de la dureté de la campagne où la droite avait cherché à faire peur."

samedi 5 mai 2012

CAMEROUN-MEDIAS: LE CENACLE DES EXPERTS


Il s’agit ici d’une réflexion sur les experts que nous écoutons sur nos plateaux de radio et de télévision : le matin à la radio, en mi-journée dans la presse, et le soir à la télé. Au total, une bonne dizaine, avec des analyses diversement appréciées : Qui sont-ils ? Pourquoi sont-ils toujours présents, n’y a t- il pas d’autres experts ? Leurs analyses sont- elles innocentes, indépendantes, ou corporatistes… ? C’est la petite réflexion que je vous propose dans ce cénacle des experts.


C’est un truisme de dire que sur le plateau des débats de week end on écoutera : Le Dr Pascal Charlemagne Messanga Nyamding (Le cerbère au CV redoutable), Charles Ateba Eyene (à la langue bien pendu et la tête toujours bien pleine et bien faite), Pius Ottou (le marteau piqueur), Hervé Emmanuel Nkom (Dangereusement ouvert), Mathias Owona Nguini (L’homme libre), Jean François Mebenga (un cacique), Dr Alain Fogue (l’intellectuel Opposant), Dr Njoya Moussa (la Grue), Pr Claude ABE ( le sécateur) Yves Parfait Songue (le déconstructeur), Mathurin Bakoto (l’homme cultivé)…Voilà pour les plus constant et les plus célèbres. Tous les jours, ils se battent pour le contrôle de l’opinion.



LES FEMMES
95% des experts utilisés par les médias camerounais sont des hommes. 5 % des femmes seulement (les chiffres sont de mon estimation personnelle, déduite à l’observation).
Par exemple, les médias expliquent être victimes de « la résistance au réel » des paramètres inter dépendants : les postes à responsabilité au Cameroun sont majoritairement occupés par des hommes. Les plateaux et les colonnes des journaux ne font que reproduire « le caractère profondément inégalitaire de la réalité sociale ». Imparable.
Voilà pour expliquer le degré de testostérone dégagé sur nos plateaux. Pour l’équipe de production de POLICAM sur la RTS, Alice Sadjo et Kah Walah sont les plus disponibles, les plus libres, et les plus courageuses ; les autres, ajoutent-on ici, ont peur de perdre leur poste et n’assument pas toujours leurs positions, aussi élevée soient-elles dans un domaine de compétence scientifique ou politique.
Autre argument : « l’urgence ». Les médias travaillent vite, veulent être « sûrs » de leur expert. Or, se plaignent-ils, nos amies les femmes, frappées du « syndrome d’usurpation », « manquent de confiance en elles », ne s’expriment que si elles « connaissent parfaitement le sujet traité » (ce qui pose manifestement problème), « demandent l’avis de leur hiérarchie » avant de venir. Elles sont donc moins disponibles que les hommes.
Ayant réalisé l'analyse des corpus presse radio et télé, la réalité s’impose d’elle-même.

Oui, les médias pourraient faire un effort. Mais il faut aussi reconnaître que leurs "excuses" renvoient effectivement à une triste réalité, la sélection féroce qu'opèrent les instances académiques, universités, grandes écoles, instituts de recherche, conseillers politiques, et autres lieux d'expression considérés comme "autorisés".
Quittons ici les femmes, et venons-en à nos experts.


I
PASCAL CHARLEMAGNE MESSANGA
Le cerbère au CV redoutable
Son CV est aussi grand que l’encyclopédie Wikipédia. En matière de compétence politologique, sociologique…il reste incontournable, et percutant quand il le veut bien. Enseignant à l’IRIC (institut de relation International du Cameroun), produit de la Sorbonne et d’autres grandes universités de France, il est très disponible pour apporter chaque fois qu’il est sollicité, sa pierre à la construction nationale. Les réactions des auditeurs durant ses analyses varient en fonction de ses postures : Quand il parle du Biyaisme, sa passion va au-delà de celle du Christ, et là les réactions ne sont pas toujours en sa faveurs ; Rappelons qu’il est membre du comité central du RDPC, le puissant parti au pouvoir. Il est prêt à assumer sa part de responsabilité dans le régime Biya sans se cacher, mais il n’hésite pas à dénoncer ses camarades de parti englués plutôt dans l’affairisme pendant que lui et le plus jeunes (Pius Ottou, Ateba Eyene…) défendent Paul Biya et son bilan.
Quand il est dans la posture stricte de l’analyste politique, sociologue ou autre expertise, l’audimat l’embrasse, tellement l’homme est froid, pertinent, et là il diffuse les réverbérations de la science pure.
C’est un Monsieur Physiquement impressionnant et caractériellement sanguin ; (il est originaire de Yabassi)
Il est presque toujours disponible, toujours prêt à défendre son parti le RDPC, mais aussi et surtout, son expertise reste l’élément majeur explicatif de sa présence sur les plateaux. Voilà pourquoi il reste incontournable.


II
Charles ATEBA EYENE
Personne ne peut prétendre connaître le RDPC mieux que lui ! Il a à son actif une bonne dizaine d’ouvrage au sujet de son parti, pourtant c’est un incompris qui donne les maux de têtes aux thuriféraires du régime, embusqués dans les réseaux.
Il défend son champion Paul Biya, mais pas à l’aveuglette. Par exemple, il n’a pas vraiment apprécié le dernier remaniement ministériel opéré par Paul Biya, et il ne se cache pas pour le dire.
Sa posture toujours iconoclaste est un casse-tête pour les dirigeants du RDPC, qui se demandent tous les jours à quelle sauce Ateba Eyene va les manger la semaine suivante. Charles Ateba Eyene à lui tout seul est une industrie d’idée. Son principe c’est chaque jour une idée ; Sa dernière trouvaille, le MODERAC 2018 (mouvement pour le contrôle de l’alternance en 2018).
Lui ne cache pas ce qu’il pense ; Membre suppléant du comité centrale au RDPC, le fils de Bikoka ne manque pas un seul moment de dénoncer les sectes, les réseaux les criminels homosexuels qui prennent la république en otage, Charles Ateba prône une république du mérite, une attitude qui lui vaux tous les ennemis imaginables ; d’ailleurs il n’a pas de bureau au Ministère de la culture où il est en service. Diplômé de l’ESSTIC, il vient d’obtenir un Doctorat, et la polyvalence de son expertise tant en sémiotique politique, en communication politique et bien d’autres lui valent d’être tout le temps solliciter sur les plateaux.



III
Pr PIUS OTTOU
C’est un enseignant d’université, économiste de formation, il est membre de comité central du RDPC ; Il est plutôt centriste pourrait-on dire ! On le situe entre Ateba Eyené le bourreau radicaliste des réseaux et autres sectes qui minent le mérite, et Messanga Nyamding, le fondamentaliste supporter sans condition de Paul Biya.
Ses domaines de compétences sont le sport, l’économie et la politique.
Comme les précédents, sa disponibilité à débattre des questions de la nation, sa connaissance et sa passion pour les questions technique de gestion de football le rendent important pour les médias qui en ont besoin pour l’éclairage des masses.
Sa parfaite maîtrise de paramètres macro économiques et financiers nationaux et internationaux, son sens de la repartie, mais surtout, et de façon parfois imprévisible sa pugnacité à défendre son parti (qu’il n’hésite pas à critiquer au besoin) sont des atouts pour la justification de sa place dans ce cénacle.


IV
Hervé Emmanuel Nkom
(Dangereusement ouvert)
C’est probablement le seul Camerounais qui assume publiquement son appartenance à une loge de franc-maçon (initié à l’âge de 30 ans), et c’est tout à son honneur. Hervé Emmanuel Nkom, qui s’y frotte s’y pique.
On l’a découvert sur les plateaux des médias de la ville de Douala où il réside ; Banquier de formation, c’est un haut fonctionnaire international revenu au Cameroun participer à la construction nationale. Cadre du RDPC, le Parti au pouvoir, il est d’une susceptibilité maladive, et devient très vite agressif face à la contradiction. Mais son expertise dans le domaine des affaire des banques, de l’économie et surtout son expérience politique, sont ses atouts majeurs ; très disponible, il répond toujours présent au débat, quel que soit le sujet, et ne craint aucun adversaire. Il utilise les mots du vocabulaire sans reserve.
Hervé Emmanuel Nkom a grandi dans les quartiers de la cité sic et Nkongmondo ; Membre du comité central du RDPC, il est le symbol de la nouvelle classe politique de son parti. C’est une grosse gueule, un personnage à plusieurs casquettes, une intelligence à la réputation controversée.



V
Mathias Owona Nguini
(L’homme libre)
Fils de Ministre, il est le seul au Cameroun, voir en Afrique à « cracher dans le plat où il a mangé », comme se plaisent à dire ses détracteur. Extrêmement disponible, ces analyses sont pointues et libres de toute contrainte. Sa thèse de doctorat en science politique portait sur le pouvoir perpétuel.
Fils de Joseph Owona, ancien Ministre de la république pendant plus d’une décennie, Mathias Owona Nguini porte le gêne de son père : c’est un esprit libre. Il répond rarement à ses détracteurs.
A la veille de la présidentielle de 2011 au Cameroun, il fait sensation lors d’un débat face à face avec le redoutable Fame Ndongo à l’université de Yaoundé I au sujet de la motion de soutien des intellectuels à Paul Biya.
Politologue, expert dans la maitrise des domaines variés, Owona Nguini, ne se lasse pas, quand il est sollicité à apporter son éclairage sur des sujets d’actualité, sans réserve. C’est une tête bien faite, et vous devez avoir les armes si vous voulez oser l’affronter.
C’est un intellectuel de haut vol, esprit indépendant, qui embarrasse beaucoup son père, cacique du RDPC, qui en même temps ne lui en veut certainement pas, c’est son portrait tout craché. Très souvent critiqué (par Moangué Kobila par exemple) qui estime qu’il intervient souvent dans des domaines ne faisant pas parti de son domaine de compétence.

VI
Jean François Mebenga
(Le cacique)
C’est un journaliste de formation, retraité depuis quelques années, il met son expérience au service du parti.
Très disponible et passionné, Mebenga Jean François est une lame à double tranchant. C’est un expert des médias, mais son appartenance au parti et sa passion oblitère parfois son analyse.
diplômé de l'institut de presse de Tunis, d'où il est sorti avec un brevet professionnel de journalisme en 1969, prend le taureau par les cornes et initie le toilettage à 95% de la grille des programmes. Après avoir fait ses classes à l'agence camerounaise de presse du retour au pays à la même année.
L'ambition de devenir fonctionnaire l'amène à intégrer l'école supérieure internationale de journalisme de Yaoundé (Esijy). Cette formation va lui permettre de découvrir l'Europe notamment la France et le continent américain. Un an après sa sortie d'école en 1974, il est nommé rédacteur en chef à la radio.
Après une brève expérience d'un an en presse écrite en 1978 à Cameroon tribune, il est nommé chef station radio à Bertoua. Sa candeur professionnelle lui vaudra des foudres de l'administration pour avoir dénoncé un acte de mauvaise gouvernance du gouverneur de l'Est de l'époque Bruno Nkempé, lors du comice agropastoral tenu dans cette ville.
La sanction est lourde : il est non seulement déchargé de ses fonctions, mais aussi mis à la porte six mois plus tard. Après deux années passées au placard, l'ancien président de la fédération camerounaise de jeu de dames est réhabilité et promu chef de service de documentation et de diffusion au ministère de l'Information et de la culture.
En 1984, ce diplômé de l'Institut supérieur de management public (Ismp) est nommé délégué provincial de l'Information et de la culture de l'Extrême Nord où il a pour missions de mettre sur pied d'une nouvelle station provinciale, construire les services de la délégation et un service provincial de la presse.
Une fois encore, il s'attire la sanction de la hiérarchie en 1989 suite à un mouvement d'humeur observé par les employés de la station Crtv Maroua. L'ancien président provincial du cyclisme Centre, Sud et Est sera muté à Ngaoundéré.
Pendant les années de braise (1990-1992), il est ramené à Yaoundé comme chef de station Crtv centre. Editorialiste en langue nationale, il est récompensé en 1996 directeur des programmes TV et va y rester jusqu'en 2000, après 35 ans de bons et loyaux services.


VII
Dr Alain Fogue
(L’intellectuel Opposant)
Ses détracteurs lui collent l’image d’un universitaire obsédé par le pouvoir. Titulaire d’un doctorat, il est l’auteur de l’ouvrage enjeux géostratégiques et conflits politiques en Afrique noire.
Enseignant de stratégie militaire à l’EMIA (école militaire inter arme de Yaoundé), il est aussi président d’un parti politique, le Mouvement républicain populaire (Mrp), parti politique légalisé depuis juillet 2002. Toujours disponible, ses analyses restent pertinentes, même si très souvent influencées par sa posture politique.
Sa lettre au président de la république il y a quelques mois en mars 2011, lui a valu une convocation au SED, le secrétariat d’état à la défense, où il s’est rendu compte de la faiblesse du système de renseignement camerounais. En effet, il est apparu sidéré que l’on ne sache pas depuis qu’il est le président du Mouvement républicain populaire (Mrp), parti politique pourtant légalisé depuis juillet 2002 et dont le siège est connu des autorités de la République, et c’est le lieutenant colonel Abdoulaye Ngouyamssa, en service au secrétariat d’Etat à la Défense, en charge de la gendarmerie nationale (Sed).
Entre Fame Ndongo et Alain Fogue, le débat est perpétuel, les divergences constantes, et les échanges sans concession.


Njoya Moussa
(La Grue)
Le jeune Politologue Njoya Moussa, est l’un des politologues les plus sollicité par les médias dans les débats et pour des éclairages des faits d’actualité.
Sa dernière analyse connue date du 24 avril dernier sur camnews24.org ; où Njoya Moussa Le politologue analyse les enjeux et les rapports de force du débat sur le projet de code électoral, dans un article intitulé Avalanche de critiques sur le projet de code électoral.
Disponible et froid, il est de tous les fronts sociopolitiques.
Expert en science politique son principal domaine de compétence, il est parfois taxé d’opposant, ses analyses criticides ne faisant presque jamais de cadeau au régime en place.


Pr Claude ABE
(Le sécateur)
Il est enseignant à l’université catholique d’Afrique centrale, et sa présence remarquée et remarquable sur les plateaux des débats n’est pas un fait du hazard ! C’est un esprit libre et froid qui aime donner son avis sans craindre d’être critiqué. Systématiquement critique contre le régime de Yaoundé, il n’appartient pourtant à aucun parti politique ! C’est une sorte de BHL (Hernard Henri levy), à la différence que ce dernier affiche son penchant à la gauche française.
C’est un politologue au champ de compétence élargi, qui met sa disponibilité, son expertise au service du débat public ; quand il est là, ça ne s’ignore pas, et les deux lames de son sécateur intellectuel décapitent sans merci l’adversité.



Yves Parfait Songue
(Le déconstructeur)
C’est un politologue que nous avons découvert sur les médias émettant depuis Douala. Titulaire d’un Master en relations internationales, Le Dr Guy Parfait Songuè, est assistant au département de communication de l’université de Douala où il a eu quelque souci en 2010 au moment de changer de grade.

Sa disponibilité et sa passion pour les sujets de société sont ses atouts majeurs.



CONCLUSION
Les dénominateurs communs de ce cénacle des experts, c’est la disponibilité, la passion, la maitrise des sujets, le courage, et l’indépendance d’esprit (ou presque)

Voilà pourquoi ils sont plus présents que d’autres dans les médias.
Ces experts sont-ils les meilleurs ? La réponse tombe sous le sens, oui, ils sont parmi les meilleurs du pays ? Leur objectif : éclairé ? Oui. Prendre le contrôle de l’opinion, certainement. Imposer ses idées ? Absolument !

Oui, il existe d’autres experts, aussi bons que ceux-ci, qui ne sont pas toujours disponibles (excuse parfois facile), qui ne sont pas à l’aise devant les micros ou au débat (Mekoa She ). Ils se contentent très souvent de critiquer leurs confrères dans leurs prises de position.

Oui, les médias peuvent faire mieux, mais pour cela il faut des moyens de travail conséquent, de la volonté, et surtout du sens prospectif. Il faut par exemple parvenir à faire venir nos Ministres sur les plateaux de débat pour défendre les sujets relatifs à leur domaine de compétence, où celui de leur département ministériel.

Sismondi Barlev BIDJOCKA
Écrivain, Journaliste Éditorialiste
Porte-parole de la jeunesse Camerounaise
Tél : 77 85 89 19

vendredi 4 mai 2012

LIBARATION ANNONCEE DE MEBARA: AMBIANCE A NKONDENGUI

REPORTAGE CAMEROUN: INCIVISME AU VOLANT

AFFAIRE MEBARA: ECOUTONS L'ENONCE DU JUGEMENT

ATANGANA MEBARA ET OTELE ESSOMBA ACQUITTES

ATANGANA MEBARA ET OTELE ESSOMBA ACQUITTES

Le jugement a été rendu public hier par le Magistrat Gilbert Shlick au terme d'une audience qui a duré de 13H à 22H. L'ancien secrétaire général de la présidence de la république incarcéré depuis trois ans a été reconnu non-coupable pour les trois chefs d'inculpation, mais son avocat exprime des craintes quant à une nouvelle ordonnance de renvoi, et il faut souligner que Mebara endosse encore deux chefs d'accusaton.

Ecoutons l'avocat de Mebara, Me ASSIRA

jeudi 3 mai 2012

MEBARA ACQUITE POUR FAITS NON ETABLIS; L'AUDIENCE COMMENCÉE À 13H05 VIENT DE S'ACHEVER





Antangana MEBARA ET OTELE ESSOMBA ACQUITTES POUR FAITS NON ÉTABLIS; Par contre l'ancien ambassadeur du Cameroun aux USA Jérôme Mendouga a été reconnu coupable de détournement de plus de 120 millions FCFA
L'audience commencée à 13H05 vient de s'achever
(Mebara vêtu de blanc, Jérôme Mendouga à sa gauche, et Otele Essomba à sa droite)

mercredi 2 mai 2012

L'HEURE DE VERITE


Débat Sarkozy-Hollande ce soir à 20H

«Ce ne doit pas être un combat de boxe.» En une phrase, mardi, François Hollande a résumé la petite musique que le PS fait résonner depuis deux jours au sujet du débat télévisé de mercredi soir. Sérénité et sérieux face à la panique de l'UMP, voilà le mot d'ordre. «Nous sommes prêts à une confrontation sur les idées, à un échange de qualité, méticuleux. Lui fait tout pour organiser un pugilat, une baston», explique ainsi Bernard Cazeneuve, un des porte-parole du candidat socialiste.

Premier objectif de François Hollande lors de cette joute: confronter le président-sortant à ses cinq années à l'Elysée. «Puisque Nicolas Sarkozy fait tout pour esquiver son bilan depuis des mois, ce moment sera propice à l'examen de son quinquennat», poursuit Bernard Cazeneuve. Pour peaufiner son réquisitoire, Hollande n'a rien changé à ses habitudes. Il a demandé à ses principaux collaborateurs de lui écrire des notes sur de nombreux thèmes (l'emploi, l'énergie, l'éducation), «certaines plus précises qu'à l'accoutumée», selon un proche. Le socialiste a aménagé deux jours plus allégés dans son agenda pour les compulser (lundi et mercredi). Il profite également de ses heures perdues dans les transports lors des déplacements.

Un DVD de tous les débats à la maison

Car Hollande attend ce moment depuis des années. «Après 2008, je me souviens de le voir fulminer devant sa télé lorsque Sarkozy répondait à des questions, notamment lors des G20. Il bouillait, répondait, prenait des notes», se remémore un proche qui l'a accompagné lors de sa traversée du désert.

PAUL BIYA: LE DEBUT DE LA FIN


Les leçon d'un déballage
Du déballage de Marafa et autre , nous tirons au moins une leçon: On a toujours dit que Paul Biya n'était pas au courant de certains agissement de son entourage; aujourd'hui on sait que c'est faux, et qu'il est lui-même le maitre d'orchestre.

mardi 1 mai 2012

LETTRE OUVERTE DE MARAFA HAMIDOU YAYA PAUL BIYA



Monsieur le président de la République,
Le lundi 16 avril 2012, j’ai été convoqué par le juge d’instruction du Tribunal de grande instance du Mfoundi et écroué à la prison centrale de Kondengui, sans autre forme de procès.
Vous avez certainement dû apprendre que j’ai demandé la récusation de ce juge d’instruction qui était venu me voir de son propre chef et qui, avec instance, m’a sollicité pour que nous nous « arrangions » afin qu’il instruise le dossier dans un sens qui me serait favorable ! J’ai tout naturellement refusé sa proposition.

Je vous en avais rendu compte en son temps, pensant que le président du Conseil supérieur de la magistrature s’en serait ému.


Est-il besoin de vous le rappeler, monsieur le président de la République, que c’est moi qui vous ai sollicité, par correspondance en date du 7 mai 2008 à vous adressée, pour être entendu par les instances judiciaires compétentes, afin d’apporter mon témoignage et contribuer à la manifestation de la vérité dans cette scabreuse affaire que vous connaissez mieux que quiconque parce que régulièrement informé de ce processus d’acquisition de votre avion, que vous suiviez au jour le jour.

Vous savez bien que mon incarcération n’a rien à voir avec cette affaire pour laquelle je ne suis coupable d’aucun délit et surtout pas de celui que vous avez instruit que l’on m’impute. J’espère que les débats à venir permettront à nos compatriotes de savoir quel est le rôle joué par tous les intervenants, et cela à tous les niveaux. Vous savez également ce que je pense de certaines de ces arrestations spectaculaires. Wikileaks s’en est d’ailleurs fait largement l’écho.

Monsieur le président de la République,
Le 06 novembre 1982, j’ai couru derrière votre cortège du carrefour Warda jusqu’au rond-point de l’école de Bastos. J’étais alors un jeune haut cadre de la Snh ; et à ce moment-là, j’étais fier de mon pays. Par la suite j’ai été séduit par votre discours et je me suis engagé corps et âme derrière vous, convaincu de participer à l’édification d’une société de paix et de justice. J’ai essayé de toutes mes forces de travailler dans ce sens. Et vous le savez. Nos compatriotes également l’apprendront.

Vous m’avez donné l’opportunité de servir notre pays à un très haut niveau. Je l’ai fait avec enthousiasme, engagement et je l’espère modestement, avec une certaine compétence. Comme je vous l’ai dit dans le message de vœux de nouvel an que je vous ai adressé le 30 décembre dernier, je continuerai à servir à l’endroit où vous m’assignerez pour contribuer à faire de notre pays un pays de paix et de Justice. Et de là où je suis, je puis vous affirmer que mon enthousiasme et mon engagement pour ces nobles causes restent intacts.


J’ai été votre proche collaborateur pendant dix-sept (17) années sans discontinuer. D’abord comme conseiller spécial, ensuite comme secrétaire général de la présidence de la République et enfin comme ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation pendant près d’une décennie.
Je vous ai servi avec loyauté, sincérité et sans préjugé. Comme vous le savez bien, pendant toutes ces années, j’ai toujours refusé d’être un courtisan. (A titre d’exemple, j’ai constamment refusé de m’associer aux folklore des différentes éditions de « l’Appel du peuple »). J’ai toujours préféré garder une liberté qui me permettait de vous donner, en toute indépendance d’esprit, des avis vous permettant de gérer les affaires de l’Etat dans le plus grand intérêt de notre pays.
Ce n’était pas une position facile à assumer pour moi, dans un environnement et un contexte qui sont les nôtres, car je n’étais pas un de vos proches de longue date, ni originaire de votre aire culturelle. J’ai cependant eu l’impression que cette position, même si elle vous agaçait quelquefois, était malgré tout appréciée de vous, ce qui justifierait l’exceptionnelle durée et je dirais même l’intensité de notre collaboration.
Cette indépendance d’esprit m’avait permis de vous dire, après l’élection présidentielle de 2004, que ce septennat devrait être le dernier pour vous et que nous devrions tous nous mobiliser pour le succès des « grandes ambitions » afin que votre sortie de la scène politique se fasse avec fanfare, que vous jouissiez d’un repos bien mérité, à l’intérieur de notre pays.
Etait-ce un crime de lèse-majesté ? C’est possible ! Mais j’exprimais sincèrement ce que je pensais à l’époque être dans votre intérêt et dans celui de notre pays. Ma conviction à l’époque était qu’un mandat supplémentaire serait le mandat de trop. Comme nous allons le voir, le harcèlement et la vindicte à mon égard datent de ce temps-là ; aujourd’hui, je paye peut-être pour cette lucide franchise.
Cette liberté m’a également permis de vous exprimer une opinion sincère, comme l’illustrent les trois exemples suivants, concernant le gouvernement de la République :
a) Après la formation du gouvernement consécutif à l’élection présidentielle de 2004, vous m’avez accordé une audience au cours de laquelle vous m’avez demandé ce que les gens pensent du gouvernement.
Je vous ai répondu qu’ils pensent qu’avec un effectif d’environ soixante-cinq (65) ministres et assimilés, le gouvernement est pléthorique et manquerait d’efficacité.
Entre agacement et irritation, vous m’avez tenu ces propos : «…Monsieur le ministre d’Etat, vous êtes combien de ministres dans ce gouvernement ? Peut-être dix (10) ou quinze (15) tout au plus. Le reste, ce sont des fonctionnaires à qui j’ai donné le titre ».
Je vous ai répondu : « … C’est peut-être vrai, monsieur le président de la République. Mais le problème, c’est que ces fonctionnaires eux, se prennent pour des ministres ».
Le dialogue à ce sujet s’est arrêté là.
b) De même, à la veille d’un remaniement, vous m’avez fait l’honneur, au cours d’une audience, de m’interroger sur un compatriote. Je vous ai répondu que ce monsieur ne méritait pas de siéger au gouvernement de la République. Vous avez développé des arguments qui m’ont convaincu que votre décision était déjà prise. Je vous ai alors dit : « …Monsieur le président de la République, au cas où vous le nommeriez au gouvernement, ne lui confiez surtout pas un département ministériel ». Nous connaissons la suite.
c) Enfin, après la formation du gouvernement au sein duquel monsieur Issa Tchiroma est devenu ministre (afin de contrecarrer mes ambitions, aux dires de certains), vous m’avez accordé une audience au cours de laquelle vous m’avez demandé ce que les gens pensent du nouveau gouvernement. Je vous ai répondu san détour que monsieur Issa Tchiroma ne mérite pas de siéger au gouvernement de la République. Vous et moi et d’autres (y compris lui-même) savons à quoi je fais référence. Je vous ai dit en outre que je ne collaborerai jamais avec lui.
Jusqu’à présent, les gens pensent que notre « inimitié » est d’ordre politique car nous sommes adversaires dans la même circonscription. Cela n’a rien à voir et l’avenir le prouvera.
Monsieur le président de la République,
Lorsque la vindicte à mon égard a commencé, j’ai traité avec indifférence les ragots faisant état de ma déloyauté à votre égard et je me suis abstenu de vous en importuner. Mais lorsque votre entourage le plus proche est rentré dans la danse, j’ai cru devoir à chaque fois, m’en ouvrir à vous.
Ainsi, lorsqu’en novembre 2007, il a été demandé au préfet du département du Mfoundi de « prolonger la garde-à-vue administrative de quinze (15) jours renouvelables » concernant vingt (20) personnes dont dix-huit (18) sont des militaires de divers grades, j’ai instruit le gouverneur de la province du Centre et le préfet du département du Mfoundi de ne pas s’éxécuter et de se conformer strictement aux dispositions de la loi. Je vous en ai rendu compte par note en date du 21 novembre 2007. Ces personnes auraient été libérées quelques mois plus tard sur vos instructions.
Quelques jours après le refus de l’administration territoriale de cautionner cette mascarade, j’apprendrai qu’il vous a été rapporté que les personnes concernées seraient mes complices dans une tentative de déstabilisation des institutions de la République.
Devant cette accusation extrêmement grave et devant la réccurrence des rapports systématiquement négatifs qui vous parvenaient à mon sujet de la part de certaines officines et sur lesquels vous ne me disiez rien, j’ai dû prêter une oreille attentive à l’une des nombreuses offres d’emploi qui m’étaient faites régulièrement au niveau international. J’espérais que mon départ permettrait de préserver la qualité des relations que j’ai eu l’honneur d’entretenir avec vous. Je vous en ai fait part ainsi que de mon désir de quitter le gouvernement au cours d’une audience en date du 30 novembre 2007. Vous m’avez expliqué que vous aviez encore besoin de moi et qu’en ce qui vous concernait, vous me faisiez encore entièrement confiance.
Je me dois cependant de rappeler à votre attention, quelques faits suivants, entre autres :
a) Après les émeutes de février 2008, les rapports négatifs à mon encontre se sont intensifiés. Pour mes détracteurs, mon refus constant d’interdire ou de saisir les journaux et mon approche des problèmes consistant à éviter une réponse exagérément et inutilement violente ainsi qu’une répression systématique, prouvaient à suffisance mon manque de loyauté à votre égard.
A nouveau, je vous ai saisi par note en date du 5 mars 2008 pour vous rappeler que le département ministériel à la tête duquel j’étais, est trop délicat pour avoir à sa tête quelqu’un qui ne jouirait pas de votre confiance.
J’ai également saisi l’occasion de cette note pour porter à votre attention les relations incestueuses qui tendaient à se développer entre l’Etat et le parti Rdpc, au vu d’une correspondance me concernant adressée par le ministre de la Justice au secrétaire général de ce parti.
b) Dans un rapport cousu de fil blanc, en date du 24 juillet 2008, le député Mvondo Assam, vice-président de la Commission de défense et de sécurité à l’Assemblée nationale et par ailleurs votre neveu, faisant référence à « différentes notes antérieures », vous souligne « l’ambition d’un grand destin national » qui m’anime ainsi que ma « stratégie de conquête du pouvoir ».
Je vous ai saisi par note en date du 17 septembre 2008 afin de « solliciter respectueusement l’ouverture d’une enquête sur ces graves accusations ».
Au cours d’une audience ultérieure, j’ai évoqué la nécessité de diligenter cette enquête, vous m’avez dit que votre neveu ne sait pas ce qu’il fait ; vous m’avez chaleureusement renouvelé votre confiance et vous m’avez demandé de ne pas tenir compte de cet incident.
Je vous ai remercié tout en vous disant que si le député Mvondo Assam ne sait pas ce qu’il fait, il ne devrait pas occuper un poste aussi sensible à l’Assemblée nationale.
c) En février 2010, j’ai fait l’objet d’une interdiction de sortie du territoire national. Cette mesure illégale a été grossièrement rendue publique alors que je présidais à Bertoua la commission mixte de sécurité entre le Cameroun et la République centrafricaine, à la tête d’une délégation camerounaise de cinq (5) membres du gouvernement face à sept (7) membres du gouvernement centrafricain. J’ai stoïquement fait face à mes responsabilités.
A mon retour à Yaoundé, j’ai sollicité une audience au cours de laquelle je vous vous ai à nouveau présenté ma démission. A cette occasion, je vous ai renouvelé l’impérieuse nécessité de nommer à la tête du ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation une personne qui non seulement jouirait de votre confiance, mais aussi que l’on laisserait travailler en toute sérénité. A nouveau vous avez refusé ma démission et vous m’avez renouvelé votre confiance.
d) Avant la convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle du 9 octobre dernier, vous m’avez fait recevoir par le Directeur du cabinet civil. Une première ! Celui-ci m’a dit qu’il me recevait en votre nom et que vous vouliez savoir si j’allais me présenter contre vous à cette élection. J’ai été choqué car ce faisant, vous donniez du crédit à la rumeur qui vous avait été maintes fois rapportée selon laquelle j’aurais créé un parti politique clandestin.
J’ai dit au directeur du cabinet civil de vous dire que j’étais blessé aussi bien par le contenu du message que par la manière dont il a été délivré. Je lui ai dit par ailleurs de vous rassurer, par souci de responsabilité et pour éviter toute crise inopportune, que je ferai tout mon devoir pendant la période délicate avant, pendant et après les élections, afin que la paix soit préservée dans notre pays. Mais qu’après cette élection, compte tenu de l’effritement continu de la confiance depuis bientôt (07) ans et finalement de la perte manifeste de celle-ci, je n’entendais plus continuer ma collaboration avec vous au niveau du gouvernement.
J’ai fait part à mes proches de cette blessure ainsi que de la décision de ne pas figurer au gouvernement après l’élection présidentielle.
Après la clôture du dépôt de candidatures et ayant constaté que la mienne n’y figurait pas, le directeur du cabinet civil m’a à nouveau reçu pour me dire de ne pas surinterpréter votre message qui est allé au-delà de votre pensée et que vous me recevriez bientôt pour lever toute équivoque. Je lui ai répondu que je n’étais pas demandeur d’une audience et que ma décision de ne plus faire partie du gouvernement après l’élection présidentielle était non négociable. J’avais alors mesuré toute la portée de ces paroles de Fénelon à Louis XIV : «Vous êtes né, Sir, avec un cœur droit et équitable, mais ceux qui vous ont élevé ne vous ont donné pour science de gouverner, que la méfiance».
e) Après mon départ du gouvernement, une certaine presse en furie et aux ordres, s’est mise à préparer l’opinion (comme il est désormais de coutume) pour mon incarcération à venir, faisant fi au passage des intérêts de notre pays.
C’est ainsi que le monde entier apprendra que je suis à la tête d’une armée de 6.000 rebelles ! A ce jour, je n’ai pas été interrogé sur cette volonté affichée de déstabilisation qui aurait été éventrée. A ma connaissance, ceux qui ont publié cette grossièreté ne l’ont pas été non plus. On se serait limité à dire que la grossièreté se le dispute à la bêtise si ce n’est que c’est notre pays qui souffre de cette image pré-insurrectionnelle.
De même, cette obsession à me lier à la France alors que c’est du Cameroun qu’il s’agit ! Des notes de renseignements vous parviennent selon lesquelles l’ambassadeur de France à Yaoundé viendrait souvent à mon domicile en cachette, dans une voiture banalisée, afin que nous élaborions des plans de déstabilisation de notre pays.
Aussi, des informations sont distillées dans le public sur mes prétendues relations avec un grand industriel français qui viendrait souvent clandestinement à Garoua me rencontrer pour le même objet. Notre pays serait-il devenu une passoire pour que l’on y pénètre sans visa ou y faire atterrir des aéronefs sans une autorisation préalable de survol du territoire ?
Monsieur le président de la République,
Vous me connaissez très bien. Je ne cache ni mes opinions ni mes agissements.
Vous comprenez donc qu’ayant recouvré ma liberté de parole car n’étant plus tenu par une quelconque obligation de solidarité ou de réserve, je puisse exposer, échanger et partager avec tous nos compatriotes mes idées et mes réflexions que je vous réservais en toute exclusivité ou que je ne développais qu’au cours des réunions à huis clos. Ces idées et ces réflexions portent particulièrement sur la paix et la justice.
Et avant de terminer, permettez-moi de vous assurer, que du fond de mon cachot, je n’ai ni haine, ni regrets, et que je ne nourris ni mélancolie, ni amertume. Surtout, je n’ai aucune pulsion suicidaire. S’il m’arrivait quelque chose par inadvertance, ce ne serait ni de mon fait, ni du fait des repas que je me fais livrer par ma famille. Bien que n’ayant pas particulièrement peur de la mort, j’aimerais que si cette fâcheuse éventualité survenait, les responsabilités soient bien établies.
Marafa Hamidou Yaya

PRESIDENCE A VIE: LA FRANCE MET PAUL BIYA EN GARDE

Ce matin Henri de Raincourt le Ministre de la coopération a prévenu Paul Biya contre toute tentative de pouvoir à vie; Ecoutons

FETE DU TRAVAIL: LES BONNES QUESTIONS DE GREGOIRE OWONA

RTS DEBAT SUR LA REVALORISATIONS DE NOS LANGUES NATIONALES

L'ENSEIGNEMENT A DISTANCE AU CAMEROUN

PAUL BIYA: DE LA DICTATURE A LA "DEMOCRATIE" EN EXCES, LA LIBERTE EN EXCES, L'INDISCIPLINE, LE LAISSER ALLER;


La Paresse , le sens de la jouissance du régime de Paul Biya, lui a permis de choisir l'option de gouvernance la plus simple: Laisser les Camerounais se défouler, dire ce qu'ils veulent, faire ce qu'ils veulent comme ils veulent et quand ils veulent.

L'implication logique qui découle de ce choix, c'est un Cameroun désordonné, où l'indiscipline et la laisser aller prennent le pas sur le respect des règles.
Le Cameroun a besoin d’une dictature progressive et constructive qui impose le respect des lois et règlements, car c’est bien cela la problème de ce pays.

La bataille effrayante qui s'est engagée depuis quelque temps sur l'après Biya se joue dans les tranchées ethniques, renforçant la crainte du chaos après Paul Biya.